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Le Conseil fédéral transforme la préférence nationale en préférence étrangère
16.06.2017

Le Conseil fédéral transforme la préférence nationale en préférence étrangère

En décembre 2016 le Parlement fédéral a violé la Constitution en refusant d'appliquer, ne fût-ce que partiellement, l'article 121a de la Constitution fédérale. Il n'existe ni contingent, ni plafond, ni gestion autonome et limitation de l'immigration, autant de règles pourtant explicitement voulues par le peuple et les cantons qui ont accepté l'initiative contre l'immigration de masse. En appliquant la décision du Parlement, le Conseil fédéral fait un pas de plus: il transforme en pratique la "préférence nationale" en une "préférence étrangère".

Le Conseil fédéral a présenté aujourd'hui les dispositions clés des ordonnances qui appliqueront la loi d'exécution de l'art. 121a de la Constitution fédérale. Ces règles n'auront strictement aucun effet sur l'immigration de masse que continue de subir la Suisse. L'obligation d'annoncer les places de travail vacantes, qui a été adoptée en décembre dernier, profiterait aujourd'hui à quelque 187 000 personnes sans emploi de Suisse parmi lesquelles ont compte aujourd'hui déjà un très grand nombre d'étrangers. Le Conseil fédéral veut de surcroît faire annoncer aux offices de placement tous les réfugiés et les requérants d'asile admis provisoirement qui sont aptes à se présenter sur le marché du travail. C'est dire que la plupart des personnes à placer seront sans doute de nationalité étrangère. Une fois de plus, on constate à quel point la majorité du Conseil fédéral et du Parlement se moque du peuple suisse: d'un côté, on offre à des étrangers des emplois en Suisse, de l'autre côté, on impose aux entreprises et aux cantons des charges bureaucratiques énormes. Le Conseil fédéral ignore aussi superbement la disposition de l'art. 121 cst. qui exige une préférence nationale permanente sans aucune valeur seuil ou d'autres conditions.

Une fois de plus la politique donne à l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE la priorité par rapport à notre Constitution fédérale et à la volonté du peuple qui a exigé un contrôle de l'immigration. Conclusion: il est grand temps de mettre fin au principe de la libre circulation des personnes dans des accords internationaux, donc de cesser de donner aux étrangers le droit d'immigrer librement en Suisse. Le 24 juin prochain, les délégués de l'UDC Suisse fixeront la marche à suivre pour atteindre cet objectif.