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L’UDC veut une armée de milice forte !
05.10.2010

L’UDC veut une armée de milice forte !

Lors d’une conférence de presse ce jour à Berne, l’UDC a présenté sa vision d’une armée de milice forte ainsi qu’un bref document de fond sur ce sujet. Notre parti tient fermement à la crédibilité...

Lors d'une conférence de presse ce jour à Berne, l'UDC a présenté sa vision d'une armée de milice forte ainsi qu'un bref document de fond sur ce sujet. Notre parti tient fermement à la crédibilité de la défense nationale et à l'efficacité de notre armée, gages de la souveraineté et de la neutralité de la Suisse. Il est impératif de planifier et de mettre sur pied, sur la base d'une mission de défense clairement définie, une armée de milice crédible et porteuse d'avenir. Le principe de milice et l'obligation de servir doivent être maintenus en toutes circonstances. Le rapport sur l'armée du Conseil fédéral présenté la semaine dernière n'apportant aucune réponse satisfaisante quant aux attributions et aux défis de l'armée du futur, il ne peut qu'être rejeté.


Pour l'UDC, les priorités en matière de politique de sécurité sont, jusqu'en 2012, la rectification des défauts ainsi que la garantie et l'amélioration de la fonctionnalité de l'armée dans le cadre des bases légales en vigueur. La planification doit donc être centrée sur la mission première de l'armée : la défense nationale.

Seule une armée nationale crédible permet d'assurer le statut d'État indépendant, neutre et souverain. L'armée doit désormais à nouveau être conçue pour faire face au « pire des cas », celui où elle devrait repousser une attaque contre notre pays. Elle pourra alors aussi accomplir ses diverses autres missions dans le domaine du soutien aux autorités civiles et de la gestion des situations exceptionnelles.

La taille et la structure de l'armée ne doivent pas être déterminées par un chiffre abstrait mais au contraire correspondre à la mission qui lui est attribuée. L'armée doit pouvoir être mobilisée dans un délai très court et se tenir prête à intervenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pendant une durée à définir. Elle doit pour ce faire être dotée d'effectifs suffisants, qui ne peuvent être inférieurs à 120'000 militaires actifs. L'effectif théorique de 80'000 membres préconisé par le Conseil fédéral dans son Rapport sur l'armée est clairement insuffisant.

L'orientation actuelle de l'armée sur la coopération internationale (OTAN et UE), tournure prise progressivement au cours des 15 dernières années, doit désormais être clairement abandonnée. L'engagement international de l'armée doit ainsi diminuer et certainement ne pas doubler, contrairement à ce que prévoit le rapport sur l'armée.

Il est essentiel que le principe de milice et l'obligation générale de servir soient maintenus et renforcés. Le rapport sur l'armée trace une voie diamétralement opposée. La réduction des effectifs et la multiplication des services longs supprimeront de fait aussi bien l'obligation de servir que le principe de milice. Il est hors de question pour l'UDC de laisser faire ça et le parti combattra toutes modifications législatives allant dans ce sens.

La Suisse aura toujours besoin d'une armée de milice efficace, capable d'assurer la neutralité militaire et l'indépendance de notre pays.

Berne, 5 octobre 2010

Document de fond

05.10.2010

L’UDC veut une armée de milice forte !

Lors d’une conférence de presse ce jour à Berne, l’UDC a présenté sa vision d’une armée de milice forte ainsi qu’un bref document de fond sur ce sujet. Notre parti tient fermement à la crédibilité...

Lors d'une conférence de presse ce jour à Berne, l'UDC a présenté sa vision d'une armée de milice forte ainsi qu'un bref document de fond sur ce sujet. Notre parti tient fermement à la crédibilité de la défense nationale et à l'efficacité de notre armée, gages de la souveraineté et de la neutralité de la Suisse. Il est impératif de planifier et de mettre sur pied, sur la base d'une mission de défense clairement définie, une armée de milice crédible et porteuse d'avenir. Le principe de milice et l'obligation de servir doivent être maintenus en toutes circonstances. Le rapport sur l'armée du Conseil fédéral présenté la semaine dernière n'apportant aucune réponse satisfaisante quant aux attributions et aux défis de l'armée du futur, il ne peut qu'être rejeté.


Pour l'UDC, les priorités en matière de politique de sécurité sont, jusqu'en 2012, la rectification des défauts ainsi que la garantie et l'amélioration de la fonctionnalité de l'armée dans le cadre des bases légales en vigueur. La planification doit donc être centrée sur la mission première de l'armée : la défense nationale.

Seule une armée nationale crédible permet d'assurer le statut d'État indépendant, neutre et souverain. L'armée doit désormais à nouveau être conçue pour faire face au « pire des cas », celui où elle devrait repousser une attaque contre notre pays. Elle pourra alors aussi accomplir ses diverses autres missions dans le domaine du soutien aux autorités civiles et de la gestion des situations exceptionnelles.

La taille et la structure de l'armée ne doivent pas être déterminées par un chiffre abstrait mais au contraire correspondre à la mission qui lui est attribuée. L'armée doit pouvoir être mobilisée dans un délai très court et se tenir prête à intervenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pendant une durée à définir. Elle doit pour ce faire être dotée d'effectifs suffisants, qui ne peuvent être inférieurs à 120'000 militaires actifs. L'effectif théorique de 80'000 membres préconisé par le Conseil fédéral dans son Rapport sur l'armée est clairement insuffisant.

L'orientation actuelle de l'armée sur la coopération internationale (OTAN et UE), tournure prise progressivement au cours des 15 dernières années, doit désormais être clairement abandonnée. L'engagement international de l'armée doit ainsi diminuer et certainement ne pas doubler, contrairement à ce que prévoit le rapport sur l'armée.

Il est essentiel que le principe de milice et l'obligation générale de servir soient maintenus et renforcés. Le rapport sur l'armée trace une voie diamétralement opposée. La réduction des effectifs et la multiplication des services longs supprimeront de fait aussi bien l'obligation de servir que le principe de milice. Il est hors de question pour l'UDC de laisser faire ça et le parti combattra toutes modifications législatives allant dans ce sens.

La Suisse aura toujours besoin d'une armée de milice efficace, capable d'assurer la neutralité militaire et l'indépendance de notre pays.

Berne, 5 octobre 2010

Document de fond