Articles dans
le temps
Les contre-mesures sond désormais inévitables
18.02.2003

Les contre-mesures sond désormais inévitables

La rencontre d'hier entre le conseiller fédéral Leuenberger et le ministre allemand des transports n'ayant apporté aucun résultat, l'UDC maintient son opposition à l'accord germano-suisse sur les...

(UDC) La rencontre d'hier entre le conseiller fédéral Leuenberger et le ministre allemand des transports n'ayant apporté aucun résultat, l'UDC maintient son opposition à l'accord germano-suisse sur les transports aériens. Si l'Allemagne édicte, comme elle a déjà menacé plusieurs fois de le faire, une ordonnance unilatérale, l'UDC invite le Conseil fédéral à prendre des contre-mesures.

Au stade des négociations déjà, l'UDC était critique face à cet accord sur la navigation aérienne. Il est inadmissible que l'Allemagne tente d'imposer dans l'espace d'approche à l'aéroport de Zurich des prescriptions contre le bruit plus sévères que sur le reste de son territoire. De toute évidence, le but de l'Allemagne n'est pas de protéger sa population contre le bruit, mais bien de discriminer la Suisse. L'UDC s'est donc opposée dès le départ à cet accord. Dans le courant des négociations, l'UDC a dû constater à plusieurs reprises que le conseiller fédéral Leuenberger défendait fort mal les intérêts de la Suisse. C'était de toute manière une faute tactique de charger un ministre, qui est avant tout un défenseur inconditionnel de cet accord, de renégocier les termes de celui-ci.

En septembre 2001 déjà, l'UDC avait invité le Conseil fédéral à préparer des contre-mesures à une éventuelle ordonnance unilatérale édictée par l'Allemagne. Cela n'a malheureusement pas été fait. Bien au contraire, anticipant les désirs de l'Allemagne, le Conseil fédéral a mis en vigueur certaines parties de cet accord. Une fois de plus, le Conseil fédéral n'a pas su s'engager pour la Suisse avec toute la vigueur souhaitable.

Si le Conseil fédéral continue de faire acte de soumission face à Berlin, l'Allemagne édictera son ordonnance après le rejet de l'accord par le parlement. Une telle décision constituerait cependant un acte inamical de la part de l'Allemagne. L'UDC insiste donc auprès du Conseil fédéral pour qu'il défende avec détermination les intérêts de la Suisse et mette en place des contre-mesures. On pourrait, par exemple, songer à une baisse massive, voire à la suppression complète des contingents de transit pour les camions allemands de 40 tonnes. Dans le cadre du dosage du trafic de transit, les espaces d'attente doivent être déplacés en Allemagne. D'autres possibilités de contre-mesures sont envisageables concernant les modalités douanières pour le trafic lourd à la frontière allemande. La Suisse ne doit pas se laisser intimider par son grand voisin du nord, mais réagir avec détermination.

Berne, le 18 février 2003

18.02.2003

Les contre-mesures sond désormais inévitables

La rencontre d'hier entre le conseiller fédéral Leuenberger et le ministre allemand des transports n'ayant apporté aucun résultat, l'UDC maintient son opposition à l'accord germano-suisse sur les...

(UDC) La rencontre d'hier entre le conseiller fédéral Leuenberger et le ministre allemand des transports n'ayant apporté aucun résultat, l'UDC maintient son opposition à l'accord germano-suisse sur les transports aériens. Si l'Allemagne édicte, comme elle a déjà menacé plusieurs fois de le faire, une ordonnance unilatérale, l'UDC invite le Conseil fédéral à prendre des contre-mesures.

Au stade des négociations déjà, l'UDC était critique face à cet accord sur la navigation aérienne. Il est inadmissible que l'Allemagne tente d'imposer dans l'espace d'approche à l'aéroport de Zurich des prescriptions contre le bruit plus sévères que sur le reste de son territoire. De toute évidence, le but de l'Allemagne n'est pas de protéger sa population contre le bruit, mais bien de discriminer la Suisse. L'UDC s'est donc opposée dès le départ à cet accord. Dans le courant des négociations, l'UDC a dû constater à plusieurs reprises que le conseiller fédéral Leuenberger défendait fort mal les intérêts de la Suisse. C'était de toute manière une faute tactique de charger un ministre, qui est avant tout un défenseur inconditionnel de cet accord, de renégocier les termes de celui-ci.

En septembre 2001 déjà, l'UDC avait invité le Conseil fédéral à préparer des contre-mesures à une éventuelle ordonnance unilatérale édictée par l'Allemagne. Cela n'a malheureusement pas été fait. Bien au contraire, anticipant les désirs de l'Allemagne, le Conseil fédéral a mis en vigueur certaines parties de cet accord. Une fois de plus, le Conseil fédéral n'a pas su s'engager pour la Suisse avec toute la vigueur souhaitable.

Si le Conseil fédéral continue de faire acte de soumission face à Berlin, l'Allemagne édictera son ordonnance après le rejet de l'accord par le parlement. Une telle décision constituerait cependant un acte inamical de la part de l'Allemagne. L'UDC insiste donc auprès du Conseil fédéral pour qu'il défende avec détermination les intérêts de la Suisse et mette en place des contre-mesures. On pourrait, par exemple, songer à une baisse massive, voire à la suppression complète des contingents de transit pour les camions allemands de 40 tonnes. Dans le cadre du dosage du trafic de transit, les espaces d'attente doivent être déplacés en Allemagne. D'autres possibilités de contre-mesures sont envisageables concernant les modalités douanières pour le trafic lourd à la frontière allemande. La Suisse ne doit pas se laisser intimider par son grand voisin du nord, mais réagir avec détermination.

Berne, le 18 février 2003