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L'argent dépensé à l'étranger commence à manquer dans le pays
18.02.2005

L'argent dépensé à l'étranger commence à manquer dans le pays

Réuni en séance à Bad Ragaz, le groupe UDC des Chambres fédérales a discuté du financement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Il manque des milliards pour réaliser les NLFA, les divers projets...

(UDC) Réuni en séance à Bad Ragaz, le groupe UDC des Chambres fédérales a discuté du financement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Il manque des milliards pour réaliser les NLFA, les divers projets de lignes à grande vitesse et tous les raccordements plus au moins utiles au réseau ferroviaire européen à grande vitesse. L'argent que le Conseil fédéral préfère dépenser à l'étranger - versement au fonds de cohésion de l'UE, engagements de l'armée à l'étranger - manque aujourd'hui cruellement en Suisse.


Avec le développement qu'ils connaissent aujourd'hui, les transports publics ne parviennent plus à moyen terme à financer leurs frais d'exploitation et d'entretien. Les NLFA coûteront beaucoup plus cher aux contribuables que cela avait été prévu à l'origine. Des douzaines de projets ferroviaires ne peuvent pas être réalisés faute d'argent. Il faut aussi se demander si le réseau ferroviaire suisse supporterait effectivement des lignes à grande vitesse supplémentaires. Aujourd'hui déjà, il devient difficile de trouver des créneaux pour les trains de marchandises, notamment aussi en raison du nombre élevé de trains à grande vitesse.

Parallèlement, le Conseil fédéral mène une politique qui défavorise les transports individuels. L'artère principale du trafic routier suisse, à savoir l'autoroute A1 entre Berne et Zurich, se présente aujourd'hui à peu près sous la même forme qu'il y a 40 ans (4 voies) alors que le trafic a explosé. En 2005, la population zurichoise attend toujours un contournement de la plus grande ville de Suisse par le sud. Cette année aussi des milliers de chauffeurs de poids lourds devront passer la nuit sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute A2. L'autorité multiplie les sanctions et mesures chicanières pour compliquer la vie des automobilistes et chauffeurs professionnels. Pourtant, la politique de transfert des transports de la route au rail est un échec patent.

L'UDC constate que la politique suisse des transports a échoué. Elle demande donc une réorientation de cette politique. Pour commencer, le Conseil fédéral doit présenter une vue d'ensemble des transports publics. Jusque là, l'UDC s'opposera au financement des projets FinTP.

Le coût et le mode de financement des NLFA ne correspondent plus du tout au projet qui avait été soumis au peuple. Il paraît dès lors indispensable, aux yeux de l'UDC, d'organiser une nouvelle votation populaire sur l'extension et le financement des projets des transports publics.

Bad Ragaz, 18 février 2005

18.02.2005

L'argent dépensé à l'étranger commence à manquer dans le pays

Réuni en séance à Bad Ragaz, le groupe UDC des Chambres fédérales a discuté du financement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Il manque des milliards pour réaliser les NLFA, les divers projets...

(UDC) Réuni en séance à Bad Ragaz, le groupe UDC des Chambres fédérales a discuté du financement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Il manque des milliards pour réaliser les NLFA, les divers projets de lignes à grande vitesse et tous les raccordements plus au moins utiles au réseau ferroviaire européen à grande vitesse. L'argent que le Conseil fédéral préfère dépenser à l'étranger - versement au fonds de cohésion de l'UE, engagements de l'armée à l'étranger - manque aujourd'hui cruellement en Suisse.


Avec le développement qu'ils connaissent aujourd'hui, les transports publics ne parviennent plus à moyen terme à financer leurs frais d'exploitation et d'entretien. Les NLFA coûteront beaucoup plus cher aux contribuables que cela avait été prévu à l'origine. Des douzaines de projets ferroviaires ne peuvent pas être réalisés faute d'argent. Il faut aussi se demander si le réseau ferroviaire suisse supporterait effectivement des lignes à grande vitesse supplémentaires. Aujourd'hui déjà, il devient difficile de trouver des créneaux pour les trains de marchandises, notamment aussi en raison du nombre élevé de trains à grande vitesse.

Parallèlement, le Conseil fédéral mène une politique qui défavorise les transports individuels. L'artère principale du trafic routier suisse, à savoir l'autoroute A1 entre Berne et Zurich, se présente aujourd'hui à peu près sous la même forme qu'il y a 40 ans (4 voies) alors que le trafic a explosé. En 2005, la population zurichoise attend toujours un contournement de la plus grande ville de Suisse par le sud. Cette année aussi des milliers de chauffeurs de poids lourds devront passer la nuit sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute A2. L'autorité multiplie les sanctions et mesures chicanières pour compliquer la vie des automobilistes et chauffeurs professionnels. Pourtant, la politique de transfert des transports de la route au rail est un échec patent.

L'UDC constate que la politique suisse des transports a échoué. Elle demande donc une réorientation de cette politique. Pour commencer, le Conseil fédéral doit présenter une vue d'ensemble des transports publics. Jusque là, l'UDC s'opposera au financement des projets FinTP.

Le coût et le mode de financement des NLFA ne correspondent plus du tout au projet qui avait été soumis au peuple. Il paraît dès lors indispensable, aux yeux de l'UDC, d'organiser une nouvelle votation populaire sur l'extension et le financement des projets des transports publics.

Bad Ragaz, 18 février 2005