Articles dans
le temps
L’UDC exige des coupes budgétaires pour un total de 960 millions de francs
24.11.2014

L’UDC exige des coupes budgétaires pour un total de 960 millions de francs

Les commissions parlementaires des finances ont fait du mauvais travail. Ils ont même augmenté les dépenses supplémentaires de 879 millions de francs demandées par le Conseil fédéral. Les réductions proposées sont insignifiantes. 

Des élus UDC spécialisés en politique économique et financière se sont réunis aujourd’hui pour définir leur position dans la perspective du débat sur le budget 2015 de la Confédération qui commence demain au Conseil national. Les commissions parlementaires des finances ont fait du mauvais travail. Ils ont même augmenté les dépenses supplémentaires de 879 millions de francs demandées par le Conseil fédéral. Les réductions proposées sont insignifiantes. Difficile de déceler dans cette attitude le moindre souci d’économiser les deniers publics. Aussi, le groupe UDC exige-t-il des coupes pour un total de 960 millions de francs par rapport au budget présenté par le Conseil fédéral. Ces économies concernent le paiement de consultants externes, les offices fédéraux de la santé et de la culture ainsi que les charges d’exploitation et matérielles. L’UDC a résumé les principes d’une politique financière à long terme dans son nouveau document de fond „Pour une politique financière fiable et supportable de la Confédération“.

L’UDC a tenu conférence de presse aujourd’hui pour informer sur le prochain débat budgétaire des chambres fédérales. Les élus présents, spécialisés en politique financière et économique, ont critiqué le travail insuffisant des commissions préparatoires du Conseil national et du Conseil des Etats. Alors que le Conseil fédéral présentait une fois de plus un budget prévoyant une hausse des dépenses, les commissions financières des deux conseils ont même augmenté certains postes budgétaires, de sorte que les dépenses progresseront encore plus fortement en 2015 que ne le proposait le gouvernement.

Il faut bien se rendre compte que le Conseil fédéral propose une augmentation des dépenses de l’Etat de 879 millions de francs entre 2014 et 2015. Au lieu de freiner au moins la croissance des dépenses – on est encore loin de véritables économies – la Commission des finances du Conseil national a même alourdi le budget de 19 millions de francs. La Commission des finances du Conseil des Etats a fait pire en demandant une rallonge de 73 millions (en plus des 879 millions proposés par le Conseil fédéral), car elle refuse, contrairement à la commission du Conseil national, toute réduction de l’aide au développement.

Pour l’UDC désormais, la coupe est pleine. Les dépenses fédérales croissent sans frein. Cette politique dépensière empêche de réduire la dette publique ou de créer des excédents structurels pour financer de futurs projets. Selon le plan financier, les dépenses totales crèveront le plafond des 70 milliards de francs en 2016 et atteindront 73,3 milliards en 2017.

Le groupe UDC a donc déposé les propositions individuelles suivantes dans la perspective du débat budgétaire:

1. Geler les dépenses à 66 milliards de francs

Le groupe UDC a déposé une motion exigeant que les dépenses globales de la Confédération soient gelées à 66 milliards de francs (montant correspondant au budget 2014).

2. Réduction des prestations de conseil externes

Publié vendredi dernier, le rapport d’enquête sur l’échec du projet informatique „Insieme“ arrive à la conclusion que les dépenses excessives pour les conseils d’“experts“ ou de consultants externes constituent une lourde charge pour les finances fédérales sans que ces activités ne génèrent une réelle plus-value. L’UDC propose donc, d’une part, de réduire de 10% le poste budgétaire des dépenses générales pour les prestations de conseil et, d’autre part, de ramener les dépenses pour des prestations de service externes à leur niveau de 2009. Il faut savoir que ces dernières ont passé de 470 millions en 2009 à 742 millions en 2012, soit un hausse de 58%. Durant cette même période, la Confédération a créé 253 postes de travail à temps complet supplémentaires. L’unique manière de mettre fin à cet énorme gaspillage d’argent dans des mandats externes consiste à réduire ce poste de dépense.

