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Le Conseil fédéral menace la solidité de la prévoyance vieillesse
19.11.2014

Le Conseil fédéral menace la solidité de la prévoyance vieillesse

Le message sur la méga-réforme "Prévoyance vieillesse 2020" que le Conseil fédéral a présentée aujourd'hui menace la solidité de la prévoyance vieillesse alors que celle-ci a absolument besoin d'être garantie.

Le message sur la méga-réforme "Prévoyance vieillesse 2020" que le Conseil fédéral a présentée aujourd'hui menace la solidité de la prévoyance vieillesse alors que celle-ci a absolument besoin d'être garantie. Aux frais des contribuables et surtout des actifs et des jeunes générations, le gouvernement renforce l'Etat social de redistribution au lieu d'assurer financièrement le système des trois piliers qui a fait ses preuves (AVS, prévoyance professionnelle, prévoyance individuelle). Les problèmes structurels que connait actuellement la prévoyance vieillesse (augmentation de l'espérance de vie, effets de redistribution indésirables, minage du principe des trois piliers) seront cachés par des prélèvements supplémentaires et non pas résolus. Par ce procédé, le Conseil fédéral envisage consciemment l'échec du projet "Prévoyance vieillesse 2020". Il est évident aux yeux de l'UDC qu'il faut intervenir par des réformes limitées et contrôlables, à commencer par adaptation de l'âge de la retraite à 65 ans pour les hommes et les femmes. Il est en revanche hors de question d'accepter une hausse des impôts pour financer ce projet.

Le Conseil fédéral n'a manifestement tenu compte ni de la demande largement soutenue par la droite politique et les associations économiques de diviser ce projet en réformes partielles raisonnables, ni du refus opposé à une stratégie basée uniquement sur des recettes supplémentaires. En lieu et place, le gouvernement mise sur une extension massive de l'Etat social. Le département du conseiller fédéral Berset procède à une redistribution d'inspiration idéologique à charge des jeunes et des actifs. Une explosion des dettes et, par conséquent, une augmentation massive des impôts grevant les citoyens et les entreprises en seront les conséquences inévitables. Le projet proposé prévoit une augmentation substantielle de la TVA, à savoir de 1,5%. D'ailleurs, toute cette réforme excessivement ambitieuse est fondée sur une hausse des recettes qui deviendra inévitable en raison du coût énorme de cette opération. Ce procédé est inacceptable. L'UDC s'oppose à toute forme d'augmentation des impôts, notamment de la TVA. Il est grand temps que le Conseil fédéral fasse la preuve qu'il a réellement l'intention et la compétence de réformer les structures de la prévoyance-vieillesse pour répondre aux problèmes dus au vieillissement de la population.

Indispensables réformes structurelles

Dans sa réponse à la procédure de consultation du printemps 2014, l'UDC a présenté des propositions réalistes pour réformer la prévoyance vieillesse. La première étape consiste à fixer rapidement à 65 ans l'âge de la retraite des femmes et des hommes. Ensuite, le pour-cent de TVA prélevé depuis 1999 déjà pour l'AVS doit enfin profiter intégralement et directement à l'AVS, et sans que la Confédération ne se retire par d'autres voies du financement de cette institution sociale comme le Conseil fédéral le prévoit dans son message. Il est inacceptable que des milliards soient généreusement attribuées à la culture ou à l'aide à l'étranger alors que la Confédération cherche à se soustraire progressivement de sa participation au financement de la prévoyance vieillesse.

Dans une deuxième étape, il s'agira de réunir les conditions structurelles nécessaires à l'introduction inévitable d'un "âge de la retraite de référence 65+". Des interventions suggérant des solutions dans ce sens sont toujours pendantes au Parlement.

Le second train de mesures devra viser à abaisser en une seule fois à 6% le taux de conversion minimal dans la prévoyance professionnelle (caisses de pension). Il faut enfin dépolitiser les paramètres techniques de cette assurance (taux de conversion et taux d'intérêts minimums). Cela fait longtemps en effet que les générations actives sont expropriées dans la prévoyance professionnelle. Les Suissesses et les Suisses devenant de plus en plus vieux, mais les fonds économisés durant la vie professionnelle restant les mêmes, de l'argent réuni par la génération active est prélevé et ajouté au capital épargné par les rentiers afin de compenser l'espérance de vie plus grande. Cette manière de faire est intolérable et viole l'efficace système des trois piliers (système de répartition dans l'AVS, couverture-capital dans la prévoyance professionnelle, prévoyance individuelle).

L'objectif premier doit être de garantir une prévoyance vieillesse équitable (notamment en ce qui concerne la répartition des charges entres les générations) et financièrement solide. Or, on ne stabilise pas durablement la prévoyance vieillesse en recourant à la solution de facilité qui consiste à augmenter simplement les prélèvements. Le système des trois piliers qui a fait ses preuves et qui est admiré à l'étranger doit être garanti à l'avenir. Il ne faut en aucun cas le menacer par une extension excessivement onéreuse de l'Etat social.

