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Le Conseil fédéral a trompé le peuple
14.05.2003

Le Conseil fédéral a trompé le peuple

Avant la votation sur les Accords bilatéraux I, le Conseil fédéral a fait croire au peuple que l'extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux pays membres de l'UE pourrait être...

(UDC) Avant la votation sur les Accords bilatéraux I, le Conseil fédéral a fait croire au peuple que l'extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux pays membres de l'UE pourrait être négociée individuellement et qu'un refus était parfaitement possible. Aujourd'hui, le gouvernement parle un tout autre langage. Il n'a pas le courage de défendre les intérêts de la Suisse face aux exigences de l'UE. L'UDC s'oppose à de telles négociations.

Malgré le scepticisme croissant de la population, le Conseil fédéral continue de sacrifier à son euphorie pro-UE. Voilà qui explique sans doute pourquoi si peu de temps après la décision de l'UE de chercher à obtenir de la Suisse l'extension de la libre circulation aux dix nouveaux pays membres, le Conseil fédéral se précipite au devant de l'UE en s'efforçant de la satisfaire à 100%.

L'UDC refuse des négociations visant à étendre la libre circulation des personnes jusqu'à la frontière russe et jusqu'aux anti-chambres du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Il n'est nullement dans l'intérêt de notre pays d'ouvrir ses portes à l'immigration sans aucune possibilité de contrôle. Cette extension n'est pas comparable à la libre circulation en vigueur aujourd'hui, car, en raison des considérables différences de niveau de vie, la pression d'immigration provenant d'Estonie ou de Chypre sera notablement plus forte que celle provenant, par exemple, de la France ou du Danemark.

Jusqu'à l'échéance du délai référendaire en 2009, la Suisse doit faire des expériences avec les accords en vigueur et renoncer à se précipiter dans de nouvelles négociations. L'économie suisse a besoin d'une libéralisation du droit des étrangers adaptée à ses besoins spécifiques et non pas d'un droit général à l'immigration. Dans le cadre du débat sur la nouvelle loi sur les étrangers, l'UDC demande la réintroduction des autorisations de courte durée pour quelques semaines ou mois sans regroupement familial et sans possibilité de transformation en autorisation de séjour.

Il faut une fois pour toutes clarifier la politique européenne de la Suisse. Depuis le vote sur l'initiative "Oui à l'Europe" il y a deux ans, il est évident que le peuple ne veut pas d'une adhésion à l'UE. Le Conseil fédéral doit enfin accepter que le peuple ne partage pas ses rêveries européennes et, par conséquent, retirer enfin la demande d'adhésion à l'UE. Il n'est pas crédible de mener des négociations en vue d'accords bilatéraux quand on veut en même temps devenir membre de l'UE.

Berne, le 14 mai 2003

14.05.2003

Le Conseil fédéral a trompé le peuple

Avant la votation sur les Accords bilatéraux I, le Conseil fédéral a fait croire au peuple que l'extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux pays membres de l'UE pourrait être...

(UDC) Avant la votation sur les Accords bilatéraux I, le Conseil fédéral a fait croire au peuple que l'extension de la libre circulation des personnes aux nouveaux pays membres de l'UE pourrait être négociée individuellement et qu'un refus était parfaitement possible. Aujourd'hui, le gouvernement parle un tout autre langage. Il n'a pas le courage de défendre les intérêts de la Suisse face aux exigences de l'UE. L'UDC s'oppose à de telles négociations.

Malgré le scepticisme croissant de la population, le Conseil fédéral continue de sacrifier à son euphorie pro-UE. Voilà qui explique sans doute pourquoi si peu de temps après la décision de l'UE de chercher à obtenir de la Suisse l'extension de la libre circulation aux dix nouveaux pays membres, le Conseil fédéral se précipite au devant de l'UE en s'efforçant de la satisfaire à 100%.

L'UDC refuse des négociations visant à étendre la libre circulation des personnes jusqu'à la frontière russe et jusqu'aux anti-chambres du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Il n'est nullement dans l'intérêt de notre pays d'ouvrir ses portes à l'immigration sans aucune possibilité de contrôle. Cette extension n'est pas comparable à la libre circulation en vigueur aujourd'hui, car, en raison des considérables différences de niveau de vie, la pression d'immigration provenant d'Estonie ou de Chypre sera notablement plus forte que celle provenant, par exemple, de la France ou du Danemark.

Jusqu'à l'échéance du délai référendaire en 2009, la Suisse doit faire des expériences avec les accords en vigueur et renoncer à se précipiter dans de nouvelles négociations. L'économie suisse a besoin d'une libéralisation du droit des étrangers adaptée à ses besoins spécifiques et non pas d'un droit général à l'immigration. Dans le cadre du débat sur la nouvelle loi sur les étrangers, l'UDC demande la réintroduction des autorisations de courte durée pour quelques semaines ou mois sans regroupement familial et sans possibilité de transformation en autorisation de séjour.

Il faut une fois pour toutes clarifier la politique européenne de la Suisse. Depuis le vote sur l'initiative "Oui à l'Europe" il y a deux ans, il est évident que le peuple ne veut pas d'une adhésion à l'UE. Le Conseil fédéral doit enfin accepter que le peuple ne partage pas ses rêveries européennes et, par conséquent, retirer enfin la demande d'adhésion à l'UE. Il n'est pas crédible de mener des négociations en vue d'accords bilatéraux quand on veut en même temps devenir membre de l'UE.

Berne, le 14 mai 2003