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Le Conseil fédéral néglige la défense national
20.08.2008

Le Conseil fédéral néglige la défense national

Bien que la liste des dysfonctionnements au département de la défense ne cesse de s'allonger, le Conseil fédéral maintient sa politique de sécurité actuelle. Obéissant à des considérations...

(UDC) Bien que la liste des dysfonctionnements au département de la défense ne cesse de s'allonger, le Conseil fédéral maintient sa politique de sécurité actuelle. Obéissant à des considérations partisanes, le gouvernement refuse de corriger réellement la situation dans l'intérêt de la Suisse. L'UDC demande une fois de plus que l'armée revienne à sa tâche originale, la défense nationale, et que le Conseil fédéral attende le rapport de la CdG qui doit servir de base à l'indispensable réorganisation de la structure de direction du DDPS.

Le Conseil fédéral s'est exprimé aujourd'hui sur la situation au département de la défense. Il estime qu'il n'y a aucune raison de modifier la politique de sécurité actuelle ou d'exiger une réforme de la direction du DDPS. Cette position est difficile à comprendre compte tenu de la longue liste des graves dysfonctionnements dans ce département. De toute évidence, le collège gouvernemental est heureux dans son attitude de complaisance mutuelle. Comment expliquer sinon que le gouvernement se limite à faire de la politique de parti et du personnel et ferme les yeux devant les lacunes graves qui affectent la politique de sécurité suisse? Il accepte même sans réagir ou presque le fait qu'il ait été incomplètement informé alors qu'il devait procéder à une élection extrêmement importante. Les critiques après la publication de ces faits n'ont pourtant pas manqué.

Le manque évident de direction au département de la défense a généré une longue liste de manquements et de dysfonctionnements. Ces déficiences touchent notamment la logistique, les questions de personnel et d'acquisitions d'armes, l'instruction - en péril depuis qu'elle a été séparée de la conduite des troupes - ainsi que la communication. Le bas niveau d'opérationnalité de l'aviation est pourtant un indice clair des erreurs qui ont été commises au DDPS depuis des années.

Il serait grand temps d'axer à nouveau l'armée sur son mandat de défense et de corriger les nombreux dysfonctionnements dont elle pâtit. Les partis du centre doivent cesser de pactiser avec une gauche hostile à l'armée et de miner le mandat de cette institution. Le mandat-clef de l'armée suisse est la défense nationale. Il doit donc être placé au centre des préoccupations. Toutes les tâches annexes, et plus particulièrement les engagements à l'étranger, doivent être réduits au strict minimum.

Suivant le principe de la primauté de la politique, il s'agit maintenant d'attendre les résultats de l'enquête ouverte par la Commission de gestion (CdG) à la demande de la Commission de politique de sécurité avant de prendre des mesures. Les décisions en politique du personnel doivent être soigneusement réfléchies afin de pouvoir espérer de réelles améliorations. Des choix précipités seraient nocifs pour l'armée, surtout aussi longtemps que le DDPS n'a pas de direction digne de ce nom. L'UDC demande donc que l'élection du nouveau chef de l'armée soit provisoirement suspendue.

Berne, 20 août 2008

20.08.2008

Le Conseil fédéral néglige la défense national

Bien que la liste des dysfonctionnements au département de la défense ne cesse de s'allonger, le Conseil fédéral maintient sa politique de sécurité actuelle. Obéissant à des considérations...

(UDC) Bien que la liste des dysfonctionnements au département de la défense ne cesse de s'allonger, le Conseil fédéral maintient sa politique de sécurité actuelle. Obéissant à des considérations partisanes, le gouvernement refuse de corriger réellement la situation dans l'intérêt de la Suisse. L'UDC demande une fois de plus que l'armée revienne à sa tâche originale, la défense nationale, et que le Conseil fédéral attende le rapport de la CdG qui doit servir de base à l'indispensable réorganisation de la structure de direction du DDPS.

Le Conseil fédéral s'est exprimé aujourd'hui sur la situation au département de la défense. Il estime qu'il n'y a aucune raison de modifier la politique de sécurité actuelle ou d'exiger une réforme de la direction du DDPS. Cette position est difficile à comprendre compte tenu de la longue liste des graves dysfonctionnements dans ce département. De toute évidence, le collège gouvernemental est heureux dans son attitude de complaisance mutuelle. Comment expliquer sinon que le gouvernement se limite à faire de la politique de parti et du personnel et ferme les yeux devant les lacunes graves qui affectent la politique de sécurité suisse? Il accepte même sans réagir ou presque le fait qu'il ait été incomplètement informé alors qu'il devait procéder à une élection extrêmement importante. Les critiques après la publication de ces faits n'ont pourtant pas manqué.

Le manque évident de direction au département de la défense a généré une longue liste de manquements et de dysfonctionnements. Ces déficiences touchent notamment la logistique, les questions de personnel et d'acquisitions d'armes, l'instruction - en péril depuis qu'elle a été séparée de la conduite des troupes - ainsi que la communication. Le bas niveau d'opérationnalité de l'aviation est pourtant un indice clair des erreurs qui ont été commises au DDPS depuis des années.

Il serait grand temps d'axer à nouveau l'armée sur son mandat de défense et de corriger les nombreux dysfonctionnements dont elle pâtit. Les partis du centre doivent cesser de pactiser avec une gauche hostile à l'armée et de miner le mandat de cette institution. Le mandat-clef de l'armée suisse est la défense nationale. Il doit donc être placé au centre des préoccupations. Toutes les tâches annexes, et plus particulièrement les engagements à l'étranger, doivent être réduits au strict minimum.

Suivant le principe de la primauté de la politique, il s'agit maintenant d'attendre les résultats de l'enquête ouverte par la Commission de gestion (CdG) à la demande de la Commission de politique de sécurité avant de prendre des mesures. Les décisions en politique du personnel doivent être soigneusement réfléchies afin de pouvoir espérer de réelles améliorations. Des choix précipités seraient nocifs pour l'armée, surtout aussi longtemps que le DDPS n'a pas de direction digne de ce nom. L'UDC demande donc que l'élection du nouveau chef de l'armée soit provisoirement suspendue.

Berne, 20 août 2008