19.11.2014

Le Conseil fédéral menace la solidité de la prévoyance vieillesse

Le message sur la méga-réforme "Prévoyance vieillesse 2020" que le Conseil fédéral a présentée aujourd'hui menace la solidité de la prévoyance vieillesse alors que celle-ci a absolument besoin d'être garantie.

Le message sur la méga-réforme "Prévoyance vieillesse 2020" que le Conseil fédéral a présentée aujourd'hui menace la solidité de la prévoyance vieillesse alors que celle-ci a absolument besoin d'être garantie. Aux frais des contribuables et surtout des actifs et des jeunes générations, le gouvernement renforce l'Etat social de redistribution au lieu d'assurer financièrement le système des trois piliers qui a fait ses preuves (AVS, prévoyance professionnelle, prévoyance individuelle). Les problèmes structurels que connait actuellement la prévoyance vieillesse (augmentation de l'espérance de vie, effets de redistribution indésirables, minage du principe des trois piliers) seront cachés par des prélèvements supplémentaires et non pas résolus. Par ce procédé, le Conseil fédéral envisage consciemment l'échec du projet "Prévoyance vieillesse 2020". Il est évident aux yeux de l'UDC qu'il faut intervenir par des réformes limitées et contrôlables, à commencer par adaptation de l'âge de la retraite à 65 ans pour les hommes et les femmes. Il est en revanche hors de question d'accepter une hausse des impôts pour financer ce projet.

Le Conseil fédéral n'a manifestement tenu compte ni de la demande largement soutenue par la droite politique et les associations économiques de diviser ce projet en réformes partielles raisonnables, ni du refus opposé à une stratégie basée uniquement sur des recettes supplémentaires. En lieu et place, le gouvernement mise sur une extension massive de l'Etat social. Le département du conseiller fédéral Berset procède à une redistribution d'inspiration idéologique à charge des jeunes et des actifs. Une explosion des dettes et, par conséquent, une augmentation massive des impôts grevant les citoyens et les entreprises en seront les conséquences inévitables. Le projet proposé prévoit une augmentation substantielle de la TVA, à savoir de 1,5%. D'ailleurs, toute cette réforme excessivement ambitieuse est fondée sur une hausse des recettes qui deviendra inévitable en raison du coût énorme de cette opération. Ce procédé est inacceptable. L'UDC s'oppose à toute forme d'augmentation des impôts, notamment de la TVA. Il est grand temps que le Conseil fédéral fasse la preuve qu'il a réellement l'intention et la compétence de réformer les structures de la prévoyance-vieillesse pour répondre aux problèmes dus au vieillissement de la population.

Indispensables réformes structurelles

Dans sa réponse à la procédure de consultation du printemps 2014, l'UDC a présenté des propositions réalistes pour réformer la prévoyance vieillesse. La première étape consiste à fixer rapidement à 65 ans l'âge de la retraite des femmes et des hommes. Ensuite, le pour-cent de TVA prélevé depuis 1999 déjà pour l'AVS doit enfin profiter intégralement et directement à l'AVS, et sans que la Confédération ne se retire par d'autres voies du financement de cette institution sociale comme le Conseil fédéral le prévoit dans son message. Il est inacceptable que des milliards soient généreusement attribuées à la culture ou à l'aide à l'étranger alors que la Confédération cherche à se soustraire progressivement de sa participation au financement de la prévoyance vieillesse.

Dans une deuxième étape, il s'agira de réunir les conditions structurelles nécessaires à l'introduction inévitable d'un "âge de la retraite de référence 65+". Des interventions suggérant des solutions dans ce sens sont toujours pendantes au Parlement.

Le second train de mesures devra viser à abaisser en une seule fois à 6% le taux de conversion minimal dans la prévoyance professionnelle (caisses de pension). Il faut enfin dépolitiser les paramètres techniques de cette assurance (taux de conversion et taux d'intérêts minimums). Cela fait longtemps en effet que les générations actives sont expropriées dans la prévoyance professionnelle. Les Suissesses et les Suisses devenant de plus en plus vieux, mais les fonds économisés durant la vie professionnelle restant les mêmes, de l'argent réuni par la génération active est prélevé et ajouté au capital épargné par les rentiers afin de compenser l'espérance de vie plus grande. Cette manière de faire est intolérable et viole l'efficace système des trois piliers (système de répartition dans l'AVS, couverture-capital dans la prévoyance professionnelle, prévoyance individuelle).

L'objectif premier doit être de garantir une prévoyance vieillesse équitable (notamment en ce qui concerne la répartition des charges entres les générations) et financièrement solide. Or, on ne stabilise pas durablement la prévoyance vieillesse en recourant à la solution de facilité qui consiste à augmenter simplement les prélèvements. Le système des trois piliers qui a fait ses preuves et qui est admiré à l'étranger doit être garanti à l'avenir. Il ne faut en aucun cas le menacer par une extension excessivement onéreuse de l'Etat social.