3. Réduction des charges matérielles et d’exploitation de 450 millions de francs

Une autre proposition de l’UDC vise à réduire de 450 millions de francs les charges matérielles et d’exploitation. Le montant prévu à cet effet dans le budget 2014 était encore de 4,268 milliards de francs. Il passe à 4,536 milliards dans le budget 2015, ce qui équivaut à une augmentation de 6,3% (268 millions en chiffre net). L’UDC est absolument convaincue qu’une coupe transversale impliquant tous les départements encouragerait l’administration à adopter un raisonnement plus économique. Il existe un grand potentiel à ce niveau, mais aussi longtemps que les offices se voient doter de généreux budgets, de l’argent est dépensé en masse non seulement pour des tâches utiles, mais aussi pour d’onéreuses publications sur papier glacé que personne ne lit ou pour le développement d’applications informatiques (p.ex. App UNO) qui n’intéressent personne et pour lesquelles il n’existe pas de marché.

4. Réductions budgétaires pour les offices de la santé et de la culture

Que ce soit par des campagnes HIV excentriques et provocatrices, des études douteuses sur l’alcool et les saucisses ou encore par des projets de loi hostiles à la consommation de tabac, l’OFSP s’érige en apôtre de la santé et se voit investi de la tâche d’éduquer les citoyens. L’UDC demande donc que son budget soit réduit de 150 millions de francs. 50 autres millions peuvent être économisés à l’Office fédéral de la culture, notamment dans les contributions et dédommagements (projet cinématographiques, etc.).

5. Réduction des charges de personnel

L’UDC propose cette année également de procéder à une réduction transversale des charges de personnel de 50 millions de francs.

L’UDC accompagne ces mesures à court terme par un nouveau document de fond sur la politique financière dans lequel le parti confirme sa volonté de principe de mener une politique financière durable. Ce document identifie plusieurs domaines problématiques auxquels l’UDC entend s’attaquer ces prochaines années.

24.11.2014

L’UDC exige des coupes budgétaires pour un total de 960 millions de francs

Les commissions parlementaires des finances ont fait du mauvais travail. Ils ont même augmenté les dépenses supplémentaires de 879 millions de francs demandées par le Conseil fédéral. Les réductions proposées sont insignifiantes. 

Des élus UDC spécialisés en politique économique et financière se sont réunis aujourd’hui pour définir leur position dans la perspective du débat sur le budget 2015 de la Confédération qui commence demain au Conseil national. Les commissions parlementaires des finances ont fait du mauvais travail. Ils ont même augmenté les dépenses supplémentaires de 879 millions de francs demandées par le Conseil fédéral. Les réductions proposées sont insignifiantes. Difficile de déceler dans cette attitude le moindre souci d’économiser les deniers publics. Aussi, le groupe UDC exige-t-il des coupes pour un total de 960 millions de francs par rapport au budget présenté par le Conseil fédéral. Ces économies concernent le paiement de consultants externes, les offices fédéraux de la santé et de la culture ainsi que les charges d’exploitation et matérielles. L’UDC a résumé les principes d’une politique financière à long terme dans son nouveau document de fond „Pour une politique financière fiable et supportable de la Confédération“.

L’UDC a tenu conférence de presse aujourd’hui pour informer sur le prochain débat budgétaire des chambres fédérales. Les élus présents, spécialisés en politique financière et économique, ont critiqué le travail insuffisant des commissions préparatoires du Conseil national et du Conseil des Etats. Alors que le Conseil fédéral présentait une fois de plus un budget prévoyant une hausse des dépenses, les commissions financières des deux conseils ont même augmenté certains postes budgétaires, de sorte que les dépenses progresseront encore plus fortement en 2015 que ne le proposait le gouvernement.

