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Les grossiÈretés d'un ministre allemand
22.10.2008

Les grossiÈretés d'un ministre allemand

(UDC) L'UDC prend acte avec consternation des paroles grossières prononcées à l'égard de la Suisse par le ministre allemand des finances Peer Steinbrück (socialiste) lors de la rencontre...

(UDC) L'UDC prend acte avec consternation des paroles grossières prononcées à l'égard de la Suisse par le ministre allemand des finances Peer Steinbrück (socialiste) lors de la rencontre ministérielle de l'OCDE du 21 octobre à Paris.

Attaquant la souveraineté fiscale suisse, Steinbrück a dit textuellement ceci: "Nous ne devons pas seulement utiliser la carotte, mais aussi le bâton." Cette violence verbale d'un membre du gouvernement fédéral allemand à l'égard de la Suisse, Etat souverain et neutre, est proprement inacceptable.

Il va de soi que les fantasmes violents d'un haut représentant politique ne sont guère propices à une bonne collaboration entre Etats voisins. Ils le sont d'autant moins que la Suisse est aujourd'hui la destination favorite des émigrants allemands et qu'elle se montre extrêmement solidaire avec son voisin du nord en termes d'emplois, de trafic de transit et de bruit des avions. De plus, la source du problème ne se situe pas en Suisse. C'est au contraire aux pays membres de l'OCDE et plus particulièrement à l'Allemagne qu'il appartiendrait de réfléchir à leurs systèmes fiscaux. Les prélèvements obligatoires de la plupart de ces Etats confinent à l'expropriation des citoyens. Au lieu de s'attaquer à un pays tiers, l'Allemagne serait mieux inspirée de mettre de l'ordre dans ses affaires et de réduire ses impôts. A l'inverse, elle doit respecter la Suisse et ses principes fiscaux. Il n'est pas question de toucher à la concurrence fiscale et au secret protégeant les clients des banques.

Quant au Conseil fédéral qui ne juge pas nécessaire de réagir face aux écarts de langage du ministre allemand des finances, il fait une fois de plus la preuve de sa mollesse. L'UDC invite le gouvernement à répondre énergétiquement par la voie diplomatique aux déclarations inadmissibles de ce politique. Les représentants de l'UDC à la Commission de politique extérieure du Conseil national demanderont en tout cas une discussion à ce propos avec la ministre suisse des affaires étrangères.

Berne, 22 octobre 2008

22.10.2008

Les grossiÈretés d'un ministre allemand

(UDC) L'UDC prend acte avec consternation des paroles grossières prononcées à l'égard de la Suisse par le ministre allemand des finances Peer Steinbrück (socialiste) lors de la rencontre...

(UDC) L'UDC prend acte avec consternation des paroles grossières prononcées à l'égard de la Suisse par le ministre allemand des finances Peer Steinbrück (socialiste) lors de la rencontre ministérielle de l'OCDE du 21 octobre à Paris.

Attaquant la souveraineté fiscale suisse, Steinbrück a dit textuellement ceci: "Nous ne devons pas seulement utiliser la carotte, mais aussi le bâton." Cette violence verbale d'un membre du gouvernement fédéral allemand à l'égard de la Suisse, Etat souverain et neutre, est proprement inacceptable.

Il va de soi que les fantasmes violents d'un haut représentant politique ne sont guère propices à une bonne collaboration entre Etats voisins. Ils le sont d'autant moins que la Suisse est aujourd'hui la destination favorite des émigrants allemands et qu'elle se montre extrêmement solidaire avec son voisin du nord en termes d'emplois, de trafic de transit et de bruit des avions. De plus, la source du problème ne se situe pas en Suisse. C'est au contraire aux pays membres de l'OCDE et plus particulièrement à l'Allemagne qu'il appartiendrait de réfléchir à leurs systèmes fiscaux. Les prélèvements obligatoires de la plupart de ces Etats confinent à l'expropriation des citoyens. Au lieu de s'attaquer à un pays tiers, l'Allemagne serait mieux inspirée de mettre de l'ordre dans ses affaires et de réduire ses impôts. A l'inverse, elle doit respecter la Suisse et ses principes fiscaux. Il n'est pas question de toucher à la concurrence fiscale et au secret protégeant les clients des banques.

Quant au Conseil fédéral qui ne juge pas nécessaire de réagir face aux écarts de langage du ministre allemand des finances, il fait une fois de plus la preuve de sa mollesse. L'UDC invite le gouvernement à répondre énergétiquement par la voie diplomatique aux déclarations inadmissibles de ce politique. Les représentants de l'UDC à la Commission de politique extérieure du Conseil national demanderont en tout cas une discussion à ce propos avec la ministre suisse des affaires étrangères.

Berne, 22 octobre 2008