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L'UDC demande le retour à la raison
24.02.2009

L'UDC demande le retour à la raison

L'idéologie et des tentatives de semer la panique continuent de marquer le débat sur le climat. Comme à l'époque du débat sur la prétendue mort des forêts, les élus politiques de gauche à droite se...

(UDC) L'idéologie et des tentatives de semer la panique continuent de marquer le débat sur le climat. Comme à l'époque du débat sur la prétendue mort des forêts, les élus politiques de gauche à droite se surpassent en propositions interventionnistes et fiscales. L'UDC demande le retour au bon sens. La Suisse ne doit participer à un nouvel accord international sur le climat que si tous les pays produisant beaucoup de CO2 s'engagent à leur tour.

Le climat a toujours subi des changements. Dans le courant du 20e siècle les températures moyennes ont augmenté d'environ 0,6 °C, mais ce réchauffement a cessé en 1998 et depuis 2005 on constate même un refroidissement. L'année la plus chaude mesurée en Suisse, 1994, n'a pas été dépassée depuis plus d'une décennie. On ne saurait donc parler d'une augmentation continue et forte des températures, ni au niveau global, ni dans notre pays. Il semble qu'une fois de plus la grande catastrophe écologique annoncée aussi fréquemment que bruyamment ne soit qu'une chimère. Même l'organe responsable de l'ONU, l'IPCC, relève que la complexité du système climatique et le grand nombre des processus qui s'influencent mutuellement limitent la possibilité de prédire l'évolution future du climat. Il n'est pas non plus possible de se prononcer définitivement sur les effets des activités humaines sur le climat. L'IPCC admet une large ignorance sur le fonctionnement du système climatique. Or, quand on ne sait pas comment se produit le climat, on ne peut pas non plus faire des pronostics fiables quand à son évolution.

Ces faits doivent être pris en compte dans la conception de la future politique climatique. C'est dire qu'il faut stopper l'activisme excessif - déployé notamment par le département Leuenberger - et les exigences purement idéologiques qui renforcent l'interventionnisme de l'Etat et nuisent à la compétitivité de l'économie suisse. La politique climatique suisse doit revenir à la raison. En Suisse, où les émissions de CO2 représentent juste 0,1% des émissions globales de CO2 produites par l'homme, des efforts visant à réduire ces émissions n'ont de sens que s'ils s'inscrivent dans un processus coordonné au niveau mondial auquel participent tous les pays non européens qui génèrent de fortes quantités de CO2 (par exemple, la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, la Corée, le Mexique, l'Afrique du Sud). Des actions solitaires de la Suisse fonctionnant à grands coups de subventions et d'impôts sont insensées.

L'UDC formule donc les exigences suivantes en politique climatique:

  • abroger la loi sur le CO2 à l'échéance de la période réglementée par le protocole de Kyoto (2010, au plus tard 2012);
  •  maintenir d'ici là le remboursement intégral du produit de la taxe CO2 aux contribuables et abandonner toute idée d'affectation.
  • la Suisse ne participe pas à un nouveau protocole si tous les grands producteurs de CO2 ne s'engagent pas à leur tour.
  • la Suisse ne s'impose pas une réglementation qui va plus loin que les engagements pris au niveau international.

Berne, 24 février 2009

 

24.02.2009

L'UDC demande le retour à la raison

L'idéologie et des tentatives de semer la panique continuent de marquer le débat sur le climat. Comme à l'époque du débat sur la prétendue mort des forêts, les élus politiques de gauche à droite se...

(UDC) L'idéologie et des tentatives de semer la panique continuent de marquer le débat sur le climat. Comme à l'époque du débat sur la prétendue mort des forêts, les élus politiques de gauche à droite se surpassent en propositions interventionnistes et fiscales. L'UDC demande le retour au bon sens. La Suisse ne doit participer à un nouvel accord international sur le climat que si tous les pays produisant beaucoup de CO2 s'engagent à leur tour.

Le climat a toujours subi des changements. Dans le courant du 20e siècle les températures moyennes ont augmenté d'environ 0,6 °C, mais ce réchauffement a cessé en 1998 et depuis 2005 on constate même un refroidissement. L'année la plus chaude mesurée en Suisse, 1994, n'a pas été dépassée depuis plus d'une décennie. On ne saurait donc parler d'une augmentation continue et forte des températures, ni au niveau global, ni dans notre pays. Il semble qu'une fois de plus la grande catastrophe écologique annoncée aussi fréquemment que bruyamment ne soit qu'une chimère. Même l'organe responsable de l'ONU, l'IPCC, relève que la complexité du système climatique et le grand nombre des processus qui s'influencent mutuellement limitent la possibilité de prédire l'évolution future du climat. Il n'est pas non plus possible de se prononcer définitivement sur les effets des activités humaines sur le climat. L'IPCC admet une large ignorance sur le fonctionnement du système climatique. Or, quand on ne sait pas comment se produit le climat, on ne peut pas non plus faire des pronostics fiables quand à son évolution.

Ces faits doivent être pris en compte dans la conception de la future politique climatique. C'est dire qu'il faut stopper l'activisme excessif - déployé notamment par le département Leuenberger - et les exigences purement idéologiques qui renforcent l'interventionnisme de l'Etat et nuisent à la compétitivité de l'économie suisse. La politique climatique suisse doit revenir à la raison. En Suisse, où les émissions de CO2 représentent juste 0,1% des émissions globales de CO2 produites par l'homme, des efforts visant à réduire ces émissions n'ont de sens que s'ils s'inscrivent dans un processus coordonné au niveau mondial auquel participent tous les pays non européens qui génèrent de fortes quantités de CO2 (par exemple, la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, la Corée, le Mexique, l'Afrique du Sud). Des actions solitaires de la Suisse fonctionnant à grands coups de subventions et d'impôts sont insensées.

L'UDC formule donc les exigences suivantes en politique climatique:

Berne, 24 février 2009