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Deux fois NON aux naturalisations en masse
13.08.2004

Deux fois NON aux naturalisations en masse

L'UDC a lancé vendredi sa campagne de votation contre les deux projets de naturalisation qui seront soumis au souverain le 26 septembre prochain. L'acceptation de ces deux projets aurait des...

(UDC) L'UDC a lancé vendredi sa campagne de votation contre les deux projets de naturalisation qui seront soumis au souverain le 26 septembre prochain. L'acceptation de ces deux projets aurait des conséquences graves pour la Suisse. On assisterait à des naturalisations en masse et le droit de cité suisse serait bradé. Ce n'est certainement pas ce que veulent les Suissesses et les Suisses.


Entre 1990 et 2002, environ 250'000 étrangers ont été naturalisés en Suisse. Le nombre de naturalisations par an a sextuplé durant cette période. Cette véritable explosion des naturalisation a provoqué un large malaise dans la population suisse. Un tiers environ des naturalisations reposent aujourd'hui déjà sur une procédure dite facilitée qui exclut le souverain de la décision et qui ne vérifie pas l'intégration du candidat à la nationalité suisse. On ne saurait admettre non plus des naturalisations automatiques qui ne répondent ni à la conception suisse ni à la conception européenne du droit de cité. On peut tout de même attendre des étrangères et des étrangers intéressés à la nationalité suisse qu'ils fassent un effort minimal.

Les deux projets de naturalisation se basent sur une définition fallacieuse de la deuxième et de la troisième génération d'étrangers. L'intention de tromper les citoyennes et les citoyens est évidente. Ainsi, la "deuxième génération d'étrangers" comporte tout à coup des jeunes étrangers qui ont juste effectué cinq années de scolarité obligatoire en Suisse. Selon ce projet, ces jeunes sont d'emblée présumés intégrés. La définition de la "troisième génération d'étrangers", qui aurait même droit à une naturalisation automatique (qu'elle le veuille ou non), va encore plus loin puisqu'elle comprend les enfants dont un des parents a suivi pendant cinq ans l'école obligatoire en Suisse.

On a de la peine à croire que le Conseil fédéral et le parlement aient osé soumettre au peuple des projets qui visent ostensiblement à tromper les citoyens. L'intention véritable est donc évidente: permettre des naturalisations en masse et largement automatiques en court-circuitant le souverain communal. Et cela afin d'enjoliver les statistiques des étrangers et de dissimuler les conséquences d'une politique des étrangers erronée. L'UDC oppose un double non à ces intentions.

Par une campagne intense, qui reposera notamment sur un affichage dans les trois régions linguistiques du pays, l'UDC fera tout ce qui est son pouvoir pour convaincre le peuple de déposer un double non dans l'urne le 26 septembre prochain. L'UDC sera aussi le premier parti suisse à recourir à une publicité animée sur e-boards (grandes affiches lumineuses) dans les grandes gares suisses.

Berne, le 13 août 2004

13.08.2004

Deux fois NON aux naturalisations en masse

L'UDC a lancé vendredi sa campagne de votation contre les deux projets de naturalisation qui seront soumis au souverain le 26 septembre prochain. L'acceptation de ces deux projets aurait des...

(UDC) L'UDC a lancé vendredi sa campagne de votation contre les deux projets de naturalisation qui seront soumis au souverain le 26 septembre prochain. L'acceptation de ces deux projets aurait des conséquences graves pour la Suisse. On assisterait à des naturalisations en masse et le droit de cité suisse serait bradé. Ce n'est certainement pas ce que veulent les Suissesses et les Suisses.


Entre 1990 et 2002, environ 250'000 étrangers ont été naturalisés en Suisse. Le nombre de naturalisations par an a sextuplé durant cette période. Cette véritable explosion des naturalisation a provoqué un large malaise dans la population suisse. Un tiers environ des naturalisations reposent aujourd'hui déjà sur une procédure dite facilitée qui exclut le souverain de la décision et qui ne vérifie pas l'intégration du candidat à la nationalité suisse. On ne saurait admettre non plus des naturalisations automatiques qui ne répondent ni à la conception suisse ni à la conception européenne du droit de cité. On peut tout de même attendre des étrangères et des étrangers intéressés à la nationalité suisse qu'ils fassent un effort minimal.

Les deux projets de naturalisation se basent sur une définition fallacieuse de la deuxième et de la troisième génération d'étrangers. L'intention de tromper les citoyennes et les citoyens est évidente. Ainsi, la "deuxième génération d'étrangers" comporte tout à coup des jeunes étrangers qui ont juste effectué cinq années de scolarité obligatoire en Suisse. Selon ce projet, ces jeunes sont d'emblée présumés intégrés. La définition de la "troisième génération d'étrangers", qui aurait même droit à une naturalisation automatique (qu'elle le veuille ou non), va encore plus loin puisqu'elle comprend les enfants dont un des parents a suivi pendant cinq ans l'école obligatoire en Suisse.

On a de la peine à croire que le Conseil fédéral et le parlement aient osé soumettre au peuple des projets qui visent ostensiblement à tromper les citoyens. L'intention véritable est donc évidente: permettre des naturalisations en masse et largement automatiques en court-circuitant le souverain communal. Et cela afin d'enjoliver les statistiques des étrangers et de dissimuler les conséquences d'une politique des étrangers erronée. L'UDC oppose un double non à ces intentions.

Par une campagne intense, qui reposera notamment sur un affichage dans les trois régions linguistiques du pays, l'UDC fera tout ce qui est son pouvoir pour convaincre le peuple de déposer un double non dans l'urne le 26 septembre prochain. L'UDC sera aussi le premier parti suisse à recourir à une publicité animée sur e-boards (grandes affiches lumineuses) dans les grandes gares suisses.

Berne, le 13 août 2004