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Le nouveau certificat de salaire n'est pas nécessaire
21.06.2005

Le nouveau certificat de salaire n'est pas nécessaire

Un nouveau certificat de salaire devrait être introduit en Suisse en 2007 avec pour principal résultat de donner encore plus de travail administratif aux entreprises petites et moyennes et d'...

(UDC) Un nouveau certificat de salaire devrait être introduit en Suisse en 2007 avec pour principal résultat de donner encore plus de travail administratif aux entreprises petites et moyennes et d'alourdir les impôts et la bureaucratie. Une phase-pilote va être lancée alors que ce certificat ne répond à aucun besoin. L'UDC demande que cet exercice soit immédiatement arrêté.


Cette phase-pilote devrait permettre de déterminer si le nouveau certificat de salaire est techniquement applicable, administrativement supportable et économiquement et financièrement raisonnable, a-t-on dit à la conférence de presse. Le fait qu'il faille d'abord tester si ce certificat est supportable et raisonnable prouve bien qu'il est inutile! Si tout était clair et si le besoin était donné, il ne serait pas nécessaire de faire un test.

Cette phase-pilote n'est pas autre chose qu'une manœuvre de diversion des présidents radicaux d'economiesuisse ainsi que de l'Union suisse des arts et métiers. Une fois de plus, ces personnes ont été incapables de défendre efficacement les intérêts de ceux qu'ils représentent. Ils ont donc conclu un petit compromis avec les directeurs des finances des cantons et l'administration fédérale pour sauver le nouveau certificat de salaire. Or, les milieux des arts et métiers dans les cantons manifestent une opposition de plus en plus forte à l'égard de ce projet, au point de songer au lancement d'une initiative populaire. Cela n'a rien d'étonnant quand on sait que ce nouveau certificat de salaire accroît la bureaucratie et les contraintes administratives pour l'économie en général, les arts et métiers en particulier, et qu'il alourdit les impôts pour les salariés en supprimant des possibilités de déduction.

Pour garder la face, les représentants de l'économie ont approuvé une phase-pilote qui leur permettra ensuite de prétendre dans un rapport final enjolivant la situation qu'ils ont défendu les intérêts des entreprises et de l'économie. Le procédé est connu. Comme lors de l'introduction de la TVA, on dira haut et fort que les légères charges administratives supplémentaires découlant de ce certificat sont parfaitement supportables pour les petites entreprises.

C'est exactement cette politique qui paralyse l'économie de notre pays et qui freine sa croissance. L'UDC invite les associations économiques et les autres partis bourgeois à intervenir de concert pour mettre fin immédiatement à ce projet de nouveau certificat de salaire et pour maintenir le système actuel. De plus, l'UDC demande que les prestations salariales annexes de faible importance soient exonérées de l'impôt et des cotisations sociales et qu'un système forfaitaire soit introduit pour les autres prestations s'ajoutant au salaire.

Berne, 21 juin 2005

21.06.2005

Le nouveau certificat de salaire n'est pas nécessaire

Un nouveau certificat de salaire devrait être introduit en Suisse en 2007 avec pour principal résultat de donner encore plus de travail administratif aux entreprises petites et moyennes et d'...

(UDC) Un nouveau certificat de salaire devrait être introduit en Suisse en 2007 avec pour principal résultat de donner encore plus de travail administratif aux entreprises petites et moyennes et d'alourdir les impôts et la bureaucratie. Une phase-pilote va être lancée alors que ce certificat ne répond à aucun besoin. L'UDC demande que cet exercice soit immédiatement arrêté.


Cette phase-pilote devrait permettre de déterminer si le nouveau certificat de salaire est techniquement applicable, administrativement supportable et économiquement et financièrement raisonnable, a-t-on dit à la conférence de presse. Le fait qu'il faille d'abord tester si ce certificat est supportable et raisonnable prouve bien qu'il est inutile! Si tout était clair et si le besoin était donné, il ne serait pas nécessaire de faire un test.

Cette phase-pilote n'est pas autre chose qu'une manœuvre de diversion des présidents radicaux d'economiesuisse ainsi que de l'Union suisse des arts et métiers. Une fois de plus, ces personnes ont été incapables de défendre efficacement les intérêts de ceux qu'ils représentent. Ils ont donc conclu un petit compromis avec les directeurs des finances des cantons et l'administration fédérale pour sauver le nouveau certificat de salaire. Or, les milieux des arts et métiers dans les cantons manifestent une opposition de plus en plus forte à l'égard de ce projet, au point de songer au lancement d'une initiative populaire. Cela n'a rien d'étonnant quand on sait que ce nouveau certificat de salaire accroît la bureaucratie et les contraintes administratives pour l'économie en général, les arts et métiers en particulier, et qu'il alourdit les impôts pour les salariés en supprimant des possibilités de déduction.

Pour garder la face, les représentants de l'économie ont approuvé une phase-pilote qui leur permettra ensuite de prétendre dans un rapport final enjolivant la situation qu'ils ont défendu les intérêts des entreprises et de l'économie. Le procédé est connu. Comme lors de l'introduction de la TVA, on dira haut et fort que les légères charges administratives supplémentaires découlant de ce certificat sont parfaitement supportables pour les petites entreprises.

C'est exactement cette politique qui paralyse l'économie de notre pays et qui freine sa croissance. L'UDC invite les associations économiques et les autres partis bourgeois à intervenir de concert pour mettre fin immédiatement à ce projet de nouveau certificat de salaire et pour maintenir le système actuel. De plus, l'UDC demande que les prestations salariales annexes de faible importance soient exonérées de l'impôt et des cotisations sociales et qu'un système forfaitaire soit introduit pour les autres prestations s'ajoutant au salaire.

Berne, 21 juin 2005