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Le DFE prend des mesures chicaniÈres contre l'agriculture
08.08.2006

Le DFE prend des mesures chicaniÈres contre l'agriculture

L'ordonnance sur la protection des animaux qui vient d'être mise en consultation confirme un constat fait depuis longtemps: d'un côté, la Confédération veut abandonner l'agriculture aux forces du...

(UDC) L'ordonnance sur la protection des animaux qui vient d'être mise en consultation confirme un constat fait depuis longtemps: d'un côté, la Confédération veut abandonner l'agriculture aux forces du marché et invite les paysans à agir en chefs d'entreprise; de l'autre côté, elle multiplie les contraintes et prescriptions et agit donc dans un sens juste opposé au premier. L'UDC n'admet pas que des réglementations sans cesse nouvelles suppriment la dernière marge de manœuvre des agriculteurs.


La liberté d'entreprise que la Confédération se vante de donner aux agriculteurs est avant tout théorique. Dans la pratique, la multiplication des ordonnances et lois augmente les coûts de production et détériore les conditions-cadres de l'agriculture. La révision totale de l'ordonnance sur la protection des animaux est un désastre notamment pour les engraisseurs. Partant d'études excessivement chères et aux résultats douteux, le Conseil fédéral veut notamment augmenter de 40% environ la surface minimale pour les taurillons d'engraissement. Cette modification exigée pour les bâtiments n'apporte rien à la protection des animaux, mais empêche environ la moitié des engraisseurs de faire de l'engraissement de bovins à des prix couvrant les frais. Les constants changements des prescriptions sur les bâtiments servant à l'engraissement engendrent de lourds investissements qui ne peuvent pas être amortis et qui chargent les exploitations pendant des décennies.

L'UDC se battra donc contre ce projet d'ordonnance sur la protection des animaux qui imposent des investissements et du travail supplémentaires aux exploitations élevant des animaux de rente. Ce d'autant plus que le Parlement n'a pas apporté de modifications concernant l'agriculture à la loi sur la protection des animaux qu'il a adoptée en décembre 2005. Le standard de la protection des animaux et de l'application des dispositions légales est aujourd'hui déjà nettement plus élevé en Suisse que dans le reste de l'Europe. Il n'est pas acceptable que le coût de la production agricole suisse soit augmenté par des prescriptions et réglementations sans cesse nouvelles alors que des denrées alimentaires produites dans des conditions discutables du point de vue de la protection des animaux peuvent être importées sans autre.

L'UDC s'engage à ce que les efforts d'économie en matière agricole soient à l'avenir concentrés pleinement sur l'administration. Les cinq offices fédéraux compétents pour l'agriculture ne savent manifestement pas ce que font les uns et les autres. Si aujourd'hui l'OFAG prône l'esprit d'entreprise à tout prix alors que l'OVF fait tout pour empêcher cela, un unique "Office fédéral de l'agriculture et de l'alimentation" se limiterait à une seule variante - et devrait en assumer la responsabilité. L'UDC prend au mot la conseillère fédérale Doris Leuthard qui s'est clairement prononcée pour une agriculture animée par l'esprit d'entreprise et elle espère que le Département fédéral de l'économie en tiendra compte sous sa nouvelle direction.

Berne, 8 août 2006

08.08.2006

Le DFE prend des mesures chicaniÈres contre l'agriculture

L'ordonnance sur la protection des animaux qui vient d'être mise en consultation confirme un constat fait depuis longtemps: d'un côté, la Confédération veut abandonner l'agriculture aux forces du...

(UDC) L'ordonnance sur la protection des animaux qui vient d'être mise en consultation confirme un constat fait depuis longtemps: d'un côté, la Confédération veut abandonner l'agriculture aux forces du marché et invite les paysans à agir en chefs d'entreprise; de l'autre côté, elle multiplie les contraintes et prescriptions et agit donc dans un sens juste opposé au premier. L'UDC n'admet pas que des réglementations sans cesse nouvelles suppriment la dernière marge de manœuvre des agriculteurs.


La liberté d'entreprise que la Confédération se vante de donner aux agriculteurs est avant tout théorique. Dans la pratique, la multiplication des ordonnances et lois augmente les coûts de production et détériore les conditions-cadres de l'agriculture. La révision totale de l'ordonnance sur la protection des animaux est un désastre notamment pour les engraisseurs. Partant d'études excessivement chères et aux résultats douteux, le Conseil fédéral veut notamment augmenter de 40% environ la surface minimale pour les taurillons d'engraissement. Cette modification exigée pour les bâtiments n'apporte rien à la protection des animaux, mais empêche environ la moitié des engraisseurs de faire de l'engraissement de bovins à des prix couvrant les frais. Les constants changements des prescriptions sur les bâtiments servant à l'engraissement engendrent de lourds investissements qui ne peuvent pas être amortis et qui chargent les exploitations pendant des décennies.

L'UDC se battra donc contre ce projet d'ordonnance sur la protection des animaux qui imposent des investissements et du travail supplémentaires aux exploitations élevant des animaux de rente. Ce d'autant plus que le Parlement n'a pas apporté de modifications concernant l'agriculture à la loi sur la protection des animaux qu'il a adoptée en décembre 2005. Le standard de la protection des animaux et de l'application des dispositions légales est aujourd'hui déjà nettement plus élevé en Suisse que dans le reste de l'Europe. Il n'est pas acceptable que le coût de la production agricole suisse soit augmenté par des prescriptions et réglementations sans cesse nouvelles alors que des denrées alimentaires produites dans des conditions discutables du point de vue de la protection des animaux peuvent être importées sans autre.

L'UDC s'engage à ce que les efforts d'économie en matière agricole soient à l'avenir concentrés pleinement sur l'administration. Les cinq offices fédéraux compétents pour l'agriculture ne savent manifestement pas ce que font les uns et les autres. Si aujourd'hui l'OFAG prône l'esprit d'entreprise à tout prix alors que l'OVF fait tout pour empêcher cela, un unique "Office fédéral de l'agriculture et de l'alimentation" se limiterait à une seule variante - et devrait en assumer la responsabilité. L'UDC prend au mot la conseillère fédérale Doris Leuthard qui s'est clairement prononcée pour une agriculture animée par l'esprit d'entreprise et elle espère que le Département fédéral de l'économie en tiendra compte sous sa nouvelle direction.

Berne, 8 août 2006