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Coopération internationale: le Conseil fédéral continue de verser de l'argent sans contrepartie
15.02.2012

Coopération internationale: le Conseil fédéral continue de verser de l'argent sans contrepartie

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le message et le crédit-cadre de 11,35 milliards de francs pour la coopération internationale, c'est-à-dire la coopération au développement, la coopération...

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le message et le crédit-cadre de 11,35 milliards de francs pour la coopération internationale, c'est-à-dire la coopération au développement, la coopération technique ainsi que l'aide financière et humanitaire durant les quatre années à venir. L'UDC exige que le versement des fonds d'aide au développement soit soumis à la condition que les pays bénéficiaires participent à la lutte contre l'immigration illégale en Suisse et appliquent effectivement les accords de réadmission. Il n'est plus tolérable que la Suisse soit dupe d'Etats qui acceptent volontiers notre argent, mais qui refusent de coopérer lorsque la Suisse veut renvoyer des requérants d'asile ou des immigrants clandestins originaires de ces pays. Les intérêts helvétiques doivent davantage être pris en compte, aussi dans le domaine de la coopération internationale.

L'UDC soutient les bons offices de la diplomatie, du CICR et du Corps d'aide humanitaire. Elle exige cependant que l'aide au développement soit liée à la conclusion et l'application d'accords de réadmission par les pays bénéficiaires afin que la Suisse puisse renvoyer les requérants d'asile refusés. La Tunisie et la coopération avec les pays de l'est, comme par exemple l'Albanie, le Kosovo ou la Serbie, sont des exemples choquants à ce propos. En janvier 2012, la Suisse a enregistré 319 demandes provenant de la seule Serbie alors que le Conseil fédéral avait déclaré en avril 2009 déjà la Serbie "pays sûr", c'est-à-dire pays où il n'existe pas de menace de persécution. Le Conseil national a approuvé une intervention parlementaire de l'UDC demandant que le versement de fonds humanitaires soit soumis à la condition d'une coopération plus efficace dans le domaine de l'asile. La balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats qui examinera cette motion durant cette session de printemps.

L'UDC identifie également un grand potentiel d'économie en ce qui concerne le versement de fonds aux bureaucraties multinationales sujettes à la corruption et dont les activités manquent de transparence. Cela fait des années que l'UDC demande que la Suisse concentre son aide au développement au niveau bilatéral plutôt que dans des opérations multilatérales. Voilà la seule manière de vérifier l'utilisation des fonds alloués et de prévenir la corruption.

Il est proprement incompréhensible pourquoi le Conseil fédéral refuse de lier l'aide internationale à la défense d'intérêts concrets de la Suisse. Seuls les pays acceptant de coopérer doivent pouvoir bénéficier de notre aide.

 

15.02.2012

Coopération internationale: le Conseil fédéral continue de verser de l'argent sans contrepartie

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le message et le crédit-cadre de 11,35 milliards de francs pour la coopération internationale, c'est-à-dire la coopération au développement, la coopération...

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le message et le crédit-cadre de 11,35 milliards de francs pour la coopération internationale, c'est-à-dire la coopération au développement, la coopération technique ainsi que l'aide financière et humanitaire durant les quatre années à venir. L'UDC exige que le versement des fonds d'aide au développement soit soumis à la condition que les pays bénéficiaires participent à la lutte contre l'immigration illégale en Suisse et appliquent effectivement les accords de réadmission. Il n'est plus tolérable que la Suisse soit dupe d'Etats qui acceptent volontiers notre argent, mais qui refusent de coopérer lorsque la Suisse veut renvoyer des requérants d'asile ou des immigrants clandestins originaires de ces pays. Les intérêts helvétiques doivent davantage être pris en compte, aussi dans le domaine de la coopération internationale.

L'UDC soutient les bons offices de la diplomatie, du CICR et du Corps d'aide humanitaire. Elle exige cependant que l'aide au développement soit liée à la conclusion et l'application d'accords de réadmission par les pays bénéficiaires afin que la Suisse puisse renvoyer les requérants d'asile refusés. La Tunisie et la coopération avec les pays de l'est, comme par exemple l'Albanie, le Kosovo ou la Serbie, sont des exemples choquants à ce propos. En janvier 2012, la Suisse a enregistré 319 demandes provenant de la seule Serbie alors que le Conseil fédéral avait déclaré en avril 2009 déjà la Serbie "pays sûr", c'est-à-dire pays où il n'existe pas de menace de persécution. Le Conseil national a approuvé une intervention parlementaire de l'UDC demandant que le versement de fonds humanitaires soit soumis à la condition d'une coopération plus efficace dans le domaine de l'asile. La balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats qui examinera cette motion durant cette session de printemps.

L'UDC identifie également un grand potentiel d'économie en ce qui concerne le versement de fonds aux bureaucraties multinationales sujettes à la corruption et dont les activités manquent de transparence. Cela fait des années que l'UDC demande que la Suisse concentre son aide au développement au niveau bilatéral plutôt que dans des opérations multilatérales. Voilà la seule manière de vérifier l'utilisation des fonds alloués et de prévenir la corruption.

Il est proprement incompréhensible pourquoi le Conseil fédéral refuse de lier l'aide internationale à la défense d'intérêts concrets de la Suisse. Seuls les pays acceptant de coopérer doivent pouvoir bénéficier de notre aide.