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Appliquer dÈs à présent le contrôle de la quantité sur la base du droit privé
01.09.2010

Appliquer dÈs à présent le contrôle de la quantité sur la base du droit privé

La chute du prix du lait a pris des proportions dramatiques pour les producteurs de lait suisses. En rejetant la motion Aebi, qui demande un contrôle de la production laitière pour obtenir des...

La chute du prix du lait a pris des proportions dramatiques pour les producteurs de lait suisses. En rejetant la motion Aebi, qui demande un contrôle de la production laitière pour obtenir des quantités de lait conformes au marché, le Conseil fédéral confirme qu'il n'est pas prêt à corriger sa politique agricole erronée et axée exclusivement sur l'UE et le libre-échange agricole. Le gouvernement accepte la disparition des exploitations agricoles quand il ne l'encourage pas activement. L'UDC exige que la motion soit examinée au Parlement encore durant cette session d'automne, si nécessaire par la procédure d'urgence.

La motion déposée par le conseiller national Aebi et contresignée par 126 conseillers nationaux de tous les camps politiques vise les objectifs suivants:

  1. la quantité de lait produite doit être adaptée le mieux possible à la demande. Durant les trois ans écoulés, les producteurs de lait ont dû faire l'expérience que cela n'était pas possible sur la base du droit privé uniquement.
  2. si la production de lait dépasse la demande, il faut faire payer la mise en valeur du lait excédentaire par les producteurs qui produisent trop de lait.

Le Conseil fédéral rejette cette motion en prétendant que ce serait un retour au contingentement laitier. C'est faux, car la motion Aebi n'introduit pas un instrument qui limite absolument la quantité de lait produite. Le grand nombre de cosignataires de cette motion confirme bien plus que la libéralisation dans ce domaine ne fonctionne pas. L'UDC s'engage pour la sauvegarde et le renforcement d'une agriculture diverse et multifonctionnelle en Suisse. Elle exige donc une politique agricole plus indépendante. Cela ne signifie pas seulement que la Suisse doit immédiatement mettre fin à ses négociations sur un accord de libre-échange agricole avec l'UE, mais que les revendications de la motion Aebi en faveur d'un contrôle sur la base du droit privée de la quantité de lait produite soient satisfaites. Voilà la seule manière de stopper la disparition des exploitations paysannes.


Berne, 1er septembre 2010

 

01.09.2010

Appliquer dÈs à présent le contrôle de la quantité sur la base du droit privé

La chute du prix du lait a pris des proportions dramatiques pour les producteurs de lait suisses. En rejetant la motion Aebi, qui demande un contrôle de la production laitière pour obtenir des...

La chute du prix du lait a pris des proportions dramatiques pour les producteurs de lait suisses. En rejetant la motion Aebi, qui demande un contrôle de la production laitière pour obtenir des quantités de lait conformes au marché, le Conseil fédéral confirme qu'il n'est pas prêt à corriger sa politique agricole erronée et axée exclusivement sur l'UE et le libre-échange agricole. Le gouvernement accepte la disparition des exploitations agricoles quand il ne l'encourage pas activement. L'UDC exige que la motion soit examinée au Parlement encore durant cette session d'automne, si nécessaire par la procédure d'urgence.

La motion déposée par le conseiller national Aebi et contresignée par 126 conseillers nationaux de tous les camps politiques vise les objectifs suivants:

  1. la quantité de lait produite doit être adaptée le mieux possible à la demande. Durant les trois ans écoulés, les producteurs de lait ont dû faire l'expérience que cela n'était pas possible sur la base du droit privé uniquement.
  2. si la production de lait dépasse la demande, il faut faire payer la mise en valeur du lait excédentaire par les producteurs qui produisent trop de lait.

Le Conseil fédéral rejette cette motion en prétendant que ce serait un retour au contingentement laitier. C'est faux, car la motion Aebi n'introduit pas un instrument qui limite absolument la quantité de lait produite. Le grand nombre de cosignataires de cette motion confirme bien plus que la libéralisation dans ce domaine ne fonctionne pas. L'UDC s'engage pour la sauvegarde et le renforcement d'une agriculture diverse et multifonctionnelle en Suisse. Elle exige donc une politique agricole plus indépendante. Cela ne signifie pas seulement que la Suisse doit immédiatement mettre fin à ses négociations sur un accord de libre-échange agricole avec l'UE, mais que les revendications de la motion Aebi en faveur d'un contrôle sur la base du droit privée de la quantité de lait produite soient satisfaites. Voilà la seule manière de stopper la disparition des exploitations paysannes.


Berne, 1er septembre 2010