Articles dans
le temps
L'UDC exige la convocation de Calmy-Rey et de Gontard devant la CPE
10.07.2008

L'UDC exige la convocation de Calmy-Rey et de Gontard devant la CPE

Après la libération d'Ingrid Betancourt des reproches ont été formulés de diverses parts selon lesquels le médiateur suisse Jean-Pierre Gontard aurait entravé les négociations et se serait...

(UDC) Après la libération d'Ingrid Betancourt des reproches ont été formulés de diverses parts selon lesquels le médiateur suisse Jean-Pierre Gontard aurait entravé les négociations et se serait solidarisé avec les terroristes. La Colombie a déjà décidé de retirer le mandat de médiation à la Suisse, ce qui montre une fois de plus à quel point la politique extérieure organisée par la conseillère fédérale Calmy-Rey est chaotique. L'UDC exige que les responsables se présentent devant la Commission de politique extérieure (CPE) afin que cette affaire puisse être tirée au clair.

La joie après la libération d'Ingrid Betancourt a été rapidement ternie en Suisse par une affaire lamentable. L'otage ayant été libéré d'un camp des rebelles FARC, on a appris que la Colombie renonçait désormais à la médiation suisse. L'ambassadrice colombienne en Suisse l'a annoncé tout en retirant ce mandat à la Confédération. Il semble que cette décision soit due au fait que l'envoyé officiel de la Suisse se soit solidarisé avec les terroristes. On reproche même au médiateur Jean-Pierre Gontard d'avoir transporté des fonds pour le compte des rebelles.

Et que fait la conseillère fédérale Micheline Calmy Rey face à ses accusations? Elle se tait. Ne ratant habituellement aucune occasion pour se faire valoir en public et ayant pris position plusieurs fois ces derniers jours à propos de la libération de Madame Betancourt, la ministre des affaires étrangères refuse de s'exprimer sur les reproches adressés à la Suisse.

Cette attitude et cette politique d'information n'ont finalement rien d'étonnant pour un Département fédéral des affaires étrangères dont le rôle principal consiste à faire valoir son chef et à prendre des positions unilatérales en politique extérieure. La neutralité suisse est régulièrement violée par ces agissements et, au lieu d'offrir ses bons offices, la Suisse perd sa réputation dans des interventions non coordonnées de personnes individuelles qui semblent avoir tenté de se profiler par des actions douteuses. Il paraît que la Suisse ait entravé les négociations en Colombie au lieu de les faciliter.

La responsabilité de cette situation incombe entièrement au chef du DFAE. La délégation UDC à la Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE) exige donc que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey soit interrogée par la CPE. L'UDC demande également la convocation du contesté médiateur Jean-Pierre Gontard.

Le chaos qui règne manifestement dans la politique étrangère suisse n'est plus tolérable. La Confédération doit revenir à des positions sérieuses et fondées dans toutes les questions de politique extérieure. Si les reproches adressés par la Colombie à la Suisse devaient se confirmer, il faudra tirer les conséquences personnelles qui s'imposent.

Berne, 10 juillet 2008

10.07.2008

L'UDC exige la convocation de Calmy-Rey et de Gontard devant la CPE

Après la libération d'Ingrid Betancourt des reproches ont été formulés de diverses parts selon lesquels le médiateur suisse Jean-Pierre Gontard aurait entravé les négociations et se serait...

(UDC) Après la libération d'Ingrid Betancourt des reproches ont été formulés de diverses parts selon lesquels le médiateur suisse Jean-Pierre Gontard aurait entravé les négociations et se serait solidarisé avec les terroristes. La Colombie a déjà décidé de retirer le mandat de médiation à la Suisse, ce qui montre une fois de plus à quel point la politique extérieure organisée par la conseillère fédérale Calmy-Rey est chaotique. L'UDC exige que les responsables se présentent devant la Commission de politique extérieure (CPE) afin que cette affaire puisse être tirée au clair.

La joie après la libération d'Ingrid Betancourt a été rapidement ternie en Suisse par une affaire lamentable. L'otage ayant été libéré d'un camp des rebelles FARC, on a appris que la Colombie renonçait désormais à la médiation suisse. L'ambassadrice colombienne en Suisse l'a annoncé tout en retirant ce mandat à la Confédération. Il semble que cette décision soit due au fait que l'envoyé officiel de la Suisse se soit solidarisé avec les terroristes. On reproche même au médiateur Jean-Pierre Gontard d'avoir transporté des fonds pour le compte des rebelles.

Et que fait la conseillère fédérale Micheline Calmy Rey face à ses accusations? Elle se tait. Ne ratant habituellement aucune occasion pour se faire valoir en public et ayant pris position plusieurs fois ces derniers jours à propos de la libération de Madame Betancourt, la ministre des affaires étrangères refuse de s'exprimer sur les reproches adressés à la Suisse.

Cette attitude et cette politique d'information n'ont finalement rien d'étonnant pour un Département fédéral des affaires étrangères dont le rôle principal consiste à faire valoir son chef et à prendre des positions unilatérales en politique extérieure. La neutralité suisse est régulièrement violée par ces agissements et, au lieu d'offrir ses bons offices, la Suisse perd sa réputation dans des interventions non coordonnées de personnes individuelles qui semblent avoir tenté de se profiler par des actions douteuses. Il paraît que la Suisse ait entravé les négociations en Colombie au lieu de les faciliter.

La responsabilité de cette situation incombe entièrement au chef du DFAE. La délégation UDC à la Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE) exige donc que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey soit interrogée par la CPE. L'UDC demande également la convocation du contesté médiateur Jean-Pierre Gontard.

Le chaos qui règne manifestement dans la politique étrangère suisse n'est plus tolérable. La Confédération doit revenir à des positions sérieuses et fondées dans toutes les questions de politique extérieure. Si les reproches adressés par la Colombie à la Suisse devaient se confirmer, il faudra tirer les conséquences personnelles qui s'imposent.

Berne, 10 juillet 2008