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Le peuple est-il donc stupide, monsieur le Président de la Confédération?
03.07.2009

Le peuple est-il donc stupide, monsieur le Président de la Confédération?

L'UDC est consternée par l'interview du président de la Confédération qui a paru aujourd'hui dans le quotidien...

(UDC) L'UDC est consternée par l'interview du président de la Confédération qui a paru aujourd'hui dans le quotidien zurichois "Tagesanzeiger". Hans-Rudolf Merz y affirme que l'élection du Conseil fédéral par le peuple ne convient pas à la Suisse. Le peuple, affirme-t-il, n'est pas capable de juger qui est apte à gouverner. Pour le président de la Confédération, le peuple est manifestement trop stupide pour désigner le gouvernement national. Et cela bien que ces mêmes citoyens élisent leurs gouvernements cantonaux et sont donc parfaitement aptes à apprécier tous les éléments d'une élection gouvernementale.

Au fils des années écoulées, les élections au Conseil fédéral sont de plus en plus souvent tombées au niveau de manipulations partisanes et malpropres par lesquels les perdants des élections populaires cherchaient à se venger des vainqueurs. Des comptes politiques ont été réglés sous le couvert de ladite "aptitude à la concordance". Conséquence: le peuple a progressivement perdu tout respect pour le Conseil fédéral.

Si le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz prétend que l'élection du Conseil fédéral par le peuple ne convient pas à la Suisse parce que le peuple est incapable de juger qui est apte à gouverner, il insulte les citoyennes et les citoyens. Les élections gouvernementales dans les cantons prouvent à l'évidence que le peuple est parfaitement capable d'estimer qui convient à l'exécutif. Et le souverain montre de surcroît qu'il sait respecter et tenir compte des droits des minorités. Le peuple n'est pas sot, Monsieur le Président!

Les avantages et les inconvénients de l'élection du Conseil fédéral par le peuple peuvent et doivent être débattus, mais les arguments que Hans-Rudolf Merz a développés dans son entretien avec le "Tagesanzeiger" sont choquants et indignes d'un président de la Confédération.

Berne, 3 juillet 2009

03.07.2009

Le peuple est-il donc stupide, monsieur le Président de la Confédération?

L'UDC est consternée par l'interview du président de la Confédération qui a paru aujourd'hui dans le quotidien...

(UDC) L'UDC est consternée par l'interview du président de la Confédération qui a paru aujourd'hui dans le quotidien zurichois "Tagesanzeiger". Hans-Rudolf Merz y affirme que l'élection du Conseil fédéral par le peuple ne convient pas à la Suisse. Le peuple, affirme-t-il, n'est pas capable de juger qui est apte à gouverner. Pour le président de la Confédération, le peuple est manifestement trop stupide pour désigner le gouvernement national. Et cela bien que ces mêmes citoyens élisent leurs gouvernements cantonaux et sont donc parfaitement aptes à apprécier tous les éléments d'une élection gouvernementale.

Au fils des années écoulées, les élections au Conseil fédéral sont de plus en plus souvent tombées au niveau de manipulations partisanes et malpropres par lesquels les perdants des élections populaires cherchaient à se venger des vainqueurs. Des comptes politiques ont été réglés sous le couvert de ladite "aptitude à la concordance". Conséquence: le peuple a progressivement perdu tout respect pour le Conseil fédéral.

Si le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz prétend que l'élection du Conseil fédéral par le peuple ne convient pas à la Suisse parce que le peuple est incapable de juger qui est apte à gouverner, il insulte les citoyennes et les citoyens. Les élections gouvernementales dans les cantons prouvent à l'évidence que le peuple est parfaitement capable d'estimer qui convient à l'exécutif. Et le souverain montre de surcroît qu'il sait respecter et tenir compte des droits des minorités. Le peuple n'est pas sot, Monsieur le Président!

Les avantages et les inconvénients de l'élection du Conseil fédéral par le peuple peuvent et doivent être débattus, mais les arguments que Hans-Rudolf Merz a développés dans son entretien avec le "Tagesanzeiger" sont choquants et indignes d'un président de la Confédération.

Berne, 3 juillet 2009