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Il faut saisir la chance d'améliorer la politique agricole
03.07.2006

Il faut saisir la chance d'améliorer la politique agricole

Les réformes engendrées par la politique agricole du Conseil fédéral ont largement raté leurs objectifs. Le revenu des familles paysannes ne cesse de baisser et il ne représente aujourd'hui plus...

(UDC) Les réformes engendrées par la politique agricole du Conseil fédéral ont largement raté leurs objectifs. Le revenu des familles paysannes ne cesse de baisser et il ne représente aujourd'hui plus que 60% environ des revenus comparables du reste de la population. Un groupe professionnel et social entier risque ainsi d'être coupé du développement dont bénéficient les autres catégories de la société. Avec sa prochaine réforme, la Politique agricole 2011 (PA 2011), le Conseil fédéral entend concrétiser les résultats des négociations OMC. Ces dernières prenant du retard, le gouvernement serait mieux inspiré de saisir cette chance et de corriger enfin sa politique agricole. L'UDC demande à cet effet le renvoi du projet de révision de la loi sur l'agriculture. Elle exige également l'arrêt des négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange agricole. En lieu et place, le gouvernement doit renforcer rapidement la souveraineté alimentaire de la Suisse.


Même si le Conseil fédéral prétend le contraire, les objectifs économiques et sociaux de la politique agricole et de ses réformes n'ont pas été atteints. Or, le Parlement va prochainement examiner la PA 2011 qui passe encore plus loin des objectifs initialement fixés à la politique agricole fédérale. Dans un geste d'obéissance par anticipation, le Conseil fédéral veut réaliser les résultats des négociations OMC alors que celles-ci ne sont même pas terminées. Or, rien ne presse puisque l'aboutissement de ces négociations paraît de plus en plus lointain. Le Conseil fédéral doit saisir cette chance pour axer systématiquement la politique agricole sur les objectifs à atteindre. Il est difficilement acceptable que des augmentations réelles de salaire de 4% soient demandées pour certains groupes de la population active alors qu'un autre est contraint d'accepter sans broncher des pertes de revenu de l'ordre de 20%. Et cela bien que les familles paysannes répondent parfaitement aux exigences de la politique agricole.

L'UDC renverra la PA 2011 au Conseil fédéral avec le mandat de corriger les objectifs économiques et sociaux de manière à ce que l'agriculture puisse également participer au développement économique du reste de la population. En outre, l'UDC invite une fois de plus le Conseil fédéral à faire valoir au sein de l'OMC le principe de la souveraineté alimentaire. D'un côté, la Suisse impose à ses propres agriculteurs des contraintes qui augmentent les coûts de production, de l'autre côté, la Suisse est le pays qui importe le plus de denrées alimentaires par habitant et cette tendance est même à la hausse. Or, les produits indigènes et les produits importés ne sont pas soumis aux mêmes exigences. L'UDC demande également au Conseil fédéral de renoncer à ouvrir des négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange dans le secteur agroalimentaire. Comment qualifier autrement que de sottise l'ouverture de ces négociations alors que les répercussions économiques d'un tel accord pour le pays ne sont pas connues dans le détail? En fait, cette action est cousue de fil blanc: le Conseil fédéral n'hésite pas à sacrifier l'agriculture suisse pour obtenir un accord de libre-échange et, par la suite, l'accord des paysans suisses à l'adhésion de la Suisse à l'UE. Le gouvernement ainsi que les partis politiques et les associations qui soutiennent cette manœuvre n'en sortent pas grandis.

Berne, 3 juillet 2006

03.07.2006

Il faut saisir la chance d'améliorer la politique agricole

Les réformes engendrées par la politique agricole du Conseil fédéral ont largement raté leurs objectifs. Le revenu des familles paysannes ne cesse de baisser et il ne représente aujourd'hui plus...

(UDC) Les réformes engendrées par la politique agricole du Conseil fédéral ont largement raté leurs objectifs. Le revenu des familles paysannes ne cesse de baisser et il ne représente aujourd'hui plus que 60% environ des revenus comparables du reste de la population. Un groupe professionnel et social entier risque ainsi d'être coupé du développement dont bénéficient les autres catégories de la société. Avec sa prochaine réforme, la Politique agricole 2011 (PA 2011), le Conseil fédéral entend concrétiser les résultats des négociations OMC. Ces dernières prenant du retard, le gouvernement serait mieux inspiré de saisir cette chance et de corriger enfin sa politique agricole. L'UDC demande à cet effet le renvoi du projet de révision de la loi sur l'agriculture. Elle exige également l'arrêt des négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange agricole. En lieu et place, le gouvernement doit renforcer rapidement la souveraineté alimentaire de la Suisse.


Même si le Conseil fédéral prétend le contraire, les objectifs économiques et sociaux de la politique agricole et de ses réformes n'ont pas été atteints. Or, le Parlement va prochainement examiner la PA 2011 qui passe encore plus loin des objectifs initialement fixés à la politique agricole fédérale. Dans un geste d'obéissance par anticipation, le Conseil fédéral veut réaliser les résultats des négociations OMC alors que celles-ci ne sont même pas terminées. Or, rien ne presse puisque l'aboutissement de ces négociations paraît de plus en plus lointain. Le Conseil fédéral doit saisir cette chance pour axer systématiquement la politique agricole sur les objectifs à atteindre. Il est difficilement acceptable que des augmentations réelles de salaire de 4% soient demandées pour certains groupes de la population active alors qu'un autre est contraint d'accepter sans broncher des pertes de revenu de l'ordre de 20%. Et cela bien que les familles paysannes répondent parfaitement aux exigences de la politique agricole.

L'UDC renverra la PA 2011 au Conseil fédéral avec le mandat de corriger les objectifs économiques et sociaux de manière à ce que l'agriculture puisse également participer au développement économique du reste de la population. En outre, l'UDC invite une fois de plus le Conseil fédéral à faire valoir au sein de l'OMC le principe de la souveraineté alimentaire. D'un côté, la Suisse impose à ses propres agriculteurs des contraintes qui augmentent les coûts de production, de l'autre côté, la Suisse est le pays qui importe le plus de denrées alimentaires par habitant et cette tendance est même à la hausse. Or, les produits indigènes et les produits importés ne sont pas soumis aux mêmes exigences. L'UDC demande également au Conseil fédéral de renoncer à ouvrir des négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange dans le secteur agroalimentaire. Comment qualifier autrement que de sottise l'ouverture de ces négociations alors que les répercussions économiques d'un tel accord pour le pays ne sont pas connues dans le détail? En fait, cette action est cousue de fil blanc: le Conseil fédéral n'hésite pas à sacrifier l'agriculture suisse pour obtenir un accord de libre-échange et, par la suite, l'accord des paysans suisses à l'adhésion de la Suisse à l'UE. Le gouvernement ainsi que les partis politiques et les associations qui soutiennent cette manœuvre n'en sortent pas grandis.

Berne, 3 juillet 2006