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L'UDC refuse les cours de répétition
07.03.2008

L'UDC refuse les cours de répétition

La révision de la législation militaire vise à contraindre les soldats en cours de répétition à participer à des engagements à l'étranger contraires à l'esprit de la milice et violant la neutralité...

(UDC) La révision de la législation militaire vise à contraindre les soldats en cours de répétition à participer à des engagements à l'étranger contraires à l'esprit de la milice et violant la neutralité suisse. De surcroît, cette réforme prive le Parlement de son pouvoir. L'UDC rejette cette révision inutile et même nocive dont le principal but est de permettre au Conseil fédéral de se faire valoir à l'étranger. Le cas échéant, elle examinera l'opportunité de lancer un référendum.

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui une réforme de la législation militaire qui, une fois de plus, engage notre pays dans des aventures militaires à l'étranger, en contradiction totale avec la neutralité suisse. Les propositions du Conseil fédéral expriment tout le mépris du gouvernement pour notre armée de milice, pour le Parlement et pour la volonté du peuple. Le gouvernement veut en effet contraindre les soldats à faire leurs cours de répétition à l'étranger et les jeunes recrues en service long, qui se sont une fois annoncées pour un engagement à l'étranger, ne pourront plus se désister.

Le Conseil fédéral demande même la compétence de pouvoir organiser des instructions de troupes étrangères à l'étranger par des instructeurs suisses. Parallèlement, il veut enlever tout pouvoir au Parlement en ce qui concerne les engagements à l'étranger. Il entend s'arroger des pouvoirs indignes de la démocratie suisse. Ainsi, le gouvernement veut engager, sans l'autorisation du Parlement, des troupes à l'étranger pour des durées allant jusqu'à six mois et s'offrir la liberté, dans les "cas urgents", de ne demander l'autorisation du Parlement que plus d'une demi-année après le début de l'engagement. On voit mal quels engagements pourraient être urgents au point qu'il ne soit pas possible de demander au préalable l'autorisation du Parlement démocratiquement élu. Toujours est-il que les visées du Conseil fédéral font craindre le pire.

L'UDC refuse avec détermination d'obliger les soldats suisses à faire des cours de répétition et à participer à des engagements militaires à l'étranger. Ce procédé est hostile au principe de l'armée de milice. L'UDC mettra aussi tout en œuvre pour empêcher que le parlement soit privé de son pouvoir quand il s'agit d'autoriser des engagements à l'étranger. Contrairement au Conseil fédéral, le Parlement est élu par le peuple. Si cette réforme inutile sur le fond et même nuisible à l'armée de milice devait franchir la rampe parlementaire, l'UDC envisagera le lancement d'un référendum. Il n'est pas acceptable que le Conseil fédéral abuse de l'armée suisse pour se faire valoir sur la scène internationale.

Bern, 7 mars 2008

07.03.2008

L'UDC refuse les cours de répétition

La révision de la législation militaire vise à contraindre les soldats en cours de répétition à participer à des engagements à l'étranger contraires à l'esprit de la milice et violant la neutralité...

(UDC) La révision de la législation militaire vise à contraindre les soldats en cours de répétition à participer à des engagements à l'étranger contraires à l'esprit de la milice et violant la neutralité suisse. De surcroît, cette réforme prive le Parlement de son pouvoir. L'UDC rejette cette révision inutile et même nocive dont le principal but est de permettre au Conseil fédéral de se faire valoir à l'étranger. Le cas échéant, elle examinera l'opportunité de lancer un référendum.

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui une réforme de la législation militaire qui, une fois de plus, engage notre pays dans des aventures militaires à l'étranger, en contradiction totale avec la neutralité suisse. Les propositions du Conseil fédéral expriment tout le mépris du gouvernement pour notre armée de milice, pour le Parlement et pour la volonté du peuple. Le gouvernement veut en effet contraindre les soldats à faire leurs cours de répétition à l'étranger et les jeunes recrues en service long, qui se sont une fois annoncées pour un engagement à l'étranger, ne pourront plus se désister.

Le Conseil fédéral demande même la compétence de pouvoir organiser des instructions de troupes étrangères à l'étranger par des instructeurs suisses. Parallèlement, il veut enlever tout pouvoir au Parlement en ce qui concerne les engagements à l'étranger. Il entend s'arroger des pouvoirs indignes de la démocratie suisse. Ainsi, le gouvernement veut engager, sans l'autorisation du Parlement, des troupes à l'étranger pour des durées allant jusqu'à six mois et s'offrir la liberté, dans les "cas urgents", de ne demander l'autorisation du Parlement que plus d'une demi-année après le début de l'engagement. On voit mal quels engagements pourraient être urgents au point qu'il ne soit pas possible de demander au préalable l'autorisation du Parlement démocratiquement élu. Toujours est-il que les visées du Conseil fédéral font craindre le pire.

L'UDC refuse avec détermination d'obliger les soldats suisses à faire des cours de répétition et à participer à des engagements militaires à l'étranger. Ce procédé est hostile au principe de l'armée de milice. L'UDC mettra aussi tout en œuvre pour empêcher que le parlement soit privé de son pouvoir quand il s'agit d'autoriser des engagements à l'étranger. Contrairement au Conseil fédéral, le Parlement est élu par le peuple. Si cette réforme inutile sur le fond et même nuisible à l'armée de milice devait franchir la rampe parlementaire, l'UDC envisagera le lancement d'un référendum. Il n'est pas acceptable que le Conseil fédéral abuse de l'armée suisse pour se faire valoir sur la scène internationale.

Bern, 7 mars 2008