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Les erreurs de la politique énergétique coÛtent des millions
04.09.2008

Les erreurs de la politique énergétique coÛtent des millions

La hausse massive du prix de l'électricité qui entre en vigueur le 1.1.2009 frappe l'économie suisse tout comme les clients particuliers. Tout le monde doit passer à la caisse. La faute en incombe...

(UDC) La hausse massive du prix de l'électricité qui entre en vigueur le 1.1.2009 frappe l'économie suisse tout comme les clients particuliers. Tout le monde doit passer à la caisse. La faute en incombe avant tout aux partis du centre-gauche dont la stratégie erronée mise sur les énergies chères au lieu d'encourager les productions énergétiques plus avantageuses et qui ont fait leurs preuves comme l'eau et le nucléaire. L'UDC demande une réorientation de la politique énergétique et engage le conseiller fédéral Leuenberger à atténuer les effets de cette hausse des prix.

L'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'électricité le 1.1.2009 apporte quelques changements fondamentaux sur le marché. Comme on l'a appris récemment, les tarifs électriques vont augmenter massivement, soit jusqu'à 25%.
Ce développement est, d'une part, le résultat de la nouvelle évaluation des réseaux - à laquelle l'UDC s'est opposée - qui sera faite pour la première fois dans cette forme et qui rapproche les prix du niveau actuel du marché; d'autre part, les partis du centre-gauche, qui composent la coalition gouvernementale, portent une large part de responsabilité dans cette augmentation des prix. C'est en effet à tort que la tendance actuelle est qualifiée de "libéralisation". En réalité, il s'agit d'un semblant de libéralisation qui comporte de nombreux éléments poussant les prix à la hausse.

Durant le débat parlementaire concernant la loi sur l'électricité, le PRD et le PDC ont rejoint une fois de plus le camp de la gauche, si bien que cette loi ne répond pas aux critères de l'économie de marché. On y a prévu des subventions de 0,6 ct./kWh au maximum pour les énergies alternatives et une société nationale des réseaux qui, elle aussi, coûte au consommateur (actuellement 0,9 ct./kWh). Des mesures abaissant les prix comme les regroupements de petits consommateurs, qui profiteraient ainsi également des avantages accordés aux grands, ont été refusées.

Cette hausse des prix sur le marché reflète la stratégie purement idéologique qui consiste à renoncer aux agents énergétiques avantageux et efficaces comme l'eau et le nucléaire pour soutenir des agents énergétiques faibles et onéreux comme le solaire ou l'énergie éolienne. Dans le contexte d'une production électrique à peine suffisante au niveau européen et d'une pénurie prévisible, ces erreurs sont fatales et conduisent inévitablement à une forte hausse des prix. On s'attend de surcroît à d'autres mesures qui vont encore renchérir le courant électrique et provoquer une pénurie comme la hausse des droits d'eau ou encore le contre-projet à l'initiative populaire "eau vivante".

La spirale des prix sur le marché de l'électricité pénalise surtout les petits consommateurs. Les petites et moyennes entreprises ainsi que les ménages privés, qui ne profitent pas de la libéralisation, doivent passer à la caisse. Ce développement défavorise fortement la place économique et industrielle suisse.

L'UDC dépose dont les revendications suivantes:

  • la Commission fédérale de l'électricité et le Conseil fédéral doivent assumer leurs tâches, c'est-à-dire évaluer les nouveaux tarifs et prendre rapidement une décision. Faute de quoi la Swissgrid nouvellement créée n'a aucune raison d'exister.
  • les hausses massives prévues doivent être atténuées, notamment par la suppression de prélèvements supplémentaires. On suspendra notamment l'introduction de la taxe écologique de 0,6 ct./kWh au maximum.
  • les petits consommateurs doivent avoir la possibilité de se regrouper afin de franchir le seuil des 100'000 kWh qui leur permet de choisir librement leur fournisseur.
  • la production avantageuse d'électricité indigène par l'eau et le nucléaire doit être rapidement augmentée; il s'agit de s'engager clairement pour l'énergie nucléaire en accordant notamment une autorisation d'exploitation illimitée à la centrale nucléaire de Mühleberg.
  • il faut empêcher toute mesure restreignant la production d'électricité. Le Conseil des Etats est invité à rejeter clairement aussi bien le contreprojet que l'initiative populaire "eau vivante".
  • le conseiller fédéral Moritz Leuenberger doit intervenir, de concert avec les compagnies d'électricité, afin que les projets pendants au DETEC concernant l'extension de la production électrique hydraulique avancent rapidement.

