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L'UDC exige l'instruction d'une armée capable de soutenir une guerre
17.02.2009

L'UDC exige l'instruction d'une armée capable de soutenir une guerre

L'instruction militaire imposée par réforme Armée XXI est un échec. Le niveau de formation s'est rapidement et massivement détérioré au point que la capacité d'intervention de l'armée n'est plus...

(UDC) L'instruction militaire imposée par réforme Armée XXI est un échec. Le niveau de formation s'est rapidement et massivement détérioré au point que la capacité d'intervention de l'armée n'est plus donnée aujourd'hui. La cause en est principalement la séparation de la responsabilité de l'instruction de celle de l'engagement. L'UDC a présenté aujourd'hui au cours d'une conférence de presse son dernier document de fond qui propose des mesures concrètes pour améliorer l'instruction militaire.

Si elle respecte scrupuleusement sa neutralité, la Suisse ne sera jamais appelée à gagner une grande guerre. Elle doit cependant montrer à tout moment qu'une attaque de son territoire ne vaut pas la peine, car son armée performante et forte saurait défendre le pays. Voilà qui a toujours été l'objectif de l'UDC qui, en réaction à l'état lamentable de l'armée, a présenté en octobre dernier déjà ses premiers documents de fond sur la situation stratégique et la mission de l'armée. Les propositions développées aujourd'hui concernant l'instruction seront suivies d'autres analyses durant les mois à venir, par exemple, sur la conduite de l'armée et la logistique.

La réforme Armée XXI a eu pour effet de séparer la responsabilité de l'instruction de celle de l'engagement de la troupe. La traditionnelle formation par la milice, qui a fait ses preuves durant des décennies, a été abandonnée. Aujourd'hui, les cadres n'ont plus la possibilité de faire des expériences pratiques en payant leurs galons; ils doivent former la troupe sans formation sur le terrain. La multiplication des accidents dans les cours de répétition est une des conséquences de ce concept déficient.

L'objectif de l'instruction militaire doit être de rendre le soldat capable de fournir un effort maximal - sur les plans mental et technique. La formation doit toujours être axée sur la mission de défense de l'armée. De deux choses l'une: ou l'armée est capable de soutenir une guerre, ou elle n'est pas crédible.

L'UDC demande donc une adaptation du concept de l'instruction militaire pour rétablir la capacité d'intervention de l'armée. Voici en résumé ces exigences:

  • toute l'instruction militaire doit servir à rendre l'armée capable de soutenir une guerre.
  • chaque unité doit être instruite de manière à résister à la situation la plus difficile qui soit (attaque surprise) et non pas seulement à la situation la plus probable.
  • l faut revenir sur la séparation de la responsabilité de l'engagement de celle de l'instruction. Dans une armée de milice, le commandant, qui conduit la troupe à l'engagement, doit aussi assumer la pleine responsabilité de la formation de son unité.

En outre, l'armée doit à nouveau assurer elle-même sa préparation technique. Les tentatives de divers milieux d'interdire la garde à domicile de l'arme et des munitions militaires sont nocives pour la préparation de la troupe et contraire à l'esprit de milice. L'UDC exige donc que l'on revienne à un droit des armes libéral qui permette au soldat de garder son arme d'ordonnance et ses munitions chez lui.

Berne, 17 février 2009

17.02.2009

L'UDC exige l'instruction d'une armée capable de soutenir une guerre

L'instruction militaire imposée par réforme Armée XXI est un échec. Le niveau de formation s'est rapidement et massivement détérioré au point que la capacité d'intervention de l'armée n'est plus...

(UDC) L'instruction militaire imposée par réforme Armée XXI est un échec. Le niveau de formation s'est rapidement et massivement détérioré au point que la capacité d'intervention de l'armée n'est plus donnée aujourd'hui. La cause en est principalement la séparation de la responsabilité de l'instruction de celle de l'engagement. L'UDC a présenté aujourd'hui au cours d'une conférence de presse son dernier document de fond qui propose des mesures concrètes pour améliorer l'instruction militaire.

Si elle respecte scrupuleusement sa neutralité, la Suisse ne sera jamais appelée à gagner une grande guerre. Elle doit cependant montrer à tout moment qu'une attaque de son territoire ne vaut pas la peine, car son armée performante et forte saurait défendre le pays. Voilà qui a toujours été l'objectif de l'UDC qui, en réaction à l'état lamentable de l'armée, a présenté en octobre dernier déjà ses premiers documents de fond sur la situation stratégique et la mission de l'armée. Les propositions développées aujourd'hui concernant l'instruction seront suivies d'autres analyses durant les mois à venir, par exemple, sur la conduite de l'armée et la logistique.

La réforme Armée XXI a eu pour effet de séparer la responsabilité de l'instruction de celle de l'engagement de la troupe. La traditionnelle formation par la milice, qui a fait ses preuves durant des décennies, a été abandonnée. Aujourd'hui, les cadres n'ont plus la possibilité de faire des expériences pratiques en payant leurs galons; ils doivent former la troupe sans formation sur le terrain. La multiplication des accidents dans les cours de répétition est une des conséquences de ce concept déficient.

L'objectif de l'instruction militaire doit être de rendre le soldat capable de fournir un effort maximal - sur les plans mental et technique. La formation doit toujours être axée sur la mission de défense de l'armée. De deux choses l'une: ou l'armée est capable de soutenir une guerre, ou elle n'est pas crédible.

L'UDC demande donc une adaptation du concept de l'instruction militaire pour rétablir la capacité d'intervention de l'armée. Voici en résumé ces exigences:

En outre, l'armée doit à nouveau assurer elle-même sa préparation technique. Les tentatives de divers milieux d'interdire la garde à domicile de l'arme et des munitions militaires sont nocives pour la préparation de la troupe et contraire à l'esprit de milice. L'UDC exige donc que l'on revienne à un droit des armes libéral qui permette au soldat de garder son arme d'ordonnance et ses munitions chez lui.

Berne, 17 février 2009