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L'UDC demande une réorientation de la politique éxtérieure de la Suisse
06.06.2005

L'UDC demande une réorientation de la politique éxtérieure de la Suisse

La promesse du Conseil fédéral de clore les discussions sur l'adhésion à l'UE en cas d'approbation de Schengen et des autres accords bilatéraux a largement contribué à faire accepter l'accord de...

(UDC) La promesse du Conseil fédéral de clore les discussions sur l'adhésion à l'UE en cas d'approbation de Schengen et des autres accords bilatéraux a largement contribué à faire accepter l'accord de Schengen par le peuple. Il s'agit maintenant de concrétiser les promesses du Conseil fédéral et du parlement dans l'intérêt de la Suisse. Ce oui à Schengen est aussi un non clair et net à l'adhésion à l'UE. Il est donc grand temps de réorienter la politique extérieure de la Suisse.

Le résultat du scrutin d'hier montre à l'évidence que les citoyens refusent l'adhésion à l'UE et continuent de miser sur la voie bilatérale. Le scepticisme face à l'UE s'accroît notamment en Suisse romande. Le 4 mars 2001, le peuple suisse avait déjà rejeté l'adhésion à l'UE avec une majorité de 77% des voix. La politique étrangère de la Suisse n'a jusqu'ici guère tenu compte des décisions populaires, le Conseil fédéral continuant de poursuivre son objectif stratégique d'une adhésion à l'UE. Or, toutes les tentatives du Conseil fédéral et de l'administration de pousser directement ou indirectement la Suisse dans l'UE sont déplacées et, surtout, ne reposent sur aucune légitimité populaire.

Compte tenu des promesses faites par le Conseil fédéral durant la campagne de votation sur Schengen, le cap de la politique extérieure suisse doit être corrigé. L'UDC demande notamment au gouvernement de retirer la demande d'adhésion à l'UE et de décider que l'adhésion à l'UE n'est pas un objectif de la politique extérieure suisse. Cette décision doit être suivie d'une déclaration publique dans laquelle le Conseil fédéral annonce clairement au peuple qu'il renonce à l'objectif d'adhésion. L'UDC a adopté un document dans lequel elle adresse sept revendications au Conseil fédéral:

  1. L'adhésion à l'UE n'est pas un objectif de la politique extérieure suisse.
  2. La demande d'adhésion à l'UE est retirée.
  3. La législation doit être adaptée à la nouvelle politique étrangère.
  4. Le référendum en matière de traités d'Etat est étendu.
  5. Le Bureau de l'intégration est supprimé.
  6. La Suisse cherche à conclure des accords avec des marchés en croissance.
  7. Le Conseil fédéral mise à nouveau les forces de la Suisse.

En vue de la prochaine votation sur l'extension de la libre circulation des personnes aux dix nouveaux membres UE d'Europe de l'Est, l'UDC demande une rapide concrétisation de la nouvelle politique extérieure de la Suisse.

>> Réorientation de la politique éxtérieure

Berne, 6 juin 2005

06.06.2005

L'UDC demande une réorientation de la politique éxtérieure de la Suisse

La promesse du Conseil fédéral de clore les discussions sur l'adhésion à l'UE en cas d'approbation de Schengen et des autres accords bilatéraux a largement contribué à faire accepter l'accord de...

(UDC) La promesse du Conseil fédéral de clore les discussions sur l'adhésion à l'UE en cas d'approbation de Schengen et des autres accords bilatéraux a largement contribué à faire accepter l'accord de Schengen par le peuple. Il s'agit maintenant de concrétiser les promesses du Conseil fédéral et du parlement dans l'intérêt de la Suisse. Ce oui à Schengen est aussi un non clair et net à l'adhésion à l'UE. Il est donc grand temps de réorienter la politique extérieure de la Suisse.

Le résultat du scrutin d'hier montre à l'évidence que les citoyens refusent l'adhésion à l'UE et continuent de miser sur la voie bilatérale. Le scepticisme face à l'UE s'accroît notamment en Suisse romande. Le 4 mars 2001, le peuple suisse avait déjà rejeté l'adhésion à l'UE avec une majorité de 77% des voix. La politique étrangère de la Suisse n'a jusqu'ici guère tenu compte des décisions populaires, le Conseil fédéral continuant de poursuivre son objectif stratégique d'une adhésion à l'UE. Or, toutes les tentatives du Conseil fédéral et de l'administration de pousser directement ou indirectement la Suisse dans l'UE sont déplacées et, surtout, ne reposent sur aucune légitimité populaire.

Compte tenu des promesses faites par le Conseil fédéral durant la campagne de votation sur Schengen, le cap de la politique extérieure suisse doit être corrigé. L'UDC demande notamment au gouvernement de retirer la demande d'adhésion à l'UE et de décider que l'adhésion à l'UE n'est pas un objectif de la politique extérieure suisse. Cette décision doit être suivie d'une déclaration publique dans laquelle le Conseil fédéral annonce clairement au peuple qu'il renonce à l'objectif d'adhésion. L'UDC a adopté un document dans lequel elle adresse sept revendications au Conseil fédéral:

  1. L'adhésion à l'UE n'est pas un objectif de la politique extérieure suisse.
  2. La demande d'adhésion à l'UE est retirée.
  3. La législation doit être adaptée à la nouvelle politique étrangère.
  4. Le référendum en matière de traités d'Etat est étendu.
  5. Le Bureau de l'intégration est supprimé.
  6. La Suisse cherche à conclure des accords avec des marchés en croissance.
  7. Le Conseil fédéral mise à nouveau les forces de la Suisse.

En vue de la prochaine votation sur l'extension de la libre circulation des personnes aux dix nouveaux membres UE d'Europe de l'Est, l'UDC demande une rapide concrétisation de la nouvelle politique extérieure de la Suisse.

>> Réorientation de la politique éxtérieure

Berne, 6 juin 2005