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Le Conseil fédéral se moque de la sécurité des citoyens
17.05.2013

Le Conseil fédéral se moque de la sécurité des citoyens

Les chiffres publiés aujourd'hui par quelques médias et annonçant que "malgré une pratique judiciaire plus sévère moins d'étrangers délinquants perdent leur droit de séjour" sont un scandale. Le...

Les chiffres publiés aujourd'hui par quelques médias et annonçant que "malgré une pratique judiciaire plus sévère moins d'étrangers délinquants perdent leur droit de séjour" sont un scandale. Le net recul des expulsions d'étrangers criminels, alors que la criminalité étrangère ne cesse d'augmenter, a une double origine: d'une part, le report constant de l'application de l'initiative sur le renvoi et, d'autre part, des jugements incompréhensibles prononcés ces derniers mois par des tribunaux. La réponse, que le Conseil fédéral a donnée cette semaine à une question parlementaire, entre parfaitement dans ce contexte: le gouvernement y déclare en effet que le droit international prime dans tous les cas le droit national. Le Conseil fédéral se soumet ainsi aux juges irréalistes de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a lui aussi l'intention d'accepter que des juges étrangers règlent l'application des accords bilatéraux Suisse-UE, donc de retirer au peuple suisse le droit de décider de ses lois et de transférer cette compétence à l'UE. Cette attitude se reflète également dans le dernier scandale judiciaire à propos de la triste affaire de la jeune femme assassinée dans le canton de Vaud. Les autorités cantonales rejettent toute responsabilité et la ministre de la justice s'entoure de silence.

Si la sécurité de la population suisse est insuffisamment protégée, ce n'est pas à cause de la volonté du peuple ou de l'absence de dispositions légales adéquates, mais c'est parce que les lois sont mal appliquées, par manque de volonté des autorités et d'autres bienpensants mous et trop payés qui continuent de placer les intérêts des malfaiteurs au-dessus de ceux de leurs victimes.

L'UDC a demandé à plusieurs reprises que les chiffres statistiques concernant les expulsions d'étrangers criminels de ces dernières années soient publiés par canton et que le motif de l'expulsion soit annoncé. Le Conseil fédéral continue de repousser la réponse à une intervention parlementaire dans ce sens. Ce refus du Conseil fédéral de se procurer les chiffres correspondants auprès des cantons est tout à fait conforme à la tactique d'obstruction de la conseillère fédérale Sominetta Sommaruga. L'initiative sur le renvoi des étrangers criminels a été adoptée par le peuple et les cantons en novembre 2010, mais le gouvernement n'a toujours pas soumis une loi d'application au Parlement. Par cette initiative, dont les signatures ont été réunies en un temps record, le peuple suisse a clairement manifesté sa volonté de voir les autorités réagir rapidement. Mais que ce passe-t-il? Madame Sommaruga ne fait rien, le Parlement ne bouge pas non plus et les autorités exécutives cantonales sont retombées dans leur train-train habituel, préférant ne pas s'exposer que d'agir pour la sécurité de la population.

17.05.2013

Le Conseil fédéral se moque de la sécurité des citoyens

Les chiffres publiés aujourd'hui par quelques médias et annonçant que "malgré une pratique judiciaire plus sévère moins d'étrangers délinquants perdent leur droit de séjour" sont un scandale. Le...

Les chiffres publiés aujourd'hui par quelques médias et annonçant que "malgré une pratique judiciaire plus sévère moins d'étrangers délinquants perdent leur droit de séjour" sont un scandale. Le net recul des expulsions d'étrangers criminels, alors que la criminalité étrangère ne cesse d'augmenter, a une double origine: d'une part, le report constant de l'application de l'initiative sur le renvoi et, d'autre part, des jugements incompréhensibles prononcés ces derniers mois par des tribunaux. La réponse, que le Conseil fédéral a donnée cette semaine à une question parlementaire, entre parfaitement dans ce contexte: le gouvernement y déclare en effet que le droit international prime dans tous les cas le droit national. Le Conseil fédéral se soumet ainsi aux juges irréalistes de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a lui aussi l'intention d'accepter que des juges étrangers règlent l'application des accords bilatéraux Suisse-UE, donc de retirer au peuple suisse le droit de décider de ses lois et de transférer cette compétence à l'UE. Cette attitude se reflète également dans le dernier scandale judiciaire à propos de la triste affaire de la jeune femme assassinée dans le canton de Vaud. Les autorités cantonales rejettent toute responsabilité et la ministre de la justice s'entoure de silence.

Si la sécurité de la population suisse est insuffisamment protégée, ce n'est pas à cause de la volonté du peuple ou de l'absence de dispositions légales adéquates, mais c'est parce que les lois sont mal appliquées, par manque de volonté des autorités et d'autres bienpensants mous et trop payés qui continuent de placer les intérêts des malfaiteurs au-dessus de ceux de leurs victimes.

L'UDC a demandé à plusieurs reprises que les chiffres statistiques concernant les expulsions d'étrangers criminels de ces dernières années soient publiés par canton et que le motif de l'expulsion soit annoncé. Le Conseil fédéral continue de repousser la réponse à une intervention parlementaire dans ce sens. Ce refus du Conseil fédéral de se procurer les chiffres correspondants auprès des cantons est tout à fait conforme à la tactique d'obstruction de la conseillère fédérale Sominetta Sommaruga. L'initiative sur le renvoi des étrangers criminels a été adoptée par le peuple et les cantons en novembre 2010, mais le gouvernement n'a toujours pas soumis une loi d'application au Parlement. Par cette initiative, dont les signatures ont été réunies en un temps record, le peuple suisse a clairement manifesté sa volonté de voir les autorités réagir rapidement. Mais que ce passe-t-il? Madame Sommaruga ne fait rien, le Parlement ne bouge pas non plus et les autorités exécutives cantonales sont retombées dans leur train-train habituel, préférant ne pas s'exposer que d'agir pour la sécurité de la population.