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Le désastre Schengen s'aggrave encore
06.05.2011

Le désastre Schengen s'aggrave encore

Un document interne de la Confédération vient confirmer ce que l'UDC constate depuis longtemps: l'appartenance à l'Espace Schengen coûte à la Suisse un multiple du montant que le Conseil fédéral...

Un document interne de la Confédération vient confirmer ce que l'UDC constate depuis longtemps: l'appartenance à l'Espace Schengen coûte à la Suisse un multiple du montant que le Conseil fédéral avait avancé avant la votation populaire sur cet objet. Il est aussi inquiétant que le gouvernement ait eu manifestement l'intention de cacher cette vérité au public. Du coup, le bilan de Schengen devient de plus en plus négatif. Conséquence de l'afflux de réfugiés économiques en provenance d'Afrique du Nord, la Commission UE a pris les premières dispositions cette semaine en vue de la réintroduction des contrôles frontaliers.

Un document interne de la Confédération semble indiquer que l'accord de Schengen a engendré pour la Confédération des dépenses supplémentaires de 120 millions de francs jusqu'à fin 2010. Pour les quatre ans à venir, le Département fédéral de justice et police prévoit des charges supplémentaires de 140 millions. L'UDC a présenté fin 2010 déjà un bilan complet de l'appartenance de la Suisse à l'Espace Schengen. Elle a notamment relevé un dépassement massif des coûts annoncés. Les autres problèmes en relation avec Schengen sautent aux yeux. Depuis que la Suisse a adhéré à cet accord, le nombre d'immigrants illégaux et de touristes criminels arrivant sur sol helvétique a nettement augmenté. Les statistiques policières cantonales confirment ce fait. La frontière extérieure de l'Espace Schengen est quasiment impossible à protéger. Le système de recherche policière SIS pose des problèmes depuis des années: il présente de gros défauts; il est suranné et sa modernisation, qui répond pourtant à une nécessité urgente, n'avance pas. Parallèlement, les coûts de ce système ont décuplé. Le Conseil fédéral avait également annoncé que grâce à la politique commune des visas dans l'Espace Schengen tous les visas seraient attribués selon des critères uniformes et que les demandes seraient examinées soigneusement. Le fait est que la police suisse des étrangers interpelle un nombre croissant de personnes munies de documents Schengen falsifiés.

L'afflux de requérants d'asile provenant d'Afrique du Nord indique aussi clairement que l'accord de Schengen ne fonctionne que quand tout va bien; en revanche, il ne résiste pas à la crise. Le bilan de cet accord est donc évident et la conclusion à en tirer aussi: la Suisse doit à nouveau contrôler elle-même ses frontières et l'attribution des visas.

Le 7 mars 2001 l'UDC avait déjà déposé une motion au Parlement fédéral pour réclamer de nouvelles négociations sur l'accord de Schengen afin que la Suisse puisse réintroduire de manière autonome des contrôles systématiques aux frontières. Si cela ne devait pas être possible, elle doit résilier l'accord de Schengen.

Bilan Schengen de l'UDC, décembre 2010

06.05.2011

Le désastre Schengen s'aggrave encore

Un document interne de la Confédération vient confirmer ce que l'UDC constate depuis longtemps: l'appartenance à l'Espace Schengen coûte à la Suisse un multiple du montant que le Conseil fédéral...

Un document interne de la Confédération vient confirmer ce que l'UDC constate depuis longtemps: l'appartenance à l'Espace Schengen coûte à la Suisse un multiple du montant que le Conseil fédéral avait avancé avant la votation populaire sur cet objet. Il est aussi inquiétant que le gouvernement ait eu manifestement l'intention de cacher cette vérité au public. Du coup, le bilan de Schengen devient de plus en plus négatif. Conséquence de l'afflux de réfugiés économiques en provenance d'Afrique du Nord, la Commission UE a pris les premières dispositions cette semaine en vue de la réintroduction des contrôles frontaliers.

Un document interne de la Confédération semble indiquer que l'accord de Schengen a engendré pour la Confédération des dépenses supplémentaires de 120 millions de francs jusqu'à fin 2010. Pour les quatre ans à venir, le Département fédéral de justice et police prévoit des charges supplémentaires de 140 millions. L'UDC a présenté fin 2010 déjà un bilan complet de l'appartenance de la Suisse à l'Espace Schengen. Elle a notamment relevé un dépassement massif des coûts annoncés. Les autres problèmes en relation avec Schengen sautent aux yeux. Depuis que la Suisse a adhéré à cet accord, le nombre d'immigrants illégaux et de touristes criminels arrivant sur sol helvétique a nettement augmenté. Les statistiques policières cantonales confirment ce fait. La frontière extérieure de l'Espace Schengen est quasiment impossible à protéger. Le système de recherche policière SIS pose des problèmes depuis des années: il présente de gros défauts; il est suranné et sa modernisation, qui répond pourtant à une nécessité urgente, n'avance pas. Parallèlement, les coûts de ce système ont décuplé. Le Conseil fédéral avait également annoncé que grâce à la politique commune des visas dans l'Espace Schengen tous les visas seraient attribués selon des critères uniformes et que les demandes seraient examinées soigneusement. Le fait est que la police suisse des étrangers interpelle un nombre croissant de personnes munies de documents Schengen falsifiés.

L'afflux de requérants d'asile provenant d'Afrique du Nord indique aussi clairement que l'accord de Schengen ne fonctionne que quand tout va bien; en revanche, il ne résiste pas à la crise. Le bilan de cet accord est donc évident et la conclusion à en tirer aussi: la Suisse doit à nouveau contrôler elle-même ses frontières et l'attribution des visas.

Le 7 mars 2001 l'UDC avait déjà déposé une motion au Parlement fédéral pour réclamer de nouvelles négociations sur l'accord de Schengen afin que la Suisse puisse réintroduire de manière autonome des contrôles systématiques aux frontières. Si cela ne devait pas être possible, elle doit résilier l'accord de Schengen.

Bilan Schengen de l'UDC, décembre 2010