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L'UDC demande une 6e révision de l'AI
02.03.2006

L'UDC demande une 6e révision de l'AI

Depuis la fin des années quatre-vingt, les problèmes financiers de l'AI échappent au contrôle des autorités. Bien que cette assurance ait déjà bénéficié d'injections complémentaires pour un montant...

(UDC) Depuis la fin des années quatre-vingt, les problèmes financiers de l'AI échappent au contrôle des autorités. Bien que cette assurance ait déjà bénéficié d'injections complémentaires pour un montant de 18 milliards de francs, sa dette a continué de s'alourdir pour dépasser 8 milliards de francs aujourd'hui. La raison est simple: l'AI dépense plus qu'elle n'encaisse ou, en d'autres termes, il y a trop de rentiers AI. C'est uniquement grâce à la pression de l'UDC que l'existence d'abus et de cas d'invalidité simulée est aujourd'hui ouvertement admise. Il s'agit maintenant de faire passer le plus rapidement possible la 5e révision par le parlement et de préparer dès à présent le 6e révision afin que l'AI retrouve des comptes équilibrés.

Alors que le nombre de nouveaux rentiers a baissé globalement de 18% durant les deux années écoulées, l'AI continue de s'enfoncer dans les chiffres rouges. Chaque jour, l'AI dépense 6 millions de francs de plus qu'elle n'encaisse. Cette situation ne peut pas se prolonger. L'UDC invite donc le Conseil fédéral à concrétiser le plus rapidement possible la 5e révision de l'AI et de préparer dès à présent la 6e révision pour réduire les dépenses excessives de cette institution. Ce n'est que quand l'AI aura été assainie au niveau des dépenses que le parlement pourra examiner les possibilités de la désendetter.

A côté des vrais invalides, l'AI est aujourd'hui contrainte d'accueillir des personnes dont la place n'est pas dans une telle assurance (par exemple, un grand nombre de chômeurs étrangers, des jeunes chômeurs, des chômeurs de longue durée ou en fin de droit). Contrairement à la volonté initiale du législateur, l'AI est devenue au fil des ans une sorte "d'assistance publique complémentaire". La volonté du peuple, pour lequel l'AI doit uniquement subvenir aux besoins des personnes réellement incapables de travailler, est ainsi abusée.

Les nombreuses propositions formulées par l'UDC en vue de la 6e révision de l'AI visent divers abus et injustices. Exemple: les rentes d'enfants. Un rentier AI reçoit pour un enfant une contribution trois plus élevée que l'allocation pour enfant que touche un parent ne recevant pas de rente AI. L'UDC demande donc que ces rentes d'enfants complètement surfaites soient réduites de moitié, ce qui permettrait une économie de 300 millions de francs. Autre exemple: les rentes versées aux étrangers. Sur 100 personnes bénéficiant d'une rente AI, 41 sont des étrangers et 88% des rentes exportées bénéficient à des étrangers. L'UDC demande donc que l'exportation des rentes AI soit réexaminée à fond. La simplicité de la procédure actuelle pour toucher une rente à l'étranger fait que, par exemple, une famille turque peut vivre princièrement dans son pays d'origine en recevant une rente suisse de 6000 francs par mois. Il faudra donc, si nécessaire, envisager la résiliation des accords bilatéraux sur les assurances sociales avec les pays importateurs nets de rentes. Autre exemple: les diagnostics médicaux vagues donnant droit à une rente. Les personnes touchant une rente sur la base d'un diagnostic peu clair, donc dont on ne sait pas très bien pourquoi elles ne peuvent pas travailler, ont néanmoins le droit de conduire une voiture. L'UDC demande que la conduite automobile soit interdite à cette catégorie en constante augmentation de personnes recevant une rente AI en vertu de causes médicales vagues comme les problèmes psychiques, les douleurs dorsales, les traumatismes de la colonne cervicale, etc. Ce serait agir dans l'intérêt de la sécurité de tous et aussi des rentiers eux-mêmes. En résumé, l'UDC est décidée à combattre rigoureusement les abus sociaux afin de rétablir une AI juste et financièrement saine. Elle le doit au peuple, à l'économie et surtout aux vrais invalides.

