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La politique de neutralité doit reposer sur des lignes directrices claires
06.03.2003

La politique de neutralité doit reposer sur des lignes directrices claires

Avant le vote sur l'ONU, le Conseil fédéral avait promis que l'adhésion de la Suisse à l'organisation mondiale n'affecterait pas la neutralité helvétique. Or, moins d'une année après l'entrée de la...

(UDC) Avant le vote sur l'ONU, le Conseil fédéral avait promis que l'adhésion de la Suisse à l'organisation mondiale n'affecterait pas la neutralité helvétique. Or, moins d'une année après l'entrée de la Suisse à l'ONU, c'est la confusion et le chaos. L'UDC demande donc au Conseil fédéral un rapport dans lequel il s'engage à revenir à une neutralité totale et permanente.

La crainte de voir la Suisse abandonner sa neutralité a été un des principaux motifs des quelque 45% de votants de refuser l'adhésion à l'ONU lors du scrutin de mars 2002. Conscient de la signification pour le peuple suisse de ce principe vieux de plusieurs siècles, le Conseil fédéral avait alors promis expressément qu'il ne toucherait pas à cette institution fondamentale de la politique étrangère suisse, même après l'adhésion à l'ONU.

Comme le prévoyait l'UDC, il ne s'agissait que d'une vaine promesse faite pendant la campagne de votation. Preuves en sont les décisions du Conseil fédéral concernant la crise irakienne qui sont diamétralement opposées à une politique de neutralité crédible. D'un côté, la ministre des affaires étrangères souhaitait réunir en Suisse les principaux adversaires pour une "conférence de la dernière chance", de l'autre côté, le président irakien a été frappé d'une interdiction d'entrer en Suisse. Difficile d'imaginer une contradiction plus manifeste. La position du Conseil fédéral ne s'inspire guère non plus d'une politique de neutralité totale et crédible à propos du droit de survoler le territoire suisse.

Face à cette situation chaotique et à la confusion qui règne manifestement en politique extérieure, le groupe UDC des Chambres fédérales invite le Conseil fédéral à définir clairement, dans le cadre d'un rapport à l'intention du parlement, sa position en matière de neutralité et à se souvenir aussi bien de ses promesses faites durant la campagne de votation et que de sa déclaration devant l'assemblée plénière de l'ONU. La neutralité n'a un sens que si elle est respectée dans toutes les situations. Par contre, ce principe est miné par des finasseries juridiques du genre "une guerre avec mandat de l'ONU n'est pas une guerre". On fait ainsi perdre rapidement tout crédit à une institution qui vaut à la Suisse l'estime du monde entier. L'UDC invite donc instamment le Conseil fédéral à ne pas faire de compromis quand la neutralité est en jeu.

Berne, le 6 mars 2003

06.03.2003

La politique de neutralité doit reposer sur des lignes directrices claires

Avant le vote sur l'ONU, le Conseil fédéral avait promis que l'adhésion de la Suisse à l'organisation mondiale n'affecterait pas la neutralité helvétique. Or, moins d'une année après l'entrée de la...

(UDC) Avant le vote sur l'ONU, le Conseil fédéral avait promis que l'adhésion de la Suisse à l'organisation mondiale n'affecterait pas la neutralité helvétique. Or, moins d'une année après l'entrée de la Suisse à l'ONU, c'est la confusion et le chaos. L'UDC demande donc au Conseil fédéral un rapport dans lequel il s'engage à revenir à une neutralité totale et permanente.

La crainte de voir la Suisse abandonner sa neutralité a été un des principaux motifs des quelque 45% de votants de refuser l'adhésion à l'ONU lors du scrutin de mars 2002. Conscient de la signification pour le peuple suisse de ce principe vieux de plusieurs siècles, le Conseil fédéral avait alors promis expressément qu'il ne toucherait pas à cette institution fondamentale de la politique étrangère suisse, même après l'adhésion à l'ONU.

Comme le prévoyait l'UDC, il ne s'agissait que d'une vaine promesse faite pendant la campagne de votation. Preuves en sont les décisions du Conseil fédéral concernant la crise irakienne qui sont diamétralement opposées à une politique de neutralité crédible. D'un côté, la ministre des affaires étrangères souhaitait réunir en Suisse les principaux adversaires pour une "conférence de la dernière chance", de l'autre côté, le président irakien a été frappé d'une interdiction d'entrer en Suisse. Difficile d'imaginer une contradiction plus manifeste. La position du Conseil fédéral ne s'inspire guère non plus d'une politique de neutralité totale et crédible à propos du droit de survoler le territoire suisse.

Face à cette situation chaotique et à la confusion qui règne manifestement en politique extérieure, le groupe UDC des Chambres fédérales invite le Conseil fédéral à définir clairement, dans le cadre d'un rapport à l'intention du parlement, sa position en matière de neutralité et à se souvenir aussi bien de ses promesses faites durant la campagne de votation et que de sa déclaration devant l'assemblée plénière de l'ONU. La neutralité n'a un sens que si elle est respectée dans toutes les situations. Par contre, ce principe est miné par des finasseries juridiques du genre "une guerre avec mandat de l'ONU n'est pas une guerre". On fait ainsi perdre rapidement tout crédit à une institution qui vaut à la Suisse l'estime du monde entier. L'UDC invite donc instamment le Conseil fédéral à ne pas faire de compromis quand la neutralité est en jeu.

Berne, le 6 mars 2003