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Des prélÈvements encore plus lourds sur les salaires pour financer les faux invalides?
22.06.2005

Des prélÈvements encore plus lourds sur les salaires pour financer les faux invalides?

Avec son projet d'assainissement de l'assurance-invalidité (AI) le Conseil fédéral joue avec le feu. Au lieu de combattre les abus massifs dans une AI au bord du gouffre, le gouvernement demande de...

(UDC) Avec son projet d'assainissement de l'assurance-invalidité (AI) le Conseil fédéral joue avec le feu. Au lieu de combattre les abus massifs dans une AI au bord du gouffre, le gouvernement demande de l'argent pour poursuivre le statu quo. Conséquence: le peuple passera à la caisse à cause de l'incapacité du Conseil fédéral et des autres partis de réduire durablement le nombre de rentiers. Les prélèvements sur les salaires augmenteront et la TVA s'alourdira de 0,8%.

Il y a un an, le peuple suisse a rejeté clairement une augmentation de la TVA pour financer l'AI. A juste titre, car il s'agissait alors d'injecter plus d'argent dans l'AI sans pour autant combattre les abus dont fait l'objet cette assurance. Le Conseil fédéral, lui, ne tient aucun compte de la sagesse populaire et répète les erreurs d'autrefois. Il propose une révision de l'AI qui tire encore plus d'argent des poches des contribuables pour financer les faux invalides.

Les propositions du Conseil fédéral - identification précoce, suppression du supplément de carrière et des rentes complémentaires ainsi que diverses autres petites corrections - devraient, à en croire le Conseil fédéral, décharger l'AI de quelque 596 millions de francs par an. C'est totalement insuffisant puisque l'AI affiche chaque année un déficit de plus de 1,5 milliard de francs. La dette de l'AI dépassera dans peu de temps 10 milliards de francs. Au lieu de lancer un réforme qui prend le mal à la racine, donc qui stoppe l'augmentation du nombre de rentiers, le Conseil fédéral suggère une pseudo-solution, appelée détection précoce des personnes en incapacité de travail, qui serait censée assainir l'AI. Un pur exercice alibi.

Le principal problème de l'AI, ce sont les abus. Or, le projet du Conseil fédéral est précisément inefficace à ce niveau. De plus, le gouvernement envisage d'augmenter la TVA de 0,8% et les prélèvements sur les salaires de 0,1% à charge des salariés et des employeurs. Un choix irresponsable face au développement économique de notre pays et qui, de surcroît, n'apporte pas les résultats souhaités. Le Conseil fédéral en est d'ailleurs conscient puisqu'il promet les meilleurs rendement pour 2021 seulement. Le gouvernement tente ainsi de reporter la responsabilité sur la génération à venir parce qu'il sait bien ses mesures sont peu efficaces.

L'UDC rejette cette réforme de l'AI qui est totalement insuffisante. Elle demande une intervention au niveau des dépenses de l'AI. Il est également hors de question pour l'UDC de recourir à l'or de la BNS. Seule une réduction massive du nombre de rentiers permettra de rééquilibrer le compte de l'AI.

Berne, 22 juin 2005

22.06.2005

Des prélÈvements encore plus lourds sur les salaires pour financer les faux invalides?

Avec son projet d'assainissement de l'assurance-invalidité (AI) le Conseil fédéral joue avec le feu. Au lieu de combattre les abus massifs dans une AI au bord du gouffre, le gouvernement demande de...

(UDC) Avec son projet d'assainissement de l'assurance-invalidité (AI) le Conseil fédéral joue avec le feu. Au lieu de combattre les abus massifs dans une AI au bord du gouffre, le gouvernement demande de l'argent pour poursuivre le statu quo. Conséquence: le peuple passera à la caisse à cause de l'incapacité du Conseil fédéral et des autres partis de réduire durablement le nombre de rentiers. Les prélèvements sur les salaires augmenteront et la TVA s'alourdira de 0,8%.

Il y a un an, le peuple suisse a rejeté clairement une augmentation de la TVA pour financer l'AI. A juste titre, car il s'agissait alors d'injecter plus d'argent dans l'AI sans pour autant combattre les abus dont fait l'objet cette assurance. Le Conseil fédéral, lui, ne tient aucun compte de la sagesse populaire et répète les erreurs d'autrefois. Il propose une révision de l'AI qui tire encore plus d'argent des poches des contribuables pour financer les faux invalides.

Les propositions du Conseil fédéral - identification précoce, suppression du supplément de carrière et des rentes complémentaires ainsi que diverses autres petites corrections - devraient, à en croire le Conseil fédéral, décharger l'AI de quelque 596 millions de francs par an. C'est totalement insuffisant puisque l'AI affiche chaque année un déficit de plus de 1,5 milliard de francs. La dette de l'AI dépassera dans peu de temps 10 milliards de francs. Au lieu de lancer un réforme qui prend le mal à la racine, donc qui stoppe l'augmentation du nombre de rentiers, le Conseil fédéral suggère une pseudo-solution, appelée détection précoce des personnes en incapacité de travail, qui serait censée assainir l'AI. Un pur exercice alibi.

Le principal problème de l'AI, ce sont les abus. Or, le projet du Conseil fédéral est précisément inefficace à ce niveau. De plus, le gouvernement envisage d'augmenter la TVA de 0,8% et les prélèvements sur les salaires de 0,1% à charge des salariés et des employeurs. Un choix irresponsable face au développement économique de notre pays et qui, de surcroît, n'apporte pas les résultats souhaités. Le Conseil fédéral en est d'ailleurs conscient puisqu'il promet les meilleurs rendement pour 2021 seulement. Le gouvernement tente ainsi de reporter la responsabilité sur la génération à venir parce qu'il sait bien ses mesures sont peu efficaces.

L'UDC rejette cette réforme de l'AI qui est totalement insuffisante. Elle demande une intervention au niveau des dépenses de l'AI. Il est également hors de question pour l'UDC de recourir à l'or de la BNS. Seule une réduction massive du nombre de rentiers permettra de rééquilibrer le compte de l'AI.

Berne, 22 juin 2005