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Décision scandaleuse d'un Conseil fédéral de centre-gauche contre le trafic routier
20.01.2011

Décision scandaleuse d'un Conseil fédéral de centre-gauche contre le trafic routier

Le Conseil fédéral a décidé d'augmenter massivement aussi bien le prix de la vignette autoroutière que la surtaxe sur les huiles minérales. Il s'agit une fois de plus d'une attaque frontale contre...

Le Conseil fédéral a décidé d'augmenter massivement aussi bien le prix de la vignette autoroutière que la surtaxe sur les huiles minérales. Il s'agit une fois de plus d'une attaque frontale contre le trafic routier. Aujourd'hui déjà les usagers motorisés de la route financent non seulement leurs propres besoins mais aussi une bonne part du trafic ferroviaire. Ce constant détournement de fonds de l'argent de la route répond à un système: depuis des décennies les automobilistes et les transporteurs routiers sont considérés comme des vaches à lait pour financer tout et n'importe quoi. Et parallèlement, ils subissent des règlementations et interdictions de plus en plus sévères. L'UDC s'oppose catégoriquement à cette hostilité du Conseil fédéral à l'égard des usagers de la route et demande au gouvernement de reconsidérer immédiatement ses positions.


C'est un fait incontestable: le financement des infrastructures routières et ferroviaires exigera beaucoup d'argent durant les décennies à venir. Ce qui compte, c'est la manière d'organiser ce financement. L'UDC réclame depuis des années que chaque mode de transport assume ses propres coûts. La redistribution des fonds, comme cela se pratique aujourd'hui, est une fausse méthode. Et une fois de plus l'automobiliste devra effacer l'ardoise par une hausse des redevances et taxes. Ce non-sens économique doit être stoppé - la constante imposition de la route pour financer d'autres modes de transport et alimenter la caisse fédérale n'est plus tolérable.

Les contributions du trafic routier au fonds Fin-TP, qui devrait arriver à échéance en 2023, ne doivent pas persister, tout comme le fonds lui-même. Il n'est pas acceptable non plus que ces contributions reviennent à l'avenir sans limitation dans le temps à un fonds d'infrastructure ferroviaire. Le financement des nouvelles infrastructures du rail doit être placé sur une base nouvelle sans participation des automobilistes. De plus, les nouveaux projets ferroviaires doivent être soumis à une rigoureuse analyse coût/utilité.

Les moyens financiers réunis par les usagers de la route doivent être entièrement mis à disposition de la route. L'actuelle redistribution des impôts routiers et automobiles est un affront pour les automobilistes. A peine 32% de ces redevances et taxes reviennent au trafic routier alors que plus de 60% profitent à la Confédération (40 % pour la caisse fédérale et 21% pour le trafic ferroviaire! Cette disparité doit être rapidement corrigée et la route doit enfin bénéficier de tous les apports de ses usagers. En agissant de la sorte, il ne sera pas nécessaire d'augmenter les taxes et redevances.

Berne, 20 janvier 2011

20.01.2011

Décision scandaleuse d'un Conseil fédéral de centre-gauche contre le trafic routier

Le Conseil fédéral a décidé d'augmenter massivement aussi bien le prix de la vignette autoroutière que la surtaxe sur les huiles minérales. Il s'agit une fois de plus d'une attaque frontale contre...

Le Conseil fédéral a décidé d'augmenter massivement aussi bien le prix de la vignette autoroutière que la surtaxe sur les huiles minérales. Il s'agit une fois de plus d'une attaque frontale contre le trafic routier. Aujourd'hui déjà les usagers motorisés de la route financent non seulement leurs propres besoins mais aussi une bonne part du trafic ferroviaire. Ce constant détournement de fonds de l'argent de la route répond à un système: depuis des décennies les automobilistes et les transporteurs routiers sont considérés comme des vaches à lait pour financer tout et n'importe quoi. Et parallèlement, ils subissent des règlementations et interdictions de plus en plus sévères. L'UDC s'oppose catégoriquement à cette hostilité du Conseil fédéral à l'égard des usagers de la route et demande au gouvernement de reconsidérer immédiatement ses positions.


C'est un fait incontestable: le financement des infrastructures routières et ferroviaires exigera beaucoup d'argent durant les décennies à venir. Ce qui compte, c'est la manière d'organiser ce financement. L'UDC réclame depuis des années que chaque mode de transport assume ses propres coûts. La redistribution des fonds, comme cela se pratique aujourd'hui, est une fausse méthode. Et une fois de plus l'automobiliste devra effacer l'ardoise par une hausse des redevances et taxes. Ce non-sens économique doit être stoppé - la constante imposition de la route pour financer d'autres modes de transport et alimenter la caisse fédérale n'est plus tolérable.

Les contributions du trafic routier au fonds Fin-TP, qui devrait arriver à échéance en 2023, ne doivent pas persister, tout comme le fonds lui-même. Il n'est pas acceptable non plus que ces contributions reviennent à l'avenir sans limitation dans le temps à un fonds d'infrastructure ferroviaire. Le financement des nouvelles infrastructures du rail doit être placé sur une base nouvelle sans participation des automobilistes. De plus, les nouveaux projets ferroviaires doivent être soumis à une rigoureuse analyse coût/utilité.

Les moyens financiers réunis par les usagers de la route doivent être entièrement mis à disposition de la route. L'actuelle redistribution des impôts routiers et automobiles est un affront pour les automobilistes. A peine 32% de ces redevances et taxes reviennent au trafic routier alors que plus de 60% profitent à la Confédération (40 % pour la caisse fédérale et 21% pour le trafic ferroviaire! Cette disparité doit être rapidement corrigée et la route doit enfin bénéficier de tous les apports de ses usagers. En agissant de la sorte, il ne sera pas nécessaire d'augmenter les taxes et redevances.

Berne, 20 janvier 2011