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L'armée n'est pas un comité d'accueil pour requérants d'asile
20.04.2016

L'armée n'est pas un comité d'accueil pour requérants d'asile

Les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral concernant la "planification d'urgence pour l'asile" comportent des lacunes énormes. On ne sait absolument pas quelle mission l'armée doit accomplir dans le cadre d'un service d'assistance.

Les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral concernant la "planification d'urgence pour l'asile" comportent des lacunes énormes. On ne sait absolument pas quelle mission l'armée doit accomplir dans le cadre d'un service d'assistance. Pour l'UDC, il est indispensable que l'armée soit clairement engagée aux frontières pour retenir les personnes qui veulent entrer illégalement en Suisse en venant d'un pays sûr et pour combattre les activités des bandes criminelles de passeurs. Les décisions du gouvernement ont une fois de plus pour objectif d'accueillir et de loger un maximum de requérants indépendamment du fait que l'intégrité physique et la vie de ces personnes soient menacées ou non.

Il est évident pour l'UDC que le Conseil fédéral continue de pratiquer sa "culture de bienvenue" en émettant des signaux contreproductifs. Pendant que les autres pays protègent leurs frontières et n'admettent plus d'immigrants illégaux – comme l'Autriche vient de le faire au col du Brenner – le Conseil fédéral prend des mesures qui font bien comprendre partout qu'il est quasiment prêt à accueillir un nombre illimité de personnes. Cette attitude est en totale contradiction avec la politique d'asile humanitaire de la Suisse qui vise des personnes dont la vie et l'intégrité physique sont menacées. Cela signifie par conséquent que la Suisse n'a pas à tolérer l'entrée de migrants économiques et d'autres profiteurs de nos institutions sociales et que les personnes qui veulent entrer en Suisse après avoir traversé plusieurs pays sûrs doivent être refoulées aux frontières.

Les critiques des cantons doivent être pris au sérieux

Les cantons ont eux aussi formulé des exigences parfaitement claires la semaine dernière. La Conférence des directeurs de la justice et de la police des cantons a adressé au Conseil fédéral une lettre dont voici un extrait (traduction): "Au cours de la discussion, des critiques ont été exprimées concernant le fait que la planification d'urgence ne prévoit pas de mesures pour gérer et, le cas échéant, de limiter le nombre de requérants d'asile entrant en Suisse. Nous sommes d'avis que la Suisse doit, parallèlement aux mesures déjà prises pour surmonter la crise dans le domaine de l'enregistrement et du logement, entreprendre également des préparatifs dans ce domaine." L'UDC invite le Conseil fédéral à prendre au sérieux ces exigences et à formuler en conséquence la mission de l'armée dans le cadre d'un service d'assistance. Pour l'UDC, il est proprement inadmissible que l'armée soit engagée pour accompagner des personnes et distribuer de la nourriture. 

20.04.2016

L'armée n'est pas un comité d'accueil pour requérants d'asile

Les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral concernant la "planification d'urgence pour l'asile" comportent des lacunes énormes. On ne sait absolument pas quelle mission l'armée doit accomplir dans le cadre d'un service d'assistance.

Les décisions prises aujourd'hui par le Conseil fédéral concernant la "planification d'urgence pour l'asile" comportent des lacunes énormes. On ne sait absolument pas quelle mission l'armée doit accomplir dans le cadre d'un service d'assistance. Pour l'UDC, il est indispensable que l'armée soit clairement engagée aux frontières pour retenir les personnes qui veulent entrer illégalement en Suisse en venant d'un pays sûr et pour combattre les activités des bandes criminelles de passeurs. Les décisions du gouvernement ont une fois de plus pour objectif d'accueillir et de loger un maximum de requérants indépendamment du fait que l'intégrité physique et la vie de ces personnes soient menacées ou non.

Il est évident pour l'UDC que le Conseil fédéral continue de pratiquer sa "culture de bienvenue" en émettant des signaux contreproductifs. Pendant que les autres pays protègent leurs frontières et n'admettent plus d'immigrants illégaux – comme l'Autriche vient de le faire au col du Brenner – le Conseil fédéral prend des mesures qui font bien comprendre partout qu'il est quasiment prêt à accueillir un nombre illimité de personnes. Cette attitude est en totale contradiction avec la politique d'asile humanitaire de la Suisse qui vise des personnes dont la vie et l'intégrité physique sont menacées. Cela signifie par conséquent que la Suisse n'a pas à tolérer l'entrée de migrants économiques et d'autres profiteurs de nos institutions sociales et que les personnes qui veulent entrer en Suisse après avoir traversé plusieurs pays sûrs doivent être refoulées aux frontières.

Les critiques des cantons doivent être pris au sérieux

Les cantons ont eux aussi formulé des exigences parfaitement claires la semaine dernière. La Conférence des directeurs de la justice et de la police des cantons a adressé au Conseil fédéral une lettre dont voici un extrait (traduction): "Au cours de la discussion, des critiques ont été exprimées concernant le fait que la planification d'urgence ne prévoit pas de mesures pour gérer et, le cas échéant, de limiter le nombre de requérants d'asile entrant en Suisse. Nous sommes d'avis que la Suisse doit, parallèlement aux mesures déjà prises pour surmonter la crise dans le domaine de l'enregistrement et du logement, entreprendre également des préparatifs dans ce domaine." L'UDC invite le Conseil fédéral à prendre au sérieux ces exigences et à formuler en conséquence la mission de l'armée dans le cadre d'un service d'assistance. Pour l'UDC, il est proprement inadmissible que l'armée soit engagée pour accompagner des personnes et distribuer de la nourriture.