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Les partis seront jugés sur leurs actes
25.11.2005

Les partis seront jugés sur leurs actes

A la fin de cette année, la Confédération aura accumulé une dette de l'ordre de 130 milliards de francs. Le message du Conseil fédéral sur le budget 2006 prévoit un nouvel endettement de plus de...

(UDC) A la fin de cette année, la Confédération aura accumulé une dette de l'ordre de 130 milliards de francs. Le message du Conseil fédéral sur le budget 2006 prévoit un nouvel endettement de plus de deux milliards. Les partis du centre-gauche parlent volontiers d'économies, mais ils produisent surtout des dettes. En réalité, la Suisse n'a jamais économisé. Elle vit sur la carte de crédit des générations à venir. L'UDC refuse de cautionner cette politique déficitaire. Si le budget 2006 n'est pas équilibré, le groupe UDC du Conseil national demandera son renvoi. Dans son document de fond "Des finances publiques saines, condition indispensable à la relance économique", l'UDC indique comment briser la spirale de l'endettement.


Il n'y a pas de quoi être fier de la politique financière de la Suisse. Chaque année, les partis promettent de tailler dans le budget de l'année suivante. Mais quand le budget est là, ces belles intentions se sont évaporées (exemple célèbre: le PRD annonce en février 2005: "Nous voulons un budget équilibré pour 2006.") Les membres UDC de la commission parlementaire chargée d'examiner le budget ont fait quelque 140 propositions pour alléger le budget 2006 de quelque 700 millions de francs. Peine perdue. Alors que les partis de gauche torpillent de toute manière systématiquement les efforts d'économie, le centre gratouille un peu par ci et un peu par là pour enfin offrir fréquemment de belles majorités à la gauche. Le débat budgétaire du parlement durant cette session d'hiver sera l'occasion de mesurer les partis à l'aune de leurs actes.

L'UDC demande au Conseil fédéral de soumettre toutes les tâches de la Confédération à un ordre des priorités et de désigner les tâches auxquelles on peut renoncer. Pour augmenter la marge de manœuvre du parlement, la planification financière doit être techniquement perfectionnée. Quant au frein à l'endettement, il rate son objectif et ne fonctionne absolument pas comme le souhaitait le peuple en l'acceptant. Ce dispositif comporte des faiblesses que le parlement, le Conseil fédéral et l'administration exploitent sans gêne aucune. L'UDC demande donc un renforcement du frein à l'endettement. Par ailleurs, elle exige que le budget fédéral soit substantiellement allégé en vue de l'exercice 2007 afin que ce dernier se solde par un bénéfice d'au moins un milliard de francs. Le référendum financier doit être introduit au niveau fédéral jusqu'en 2008 au plus tard. Pour 2010 et les années suivantes, l'UDC exige des soldes positifs de 1,5 à 2 milliards de francs par an afin de réduire la dette. Enfin, le Conseil fédéral est invité à présenter durant cette législature encore une conception de financement des œuvres sociales jusqu'en 2025.

Berne, 25 novembre 2005

25.11.2005

Les partis seront jugés sur leurs actes

A la fin de cette année, la Confédération aura accumulé une dette de l'ordre de 130 milliards de francs. Le message du Conseil fédéral sur le budget 2006 prévoit un nouvel endettement de plus de...

(UDC) A la fin de cette année, la Confédération aura accumulé une dette de l'ordre de 130 milliards de francs. Le message du Conseil fédéral sur le budget 2006 prévoit un nouvel endettement de plus de deux milliards. Les partis du centre-gauche parlent volontiers d'économies, mais ils produisent surtout des dettes. En réalité, la Suisse n'a jamais économisé. Elle vit sur la carte de crédit des générations à venir. L'UDC refuse de cautionner cette politique déficitaire. Si le budget 2006 n'est pas équilibré, le groupe UDC du Conseil national demandera son renvoi. Dans son document de fond "Des finances publiques saines, condition indispensable à la relance économique", l'UDC indique comment briser la spirale de l'endettement.


Il n'y a pas de quoi être fier de la politique financière de la Suisse. Chaque année, les partis promettent de tailler dans le budget de l'année suivante. Mais quand le budget est là, ces belles intentions se sont évaporées (exemple célèbre: le PRD annonce en février 2005: "Nous voulons un budget équilibré pour 2006.") Les membres UDC de la commission parlementaire chargée d'examiner le budget ont fait quelque 140 propositions pour alléger le budget 2006 de quelque 700 millions de francs. Peine perdue. Alors que les partis de gauche torpillent de toute manière systématiquement les efforts d'économie, le centre gratouille un peu par ci et un peu par là pour enfin offrir fréquemment de belles majorités à la gauche. Le débat budgétaire du parlement durant cette session d'hiver sera l'occasion de mesurer les partis à l'aune de leurs actes.

L'UDC demande au Conseil fédéral de soumettre toutes les tâches de la Confédération à un ordre des priorités et de désigner les tâches auxquelles on peut renoncer. Pour augmenter la marge de manœuvre du parlement, la planification financière doit être techniquement perfectionnée. Quant au frein à l'endettement, il rate son objectif et ne fonctionne absolument pas comme le souhaitait le peuple en l'acceptant. Ce dispositif comporte des faiblesses que le parlement, le Conseil fédéral et l'administration exploitent sans gêne aucune. L'UDC demande donc un renforcement du frein à l'endettement. Par ailleurs, elle exige que le budget fédéral soit substantiellement allégé en vue de l'exercice 2007 afin que ce dernier se solde par un bénéfice d'au moins un milliard de francs. Le référendum financier doit être introduit au niveau fédéral jusqu'en 2008 au plus tard. Pour 2010 et les années suivantes, l'UDC exige des soldes positifs de 1,5 à 2 milliards de francs par an afin de réduire la dette. Enfin, le Conseil fédéral est invité à présenter durant cette législature encore une conception de financement des œuvres sociales jusqu'en 2025.

Berne, 25 novembre 2005