Pour l'UDC, la garantie de l'approvisionnement électrique du pays est la première priorité. Elle s'oppose donc à toute mesure supplémentaire renchérissant ou réduisant la production. Durant la session à venir, l'UDC déposera plusieurs interventions sur ce thème.

Berne, 4 septembre 2008

 

04.09.2008

Les erreurs de la politique énergétique coÛtent des millions

La hausse massive du prix de l'électricité qui entre en vigueur le 1.1.2009 frappe l'économie suisse tout comme les clients particuliers. Tout le monde doit passer à la caisse. La faute en incombe...

(UDC) La hausse massive du prix de l'électricité qui entre en vigueur le 1.1.2009 frappe l'économie suisse tout comme les clients particuliers. Tout le monde doit passer à la caisse. La faute en incombe avant tout aux partis du centre-gauche dont la stratégie erronée mise sur les énergies chères au lieu d'encourager les productions énergétiques plus avantageuses et qui ont fait leurs preuves comme l'eau et le nucléaire. L'UDC demande une réorientation de la politique énergétique et engage le conseiller fédéral Leuenberger à atténuer les effets de cette hausse des prix.

L'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'électricité le 1.1.2009 apporte quelques changements fondamentaux sur le marché. Comme on l'a appris récemment, les tarifs électriques vont augmenter massivement, soit jusqu'à 25%.
Ce développement est, d'une part, le résultat de la nouvelle évaluation des réseaux - à laquelle l'UDC s'est opposée - qui sera faite pour la première fois dans cette forme et qui rapproche les prix du niveau actuel du marché; d'autre part, les partis du centre-gauche, qui composent la coalition gouvernementale, portent une large part de responsabilité dans cette augmentation des prix. C'est en effet à tort que la tendance actuelle est qualifiée de "libéralisation". En réalité, il s'agit d'un semblant de libéralisation qui comporte de nombreux éléments poussant les prix à la hausse.

Durant le débat parlementaire concernant la loi sur l'électricité, le PRD et le PDC ont rejoint une fois de plus le camp de la gauche, si bien que cette loi ne répond pas aux critères de l'économie de marché. On y a prévu des subventions de 0,6 ct./kWh au maximum pour les énergies alternatives et une société nationale des réseaux qui, elle aussi, coûte au consommateur (actuellement 0,9 ct./kWh). Des mesures abaissant les prix comme les regroupements de petits consommateurs, qui profiteraient ainsi également des avantages accordés aux grands, ont été refusées.

Cette hausse des prix sur le marché reflète la stratégie purement idéologique qui consiste à renoncer aux agents énergétiques avantageux et efficaces comme l'eau et le nucléaire pour soutenir des agents énergétiques faibles et onéreux comme le solaire ou l'énergie éolienne. Dans le contexte d'une production électrique à peine suffisante au niveau européen et d'une pénurie prévisible, ces erreurs sont fatales et conduisent inévitablement à une forte hausse des prix. On s'attend de surcroît à d'autres mesures qui vont encore renchérir le courant électrique et provoquer une pénurie comme la hausse des droits d'eau ou encore le contre-projet à l'initiative populaire "eau vivante".

La spirale des prix sur le marché de l'électricité pénalise surtout les petits consommateurs. Les petites et moyennes entreprises ainsi que les ménages privés, qui ne profitent pas de la libéralisation, doivent passer à la caisse. Ce développement défavorise fortement la place économique et industrielle suisse.

L'UDC dépose dont les revendications suivantes:

Pour l'UDC, la garantie de l'approvisionnement électrique du pays est la première priorité. Elle s'oppose donc à toute mesure supplémentaire renchérissant ou réduisant la production. Durant la session à venir, l'UDC déposera plusieurs interventions sur ce thème.

Berne, 4 septembre 2008