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L'UDC renonce à lancer un référendum contre les accords sur un impôt libératoire
15.06.2012

L'UDC renonce à lancer un référendum contre les accords sur un impôt libératoire

Le groupe parlementaire UDC a clairement rejeté au vote final durant cette session parlementaire les accords sur un impôt libératoire avec l'Allemagne et le Royaume-Uni (Grande-Bretagne). Ces traités négociés par un Conseil fédéral de centre-gauche affaiblissent la place financière suisse, minent encore plus la sphère privée des clients, feront presque complètement disparaître les affaires bancaires avec les ressortissants de ces pays et coûteront finalement des emplois en Suisse.

Pour toutes ces raisons, l'UDC devait se poser la question d'un référendum contre ces accords. Cette réflexion a révélé que la branche financière était prête, notamment en raison de l'amnistie pénale promise par les accords aux gestionnaires bancaires fautifs, à accepter des conséquences nocives pour la place financière et les clients étrangers, donc que les banques ne soutiendraient pas le référendum, mais le combattraient au contraire.

Partant de ce constat, la direction de l'UDC a décidé de renoncer à lancer un référendum contre ces accords afin de se concentrer sur les thèmes essentiels pour notre pays: lancement de l'initiative de mise en œuvre pour le renvoi des étrangers criminels, lutte contre le rattachement institutionnel de la Suisse à l'UE, éventuelle initiative sur l'asile, initiative populaire contre l'immigration de masse, etc.

S'agissant de la protection de la sphère privée et du secret protégeant les clients des banques, l'UDC se prépare au combat pour empêcher que la Confédération ne mine ces principes également au détriment des citoyens suisses. Le Conseil fédéral prévoit en effet de présenter un projet dans ce sens dans le courant de l'année.

Ces accords sur un impôt libératoire montrent aussi à quel point il serait important d'assortir d'un référendum obligatoire des traités de ce type. Ainsi, le peuple aurait automatiquement le dernier mot. C'est dire qu'un OUI déterminé s'impose au vote sur l'initiative "accords internationaux: la parole au peuple!".