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Guantanamo-suisse simple course: le Conseil fédéral accueille des présumés terroristes
21.01.2009

Guantanamo-suisse simple course: le Conseil fédéral accueille des présumés terroristes

Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui que la Suisse allait examiner la possibilité d'offrir son aide aux Etats-Unis pour l'accueil des détenus du camp de prisonniers de guerre américain de...

(UDC) Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui que la Suisse allait examiner la possibilité d'offrir son aide aux Etats-Unis pour l'accueil des détenus du camp de prisonniers de guerre américain de Guantanamo. Une fois de plus le gouvernement s'apprête à ouvrir toutes grandes les frontières sans se soucier des problèmes énormes que cette décision peut entraîner pour notre pays. Accueillir en Suisse des présumés terroristes! Le Conseil fédéral n'a-t-il donc pas d'autres soucis?

Le nouveau président américain Barack Obama ayant annoncé vouloir fermer la prison militaire de Guantanamo, la Suisse se précipite pour offrir son aide. Ainsi, ces anciens prisonniers de guerre et suspects de terrorisme pourraient tranquillement entrer dans notre pays et recevoir un permis d'établissement. A une époque où l'immigration et les entrées de requérants d'asile explosent, cette décision est plus déplacée que jamais. Le Conseil fédéral accueille à bras ouverts le monde entier - comme avec le projet voté le 8 février prochain. Dans le cas présent, il s'agit d'ouvrir la porte à des individus dont personne ne veut et qui se sont peut-être rendus coupables de crimes graves. De plus, cette décision rompt avec une pratique qui s'est établie en matière d'accueil de requérants d'asile: en novembre 2008, l'Office fédéral des réfugiés a rejeté trois demandes d'asile provenant d'anciens détenus de Guantanamo.

La décision du gouvernement soulève aussi la question de la sécurité intérieure de la Suisse. En juillet 2008, le rapport de l'Office fédéral de la police relevait qu'il y avait eu en Suisse aussi des arrestations et des condamnations pour assistance à une organisation terroriste criminelle. Surtout après avoir lui-même pris position dans ce sens durant la session parlementaire de décembre dernier, le Conseil fédéral devrait se rappeler qu'il a l'obligation de veiller avant tout à la sécurité de la Suisse. Le peuple suisse accorde une grande importance à cette thématique comme le prouve le nombre record de signatures obtenues par l'initiative UDC qui vise à expulser obligatoirement les étrangers criminels de Suisse.

Une fois de plus une décision du Conseil fédéral porte clairement la marque de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, de sa "politique extérieure" active et de son mépris de la neutralité suisse. En tant que ministre des affaires étrangères de la Suisse, elle veut manifestement résoudre seule tous les problèmes du monde. Ces constantes immixtions dans les affaires d'autres pays - par exemple, le conflit du Proche-Orient, la piraterie en Somalie et maintenant les détenus de Guantanamo - exposent la Suisse, menacent notre neutralité et servent avant tout d'exutoire à la mégalomanie naïve du chef du DFAE.

Berne, 21 janvier 2009

21.01.2009

Guantanamo-suisse simple course: le Conseil fédéral accueille des présumés terroristes

Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui que la Suisse allait examiner la possibilité d'offrir son aide aux Etats-Unis pour l'accueil des détenus du camp de prisonniers de guerre américain de...

(UDC) Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui que la Suisse allait examiner la possibilité d'offrir son aide aux Etats-Unis pour l'accueil des détenus du camp de prisonniers de guerre américain de Guantanamo. Une fois de plus le gouvernement s'apprête à ouvrir toutes grandes les frontières sans se soucier des problèmes énormes que cette décision peut entraîner pour notre pays. Accueillir en Suisse des présumés terroristes! Le Conseil fédéral n'a-t-il donc pas d'autres soucis?

Le nouveau président américain Barack Obama ayant annoncé vouloir fermer la prison militaire de Guantanamo, la Suisse se précipite pour offrir son aide. Ainsi, ces anciens prisonniers de guerre et suspects de terrorisme pourraient tranquillement entrer dans notre pays et recevoir un permis d'établissement. A une époque où l'immigration et les entrées de requérants d'asile explosent, cette décision est plus déplacée que jamais. Le Conseil fédéral accueille à bras ouverts le monde entier - comme avec le projet voté le 8 février prochain. Dans le cas présent, il s'agit d'ouvrir la porte à des individus dont personne ne veut et qui se sont peut-être rendus coupables de crimes graves. De plus, cette décision rompt avec une pratique qui s'est établie en matière d'accueil de requérants d'asile: en novembre 2008, l'Office fédéral des réfugiés a rejeté trois demandes d'asile provenant d'anciens détenus de Guantanamo.

La décision du gouvernement soulève aussi la question de la sécurité intérieure de la Suisse. En juillet 2008, le rapport de l'Office fédéral de la police relevait qu'il y avait eu en Suisse aussi des arrestations et des condamnations pour assistance à une organisation terroriste criminelle. Surtout après avoir lui-même pris position dans ce sens durant la session parlementaire de décembre dernier, le Conseil fédéral devrait se rappeler qu'il a l'obligation de veiller avant tout à la sécurité de la Suisse. Le peuple suisse accorde une grande importance à cette thématique comme le prouve le nombre record de signatures obtenues par l'initiative UDC qui vise à expulser obligatoirement les étrangers criminels de Suisse.

Une fois de plus une décision du Conseil fédéral porte clairement la marque de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, de sa "politique extérieure" active et de son mépris de la neutralité suisse. En tant que ministre des affaires étrangères de la Suisse, elle veut manifestement résoudre seule tous les problèmes du monde. Ces constantes immixtions dans les affaires d'autres pays - par exemple, le conflit du Proche-Orient, la piraterie en Somalie et maintenant les détenus de Guantanamo - exposent la Suisse, menacent notre neutralité et servent avant tout d'exutoire à la mégalomanie naïve du chef du DFAE.

Berne, 21 janvier 2009