Conférence de presse à Berne,
2 mars 2006

02.03.2006

L'UDC demande une 6e révision de l'AI

Depuis la fin des années quatre-vingt, les problèmes financiers de l'AI échappent au contrôle des autorités. Bien que cette assurance ait déjà bénéficié d'injections complémentaires pour un montant...

(UDC) Depuis la fin des années quatre-vingt, les problèmes financiers de l'AI échappent au contrôle des autorités. Bien que cette assurance ait déjà bénéficié d'injections complémentaires pour un montant de 18 milliards de francs, sa dette a continué de s'alourdir pour dépasser 8 milliards de francs aujourd'hui. La raison est simple: l'AI dépense plus qu'elle n'encaisse ou, en d'autres termes, il y a trop de rentiers AI. C'est uniquement grâce à la pression de l'UDC que l'existence d'abus et de cas d'invalidité simulée est aujourd'hui ouvertement admise. Il s'agit maintenant de faire passer le plus rapidement possible la 5e révision par le parlement et de préparer dès à présent le 6e révision afin que l'AI retrouve des comptes équilibrés.

Alors que le nombre de nouveaux rentiers a baissé globalement de 18% durant les deux années écoulées, l'AI continue de s'enfoncer dans les chiffres rouges. Chaque jour, l'AI dépense 6 millions de francs de plus qu'elle n'encaisse. Cette situation ne peut pas se prolonger. L'UDC invite donc le Conseil fédéral à concrétiser le plus rapidement possible la 5e révision de l'AI et de préparer dès à présent la 6e révision pour réduire les dépenses excessives de cette institution. Ce n'est que quand l'AI aura été assainie au niveau des dépenses que le parlement pourra examiner les possibilités de la désendetter.

A côté des vrais invalides, l'AI est aujourd'hui contrainte d'accueillir des personnes dont la place n'est pas dans une telle assurance (par exemple, un grand nombre de chômeurs étrangers, des jeunes chômeurs, des chômeurs de longue durée ou en fin de droit). Contrairement à la volonté initiale du législateur, l'AI est devenue au fil des ans une sorte "d'assistance publique complémentaire". La volonté du peuple, pour lequel l'AI doit uniquement subvenir aux besoins des personnes réellement incapables de travailler, est ainsi abusée.

Les nombreuses propositions formulées par l'UDC en vue de la 6e révision de l'AI visent divers abus et injustices. Exemple: les rentes d'enfants. Un rentier AI reçoit pour un enfant une contribution trois plus élevée que l'allocation pour enfant que touche un parent ne recevant pas de rente AI. L'UDC demande donc que ces rentes d'enfants complètement surfaites soient réduites de moitié, ce qui permettrait une économie de 300 millions de francs. Autre exemple: les rentes versées aux étrangers. Sur 100 personnes bénéficiant d'une rente AI, 41 sont des étrangers et 88% des rentes exportées bénéficient à des étrangers. L'UDC demande donc que l'exportation des rentes AI soit réexaminée à fond. La simplicité de la procédure actuelle pour toucher une rente à l'étranger fait que, par exemple, une famille turque peut vivre princièrement dans son pays d'origine en recevant une rente suisse de 6000 francs par mois. Il faudra donc, si nécessaire, envisager la résiliation des accords bilatéraux sur les assurances sociales avec les pays importateurs nets de rentes. Autre exemple: les diagnostics médicaux vagues donnant droit à une rente. Les personnes touchant une rente sur la base d'un diagnostic peu clair, donc dont on ne sait pas très bien pourquoi elles ne peuvent pas travailler, ont néanmoins le droit de conduire une voiture. L'UDC demande que la conduite automobile soit interdite à cette catégorie en constante augmentation de personnes recevant une rente AI en vertu de causes médicales vagues comme les problèmes psychiques, les douleurs dorsales, les traumatismes de la colonne cervicale, etc. Ce serait agir dans l'intérêt de la sécurité de tous et aussi des rentiers eux-mêmes. En résumé, l'UDC est décidée à combattre rigoureusement les abus sociaux afin de rétablir une AI juste et financièrement saine. Elle le doit au peuple, à l'économie et surtout aux vrais invalides.

Conférence de presse à Berne,
2 mars 2006