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Le scandale des visas dissimulé pour préserver Schengen
21.03.2005

Le scandale des visas dissimulé pour préserver Schengen

Et voilà que le scandale des visas déborde aussi sur la Suisse. Des centaines de visas d'entrée en Suisse auraient été vendus contre monnaie sonnante et trébuchante dans au moins quatre ambassades..

(UDC) Et voilà que le scandale des visas déborde aussi sur la Suisse. Des centaines de visas d'entrée en Suisse auraient été vendus contre monnaie sonnante et trébuchante dans au moins quatre ambassades helvétiques. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey n'informe qu'au compte-gouttes et le Conseil fédéral tente de dissimuler l'affaire pour ne pas menacer la votation sur Schengen. C'est pourtant une évidence: si le système actuel d'attribution des visas suisses présente des lacunes aussi graves, il faut au moins éviter de l'ouvrir encore avec Schengen.

L'affaire des visas au DFAE n'a aucun rapport avec Schengen, affirme la conseillère fédérale responsable, Micheline Calmy-Rey, dans une interview accordée à un journal. Manœuvre de diversion cousue de fil blanc parce que ce scandale concerne précisément Schengen. Cet accord vise en effet à supprimer les frontières entre la Suisse et l'UE et, parallèlement, à céder la politique suisse des visas à Bruxelles. Or, toutes les personnes qui ont obtenu, d'une manière légale ou non, un visa Schengen peuvent ensuite se mouvoir librement à l'intérieur de l'espace du même nom. Que leur visa de "touriste cherchant du travail" ait été obtenu grâce à la complaisance des autorités allemandes qui ont accordé en masse ces autorisations d'entrée ou que leur visa ait été acheté à un fonctionnaire d'ambassade suisse indélicat, cela ne change rien à l'affaire. Une fois entrés, ces illégaux peuvent voyager librement comme travailleurs au noir ou comme criminels dans tout l'espace Schengen dont ferait partie la Suisse aussi. Cette affaire de corruption de fonctionnaires donne aussi une idée de l'inefficacité des mesures complémentaires comme les contrôles volants derrière les frontières (Schengen) ou des mesures d'accompagnement (libre circulation des personnes) puisque le système actuellement en place ne fonctionne déjà pas.

La présence de fonctionnaires corrompus au DFAE, justement, n'est pas étonnante. La conseillère fédérale compétente préférant voyager de par le monde au lieu de s'occuper de ses diplomates, elle perd le contrôle des affaires courantes. Ses tentatives de dissimulation sont parfaitement conformes à l'attitude du gouvernement de gauche allemand dans le scandale des visas.

Cette affaire de corruption dans les ambassades suisses doit être mis au jour sans ménagement aucun. L'UDC exige du Conseil fédéral un éclaircissement complet de ces cas. Il s'agit en particulier de dire au public combien de visas ont été vendus par des fonctionnaires suisses, où se trouvent les personnes entrées en Suisse grâce à ces visas et quelles sont les sources de revenu de ces "touristes". Le Conseil fédéral a le devoir d'informer objectivement, surtout compte tenu de l'enjeu de la votation du 5 juin. De plus, les responsables du DFAE doivent être placés en face de leurs responsabilités.

Berne, 21 mars 2005

21.03.2005

Le scandale des visas dissimulé pour préserver Schengen

Et voilà que le scandale des visas déborde aussi sur la Suisse. Des centaines de visas d'entrée en Suisse auraient été vendus contre monnaie sonnante et trébuchante dans au moins quatre ambassades..

(UDC) Et voilà que le scandale des visas déborde aussi sur la Suisse. Des centaines de visas d'entrée en Suisse auraient été vendus contre monnaie sonnante et trébuchante dans au moins quatre ambassades helvétiques. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey n'informe qu'au compte-gouttes et le Conseil fédéral tente de dissimuler l'affaire pour ne pas menacer la votation sur Schengen. C'est pourtant une évidence: si le système actuel d'attribution des visas suisses présente des lacunes aussi graves, il faut au moins éviter de l'ouvrir encore avec Schengen.

L'affaire des visas au DFAE n'a aucun rapport avec Schengen, affirme la conseillère fédérale responsable, Micheline Calmy-Rey, dans une interview accordée à un journal. Manœuvre de diversion cousue de fil blanc parce que ce scandale concerne précisément Schengen. Cet accord vise en effet à supprimer les frontières entre la Suisse et l'UE et, parallèlement, à céder la politique suisse des visas à Bruxelles. Or, toutes les personnes qui ont obtenu, d'une manière légale ou non, un visa Schengen peuvent ensuite se mouvoir librement à l'intérieur de l'espace du même nom. Que leur visa de "touriste cherchant du travail" ait été obtenu grâce à la complaisance des autorités allemandes qui ont accordé en masse ces autorisations d'entrée ou que leur visa ait été acheté à un fonctionnaire d'ambassade suisse indélicat, cela ne change rien à l'affaire. Une fois entrés, ces illégaux peuvent voyager librement comme travailleurs au noir ou comme criminels dans tout l'espace Schengen dont ferait partie la Suisse aussi. Cette affaire de corruption de fonctionnaires donne aussi une idée de l'inefficacité des mesures complémentaires comme les contrôles volants derrière les frontières (Schengen) ou des mesures d'accompagnement (libre circulation des personnes) puisque le système actuellement en place ne fonctionne déjà pas.

La présence de fonctionnaires corrompus au DFAE, justement, n'est pas étonnante. La conseillère fédérale compétente préférant voyager de par le monde au lieu de s'occuper de ses diplomates, elle perd le contrôle des affaires courantes. Ses tentatives de dissimulation sont parfaitement conformes à l'attitude du gouvernement de gauche allemand dans le scandale des visas.

Cette affaire de corruption dans les ambassades suisses doit être mis au jour sans ménagement aucun. L'UDC exige du Conseil fédéral un éclaircissement complet de ces cas. Il s'agit en particulier de dire au public combien de visas ont été vendus par des fonctionnaires suisses, où se trouvent les personnes entrées en Suisse grâce à ces visas et quelles sont les sources de revenu de ces "touristes". Le Conseil fédéral a le devoir d'informer objectivement, surtout compte tenu de l'enjeu de la votation du 5 juin. De plus, les responsables du DFAE doivent être placés en face de leurs responsabilités.

Berne, 21 mars 2005