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L'intervention pour le sauvetage de la place
16.10.2008

L'intervention pour le sauvetage de la place

L'UDC regrette que l'action entreprise aujourd'hui pour renforcer la place financière suisse soit devenue inévitable. Même s'il faut par principe s'opposer aux interventions de l'Etat dans le...

(UDC) L'UDC regrette que l'action entreprise aujourd'hui pour renforcer la place financière suisse soit devenue inévitable. Même s'il faut par principe s'opposer aux interventions de l'Etat dans le marché, les mesures annoncées aujourd'hui sont incontournables. Face aux distorsions de la concurrence provoquées par les garanties d'Etat accordées quasiment partout à l'étranger, la Suisse était forcée d'agir à son tour pour sauver sa place financière et préserver l'économie nationale de dommages encore plus importants.

Les marchés financiers internationaux sont étroitement enchevêtrés et interdépendants. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et plusieurs autres pays ayant accordé la semaine dernière à leurs instituts financiers des garanties d'Etat, la Suisse a subi de plein fouet les effets de ces interventions étatiques étrangères. Par principe, l'UDC refuse l'intervention de l'Etat dans le marché. Aujourd'hui cependant, les instituts financiers suisses risquent de perdre des fonds importants au profit de l'étranger en raison des fortes distorsions de la concurrence provoquées par les interventions effectuées au niveau mondial. Les principaux autres Etats ayant décidé d'intervenir massivement et les forces du marché ne pouvant donc plus jouer librement, l'inaction de la Suisse serait une menace pour le système. Si la Suisse n'intervenait pas, elle mettrait en péril l'existence de nombreuses entreprises du pays. En effet, plusieurs milliers de PME sont clientes de l'UBS et un cinquième de l'épargne suisse est déposée auprès de cet établissement. La disparition de l'UBS aurait des conséquences insupportables pour toute l'économie suisse dont le bon fonctionnement dépend largement de la place financière.

Face à cette situation sérieuse, l'UDC soutient les mesures annoncées aujourd'hui. Faute de cette intervention l'économie suisse serait menacée dans son existence. L'effondrement de la place financière suisse ne serait pas supportable pour notre pays. Les actions de la Banque nationale et de la Confédération sont indispensables pour garantir la liquidité de la place financière et rétablir la confiance en elle. L'UDC s'exprimera en détail durant la session de décembre sur les conditions liées à cette intervention. Elle salue d'ores et déjà le fait que la Confédération ne veut pas participer durablement à l'UBS et que l'Etat demande une indemnité équitable pour les risques pris. En outre, l'UDC approuve les exigences posées en termes de bonus et de rémunérations. Il s'agira également de veiller à ce que cette injection de liquidités garantisse l'accès des PME à des crédits en suffisance. Il ne faut cependant pas perdre de vue le risque qu'un trop grand nombre de conditions imposées aux instituts financiers concernés peut provoquer à son tour une distorsion des conditions de concurrence.

L'UDC exige par ailleurs que la motion "Empêcher des risques insupportables pour l'économie suisse" (08.3649), qu'elle a déposée le 3 octobre 2008, soit traitée en procédure d'urgence par les deux chambres durant la session de décembre. Il faut être parfaitement au clair concernant les risques que court notre économie nationale pour éviter à l'avenir des situations comme celle qui se présente aujourd'hui.

Berne, le 16 octobre 2008

16.10.2008

L'intervention pour le sauvetage de la place

L'UDC regrette que l'action entreprise aujourd'hui pour renforcer la place financière suisse soit devenue inévitable. Même s'il faut par principe s'opposer aux interventions de l'Etat dans le...

(UDC) L'UDC regrette que l'action entreprise aujourd'hui pour renforcer la place financière suisse soit devenue inévitable. Même s'il faut par principe s'opposer aux interventions de l'Etat dans le marché, les mesures annoncées aujourd'hui sont incontournables. Face aux distorsions de la concurrence provoquées par les garanties d'Etat accordées quasiment partout à l'étranger, la Suisse était forcée d'agir à son tour pour sauver sa place financière et préserver l'économie nationale de dommages encore plus importants.

Les marchés financiers internationaux sont étroitement enchevêtrés et interdépendants. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et plusieurs autres pays ayant accordé la semaine dernière à leurs instituts financiers des garanties d'Etat, la Suisse a subi de plein fouet les effets de ces interventions étatiques étrangères. Par principe, l'UDC refuse l'intervention de l'Etat dans le marché. Aujourd'hui cependant, les instituts financiers suisses risquent de perdre des fonds importants au profit de l'étranger en raison des fortes distorsions de la concurrence provoquées par les interventions effectuées au niveau mondial. Les principaux autres Etats ayant décidé d'intervenir massivement et les forces du marché ne pouvant donc plus jouer librement, l'inaction de la Suisse serait une menace pour le système. Si la Suisse n'intervenait pas, elle mettrait en péril l'existence de nombreuses entreprises du pays. En effet, plusieurs milliers de PME sont clientes de l'UBS et un cinquième de l'épargne suisse est déposée auprès de cet établissement. La disparition de l'UBS aurait des conséquences insupportables pour toute l'économie suisse dont le bon fonctionnement dépend largement de la place financière.

Face à cette situation sérieuse, l'UDC soutient les mesures annoncées aujourd'hui. Faute de cette intervention l'économie suisse serait menacée dans son existence. L'effondrement de la place financière suisse ne serait pas supportable pour notre pays. Les actions de la Banque nationale et de la Confédération sont indispensables pour garantir la liquidité de la place financière et rétablir la confiance en elle. L'UDC s'exprimera en détail durant la session de décembre sur les conditions liées à cette intervention. Elle salue d'ores et déjà le fait que la Confédération ne veut pas participer durablement à l'UBS et que l'Etat demande une indemnité équitable pour les risques pris. En outre, l'UDC approuve les exigences posées en termes de bonus et de rémunérations. Il s'agira également de veiller à ce que cette injection de liquidités garantisse l'accès des PME à des crédits en suffisance. Il ne faut cependant pas perdre de vue le risque qu'un trop grand nombre de conditions imposées aux instituts financiers concernés peut provoquer à son tour une distorsion des conditions de concurrence.

L'UDC exige par ailleurs que la motion "Empêcher des risques insupportables pour l'économie suisse" (08.3649), qu'elle a déposée le 3 octobre 2008, soit traitée en procédure d'urgence par les deux chambres durant la session de décembre. Il faut être parfaitement au clair concernant les risques que court notre économie nationale pour éviter à l'avenir des situations comme celle qui se présente aujourd'hui.

Berne, le 16 octobre 2008