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De le souplesse et non pas un diktat de l'UE
05.08.2005

De le souplesse et non pas un diktat de l'UE

Ce n'est pas la première fois que des organisations professionnelles se laissent embrigader par la politique au lieu de défendre les intérêts de leurs membres. C'est notamment le cas quand elle...

(UDC) Ce n'est pas la première fois que des organisations professionnelles se laissent embrigader par la politique au lieu de défendre les intérêts de leurs membres. C'est notamment le cas quand elle soutiennent l'exten-sion de la libre circulation des personnes à l'est. Ce projet a avant tout pour effet d'imposer des charges supplémentaires à l'agriculture et de renchérir la production. Voilà pourquoi le comité suisse "Agriculteurs contre l'extension de la libre circulation des personnes à l'est" recom-mande de voter non. Les paysans n'ont pas besoin d'un nouvel accord avec de nouvelles contraintes administratives, mais ce qu'il leur faut, c'est plus de souplesse dans la législation sur le recrutement de main d'œuvre étrangère et dans la politique agricole en général.


Le revenu des agriculteurs ne cessent de baisser. Les exploitations agricoles doi-vent donc réduire leurs coûts de production. Ces mauvaises conditions financières contraignent les paysans à faire de plus en plus de travail eux-mêmes, si bien que le nombre de travailleurs étrangers dans la production primaire est en baisse. Au-jourd'hui, seuls 10% des exploitations en emploient. C'est dire que cet accord qui est censé faciliter le recrutement de personnel bon marché est d'une utilité très limitée. De plus, l'extension de la libre circulation des personnes est la plus mau-vaise des solutions pour engager du personnel étranger. Il serait beaucoup plus utile d'assouplir le système actuel des contingents. Ce procédé répond aux besoins de l'agriculture sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir les portes à l'immigra-tion dans notre système social.

Le nouvel accord apporte de gros inconvénients, car il impose aux agriculteurs via les mesures d'accompagnement des charges financières et bureaucratiques sup-plémentaires. Les salaires minimaux augmenteront et les horaires de travail dimi-nueront, ce qui se répercutera sur les coûts de production. Les produits agrico-les renchériront et se vendront donc moins bien. De plus, le pouvoir d'achat bais-sera parce que l'extension de la libre circulation entraînera une augmentation du chômage et une forte pression sur les salaires, notamment dans les branches à hauts revenus. Conclusion: l'extension de la libre circulation compromet encore la position des agriculteurs suisses sur le marché international.

Le comité de votation recommande donc de voter NON à l'extension de la libre circulation des personnes. Par ailleurs, il invite le Conseil fédéral à adapter sa poli-tique agricole aux conditions suisses, donc à ouvrir des contingents de travailleurs étrangers en cas de besoin et à assouplir les prescriptions bureaucratiques. Nous voulons produire et non pas passer notre temps à remplir des formulaires!

Berne, 5 août 2005

05.08.2005

De le souplesse et non pas un diktat de l'UE

Ce n'est pas la première fois que des organisations professionnelles se laissent embrigader par la politique au lieu de défendre les intérêts de leurs membres. C'est notamment le cas quand elle...

(UDC) Ce n'est pas la première fois que des organisations professionnelles se laissent embrigader par la politique au lieu de défendre les intérêts de leurs membres. C'est notamment le cas quand elle soutiennent l'exten-sion de la libre circulation des personnes à l'est. Ce projet a avant tout pour effet d'imposer des charges supplémentaires à l'agriculture et de renchérir la production. Voilà pourquoi le comité suisse "Agriculteurs contre l'extension de la libre circulation des personnes à l'est" recom-mande de voter non. Les paysans n'ont pas besoin d'un nouvel accord avec de nouvelles contraintes administratives, mais ce qu'il leur faut, c'est plus de souplesse dans la législation sur le recrutement de main d'œuvre étrangère et dans la politique agricole en général.


Le revenu des agriculteurs ne cessent de baisser. Les exploitations agricoles doi-vent donc réduire leurs coûts de production. Ces mauvaises conditions financières contraignent les paysans à faire de plus en plus de travail eux-mêmes, si bien que le nombre de travailleurs étrangers dans la production primaire est en baisse. Au-jourd'hui, seuls 10% des exploitations en emploient. C'est dire que cet accord qui est censé faciliter le recrutement de personnel bon marché est d'une utilité très limitée. De plus, l'extension de la libre circulation des personnes est la plus mau-vaise des solutions pour engager du personnel étranger. Il serait beaucoup plus utile d'assouplir le système actuel des contingents. Ce procédé répond aux besoins de l'agriculture sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir les portes à l'immigra-tion dans notre système social.

Le nouvel accord apporte de gros inconvénients, car il impose aux agriculteurs via les mesures d'accompagnement des charges financières et bureaucratiques sup-plémentaires. Les salaires minimaux augmenteront et les horaires de travail dimi-nueront, ce qui se répercutera sur les coûts de production. Les produits agrico-les renchériront et se vendront donc moins bien. De plus, le pouvoir d'achat bais-sera parce que l'extension de la libre circulation entraînera une augmentation du chômage et une forte pression sur les salaires, notamment dans les branches à hauts revenus. Conclusion: l'extension de la libre circulation compromet encore la position des agriculteurs suisses sur le marché international.

Le comité de votation recommande donc de voter NON à l'extension de la libre circulation des personnes. Par ailleurs, il invite le Conseil fédéral à adapter sa poli-tique agricole aux conditions suisses, donc à ouvrir des contingents de travailleurs étrangers en cas de besoin et à assouplir les prescriptions bureaucratiques. Nous voulons produire et non pas passer notre temps à remplir des formulaires!

Berne, 5 août 2005