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Enfants de l'état? Pas question!
11.08.2004

Enfants de l'état? Pas question!

L'UDC a lancé ce mercredi matin par une conférence de presse sa campagne contre le projet d'assurance-maternité. Cette dernière constitue une nouvelle extension de l'Etat social et ses auteurs...

(UDC) L'UDC a lancé ce mercredi matin par une conférence de presse sa campagne contre le projet d'assurance-maternité. Cette dernière constitue une nouvelle extension de l'Etat social et ses auteurs trompent purement et simplement le peuple. Avec sa campagne placée sous le titre "Enfants de l'Etat?", l'UDC s'efforcera de convaincre le peuple suisse d'ici au 26 septembre de dire "non" à cette assurance maternité.


Depuis 1984, le peuple suisse a déjà rejeté à trois reprises une assurance maternité ou un projet semblable. Cette nouvelle initiative parlementaire issue des milieux de gauche, qui demande des allocations pour perte de gain durant 14 semaines pour les mères exerçant une activité lucrative, relève d'une obstination totalement déplacée. Des représentantes et représentants de l'UDC et du PRD ont donc décidé en octobre 2003 de lancer un référendum contre ce projet.

Le but des assurances imposées par l'Etat (l'AVS et l'AI, par exemple) est d'assurer la popu-lation contre des coups du sort comme l'invalidité ou le décès. Or, la naissance d'un enfant n'est pas un coup du sort. Cette assurance-maternité transforme un événement considéré comme heureux en un sinistre contre lequel les femmes exerçant une activité lucrative doivent être assurées par la volonté de l'Etat. L'Etat n'a pas pour tâche de financer les naissances d'enfants. L'UDC ne veut pas des "Enfants de l'Etat"!

Cela fait longtemps que l'Etat social a dépassé les limites des possibilités économiques de ce pays. Cette assurance-maternité entraînerait une nouvelle hausse des charges salariales annexes, des impôts et des prélèvements obligatoires. On peut même s'attendre d'ici à quelques années à une hausse de la TVA pour financer cette nouvelle institution. Ce développement étouffe la croissance économique et nuit aux entreprises. Si ce nouveau projet d'assurance-maternité repose sur le régime des allocations pour perte de gain (APG), c'est uniquement parce que la caisse des APG dispose encore de certaines réserves. Mais lorsque le fonds APG aura été pillé - ce sera le cas dans trois à cinq ans au plus tard - la tromperie sur laquelle repose ce projet d'assurance-maternité se révélera au grand jour.

Le mandat constitutionnel de 1945 pour la protection de la famille, qui prévoit la création d'une assurance-maternité, est depuis longtemps rempli. Au moins depuis l'introduction de l'assurance-maladie obligatoire, la prise en charge des coûts liés à la maternité est garantie. De plus, ce domaine est parfaitement réglé par la loi sur le travail et le Code des obligations.

Rappelons aussi que plus le congé-maternité ordonné par l'Etat est long, plus les chances des jeunes femmes sur le marché de l'emploi sont petites. Quant aux nombreuses femmes qui sont mères au foyer, elles n'ont de toute manière rien à attendre de cette assurance-maladie qui les ignore complètement. Pour l'UDC, ce nouveau projet d'assurance-maternité est donc inutile et injuste.

Berne, le 11 août 2004

11.08.2004

Enfants de l'état? Pas question!

L'UDC a lancé ce mercredi matin par une conférence de presse sa campagne contre le projet d'assurance-maternité. Cette dernière constitue une nouvelle extension de l'Etat social et ses auteurs...

(UDC) L'UDC a lancé ce mercredi matin par une conférence de presse sa campagne contre le projet d'assurance-maternité. Cette dernière constitue une nouvelle extension de l'Etat social et ses auteurs trompent purement et simplement le peuple. Avec sa campagne placée sous le titre "Enfants de l'Etat?", l'UDC s'efforcera de convaincre le peuple suisse d'ici au 26 septembre de dire "non" à cette assurance maternité.


Depuis 1984, le peuple suisse a déjà rejeté à trois reprises une assurance maternité ou un projet semblable. Cette nouvelle initiative parlementaire issue des milieux de gauche, qui demande des allocations pour perte de gain durant 14 semaines pour les mères exerçant une activité lucrative, relève d'une obstination totalement déplacée. Des représentantes et représentants de l'UDC et du PRD ont donc décidé en octobre 2003 de lancer un référendum contre ce projet.

Le but des assurances imposées par l'Etat (l'AVS et l'AI, par exemple) est d'assurer la popu-lation contre des coups du sort comme l'invalidité ou le décès. Or, la naissance d'un enfant n'est pas un coup du sort. Cette assurance-maternité transforme un événement considéré comme heureux en un sinistre contre lequel les femmes exerçant une activité lucrative doivent être assurées par la volonté de l'Etat. L'Etat n'a pas pour tâche de financer les naissances d'enfants. L'UDC ne veut pas des "Enfants de l'Etat"!

Cela fait longtemps que l'Etat social a dépassé les limites des possibilités économiques de ce pays. Cette assurance-maternité entraînerait une nouvelle hausse des charges salariales annexes, des impôts et des prélèvements obligatoires. On peut même s'attendre d'ici à quelques années à une hausse de la TVA pour financer cette nouvelle institution. Ce développement étouffe la croissance économique et nuit aux entreprises. Si ce nouveau projet d'assurance-maternité repose sur le régime des allocations pour perte de gain (APG), c'est uniquement parce que la caisse des APG dispose encore de certaines réserves. Mais lorsque le fonds APG aura été pillé - ce sera le cas dans trois à cinq ans au plus tard - la tromperie sur laquelle repose ce projet d'assurance-maternité se révélera au grand jour.

Le mandat constitutionnel de 1945 pour la protection de la famille, qui prévoit la création d'une assurance-maternité, est depuis longtemps rempli. Au moins depuis l'introduction de l'assurance-maladie obligatoire, la prise en charge des coûts liés à la maternité est garantie. De plus, ce domaine est parfaitement réglé par la loi sur le travail et le Code des obligations.

Rappelons aussi que plus le congé-maternité ordonné par l'Etat est long, plus les chances des jeunes femmes sur le marché de l'emploi sont petites. Quant aux nombreuses femmes qui sont mères au foyer, elles n'ont de toute manière rien à attendre de cette assurance-maladie qui les ignore complètement. Pour l'UDC, ce nouveau projet d'assurance-maternité est donc inutile et injuste.

Berne, le 11 août 2004