Il faut bien se rendre compte que le Conseil fédéral propose une augmentation des dépenses de l’Etat de 879 millions de francs entre 2014 et 2015. Au lieu de freiner au moins la croissance des dépenses – on est encore loin de véritables économies – la Commission des finances du Conseil national a même alourdi le budget de 19 millions de francs. La Commission des finances du Conseil des Etats a fait pire en demandant une rallonge de 73 millions (en plus des 879 millions proposés par le Conseil fédéral), car elle refuse, contrairement à la commission du Conseil national, toute réduction de l’aide au développement.

Pour l’UDC désormais, la coupe est pleine. Les dépenses fédérales croissent sans frein. Cette politique dépensière empêche de réduire la dette publique ou de créer des excédents structurels pour financer de futurs projets. Selon le plan financier, les dépenses totales crèveront le plafond des 70 milliards de francs en 2016 et atteindront 73,3 milliards en 2017.

Le groupe UDC a donc déposé les propositions individuelles suivantes dans la perspective du débat budgétaire:

1. Geler les dépenses à 66 milliards de francs

Le groupe UDC a déposé une motion exigeant que les dépenses globales de la Confédération soient gelées à 66 milliards de francs (montant correspondant au budget 2014).

2. Réduction des prestations de conseil externes

Publié vendredi dernier, le rapport d’enquête sur l’échec du projet informatique „Insieme“ arrive à la conclusion que les dépenses excessives pour les conseils d’“experts“ ou de consultants externes constituent une lourde charge pour les finances fédérales sans que ces activités ne génèrent une réelle plus-value. L’UDC propose donc, d’une part, de réduire de 10% le poste budgétaire des dépenses générales pour les prestations de conseil et, d’autre part, de ramener les dépenses pour des prestations de service externes à leur niveau de 2009. Il faut savoir que ces dernières ont passé de 470 millions en 2009 à 742 millions en 2012, soit un hausse de 58%. Durant cette même période, la Confédération a créé 253 postes de travail à temps complet supplémentaires. L’unique manière de mettre fin à cet énorme gaspillage d’argent dans des mandats externes consiste à réduire ce poste de dépense.

3. Réduction des charges matérielles et d’exploitation de 450 millions de francs

Une autre proposition de l’UDC vise à réduire de 450 millions de francs les charges matérielles et d’exploitation. Le montant prévu à cet effet dans le budget 2014 était encore de 4,268 milliards de francs. Il passe à 4,536 milliards dans le budget 2015, ce qui équivaut à une augmentation de 6,3% (268 millions en chiffre net). L’UDC est absolument convaincue qu’une coupe transversale impliquant tous les départements encouragerait l’administration à adopter un raisonnement plus économique. Il existe un grand potentiel à ce niveau, mais aussi longtemps que les offices se voient doter de généreux budgets, de l’argent est dépensé en masse non seulement pour des tâches utiles, mais aussi pour d’onéreuses publications sur papier glacé que personne ne lit ou pour le développement d’applications informatiques (p.ex. App UNO) qui n’intéressent personne et pour lesquelles il n’existe pas de marché.

4. Réductions budgétaires pour les offices de la santé et de la culture

Que ce soit par des campagnes HIV excentriques et provocatrices, des études douteuses sur l’alcool et les saucisses ou encore par des projets de loi hostiles à la consommation de tabac, l’OFSP s’érige en apôtre de la santé et se voit investi de la tâche d’éduquer les citoyens. L’UDC demande donc que son budget soit réduit de 150 millions de francs. 50 autres millions peuvent être économisés à l’Office fédéral de la culture, notamment dans les contributions et dédommagements (projet cinématographiques, etc.).

5. Réduction des charges de personnel

L’UDC propose cette année également de procéder à une réduction transversale des charges de personnel de 50 millions de francs.

L’UDC accompagne ces mesures à court terme par un nouveau document de fond sur la politique financière dans lequel le parti confirme sa volonté de principe de mener une politique financière durable. Ce document identifie plusieurs domaines problématiques auxquels l’UDC entend s’attaquer ces prochaines années.