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Fonds pour les routes nationales: les automobilistes continuent de se faire arnaquer
18.02.2015

Fonds pour les routes nationales: les automobilistes continuent de se faire arnaquer

Le message concernant le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA), que le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui, est une fois de plus une gifle au visage des automobilistes de ce pays.

Le message concernant le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA), que le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui, est une fois de plus une gifle au visage des automobilistes de ce pays. Avec sa proposition d'augmenter dans un premier temps de 6 centimes la surtaxe sur les carburants (+20%), le gouvernement plume encore plus le trafic routier qui aujourd'hui déjà verse plus de 9 milliards de francs par an à la Confédération. Tout ce projet est une tromperie politique classique que l'UDC rejette catégoriquement en l'état actuel des choses. Pour réellement améliorer l'inacceptable situation actuelle, il faut renoncer à toute augmentation du prix des carburants et tenir compte des propositions de la dite "initiative vache à lait" qui réorganise les flux financiers dans ce secteur.

Malgré les critiques massives lancées contre ce projet durant la procédure de consultation, le Conseil fédéral poursuit joyeusement son opération d'arnaque dans son message FORTA. En lieu et place d'une hausse initiale massive de l'imposition des carburants, le gouvernement propose une augmentation "dosée". Cela ne change strictement rien en fin de compte pour le trafic routier qui reste la vache à lait de la nation en alimentant aussi bien les transports publics que la caisse de la Confédération.

L'UDC refuse de participer à ces tactiques cousues de fil blanc. Selon les derniers chiffres disponibles, seuls 31% des 9,4 milliards de francs prélevés annuellement par la Confédération auprès du trafic reviennent à la route. Ni le message présenté aujourd'hui, ni le projet en soi ne changent quelque chose à cette situation.

Dans l'idée de présenter un projet capable de rallier une majorité, l'UDC demande, comme elle l'a fait en réponse à la consultation, que la Confédération renonce à toute hausse du prix des carburants. Lancée par les associations routières et soutenue par les élus de droite spécialisés en politique des transports, dont ceux de l'UDC, l'initiative populaire "pour un financement équitable des transports" (initiative vache à lait) doit être combinée avec le projet FORTA pour mettre en place une solution de financement valable. Comme cela a été demandé précédemment, le trafic d'agglomération doit être exclu de ce projet, car il n'a quasiment aucun lien avec le financement du trafic routier: il s'agit là en effet essentiellement de projets de tramway.

Le Conseil fédéral semble par ailleurs complètement ignorer les problèmes actuels de l'économie. A une époque où les entreprises doivent baisser leurs coûts pour compenser les effets du franc fort, il est tout simplement grotesque de leur imposer de nouvelles taxes et redevances, voire d'augmenter les prélèvements fiscaux actuels. Moins de taxes et de redevances, moins de régulations et de contraintes étatiques, voilà ce que doit être la devise aujourd'hui. En lieu et place, le Conseil fédéral affaiblit l'économie suisse et sa compétitivité en augmentant les prix des carburants.

18.02.2015

Fonds pour les routes nationales: les automobilistes continuent de se faire arnaquer

Le message concernant le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA), que le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui, est une fois de plus une gifle au visage des automobilistes de ce pays.

Le message concernant le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA), que le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui, est une fois de plus une gifle au visage des automobilistes de ce pays. Avec sa proposition d'augmenter dans un premier temps de 6 centimes la surtaxe sur les carburants (+20%), le gouvernement plume encore plus le trafic routier qui aujourd'hui déjà verse plus de 9 milliards de francs par an à la Confédération. Tout ce projet est une tromperie politique classique que l'UDC rejette catégoriquement en l'état actuel des choses. Pour réellement améliorer l'inacceptable situation actuelle, il faut renoncer à toute augmentation du prix des carburants et tenir compte des propositions de la dite "initiative vache à lait" qui réorganise les flux financiers dans ce secteur.

Malgré les critiques massives lancées contre ce projet durant la procédure de consultation, le Conseil fédéral poursuit joyeusement son opération d'arnaque dans son message FORTA. En lieu et place d'une hausse initiale massive de l'imposition des carburants, le gouvernement propose une augmentation "dosée". Cela ne change strictement rien en fin de compte pour le trafic routier qui reste la vache à lait de la nation en alimentant aussi bien les transports publics que la caisse de la Confédération.

L'UDC refuse de participer à ces tactiques cousues de fil blanc. Selon les derniers chiffres disponibles, seuls 31% des 9,4 milliards de francs prélevés annuellement par la Confédération auprès du trafic reviennent à la route. Ni le message présenté aujourd'hui, ni le projet en soi ne changent quelque chose à cette situation.

Dans l'idée de présenter un projet capable de rallier une majorité, l'UDC demande, comme elle l'a fait en réponse à la consultation, que la Confédération renonce à toute hausse du prix des carburants. Lancée par les associations routières et soutenue par les élus de droite spécialisés en politique des transports, dont ceux de l'UDC, l'initiative populaire "pour un financement équitable des transports" (initiative vache à lait) doit être combinée avec le projet FORTA pour mettre en place une solution de financement valable. Comme cela a été demandé précédemment, le trafic d'agglomération doit être exclu de ce projet, car il n'a quasiment aucun lien avec le financement du trafic routier: il s'agit là en effet essentiellement de projets de tramway.

Le Conseil fédéral semble par ailleurs complètement ignorer les problèmes actuels de l'économie. A une époque où les entreprises doivent baisser leurs coûts pour compenser les effets du franc fort, il est tout simplement grotesque de leur imposer de nouvelles taxes et redevances, voire d'augmenter les prélèvements fiscaux actuels. Moins de taxes et de redevances, moins de régulations et de contraintes étatiques, voilà ce que doit être la devise aujourd'hui. En lieu et place, le Conseil fédéral affaiblit l'économie suisse et sa compétitivité en augmentant les prix des carburants.