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L'UE n'est pas un partenaire contractuel fiable
02.06.2005

L'UE n'est pas un partenaire contractuel fiable

Bien que les partisans de Schengen tentent ces jours désespérément de minimiser le fort rejet de la constitution UE par les citoyens français et néerlandais, le fait est patent: il y a un lien...

(UDC) Bien que les partisans de Schengen tentent ces jours désespérément de minimiser le fort rejet de la constitution UE par les citoyens français et néerlandais, le fait est patent: il y a un lien direct entre les trois votations populaires. L'évolution de l'UE vers un "super-Etat" est problématique et mine la souveraineté et l'indépendance des pays membres. Ce développement conduit vers des processus qui ne sont plus guère contrôlables.

Le dicton "grands pays, grands problèmes; petits pays, petits problèmes" gagne en actualité ces derniers jours. Le NON français et le NEE hollandais à la constitution UE sont des signaux politiques on ne peut plus clairs. Ils montrent que les Etats nationaux se sentent de plus en plus ignorés au sein de l'UE et qu'ils estiment que leur souveraineté n'est plus respectée. Ces réactions révèlent aussi un rejet croissant à l'égard de l'élite des fonctionnaires et de la "classe politique". Dans nombre de pays membres de l'UE, on semble estimer que ces corporations s'enrichissent au dépens des citoyens. De plus, les anciens pays membres de l'UE doivent verser des sommes considérables au financement des nouveaux membres d'Europe de l'Est. Ces aspects, mais aussi la situation économique difficile et le fort chômage, ont contribué à ces deux décisions populaires négatives.

La réaction de l'UE face à ces votes montre à l'évidence que celle-ci n'est plus un partenaire contractuel fiable. La déclaration du président du Conseil de l'UE, Jean-Claude Juncker, selon lequel la France et les Pays-Bas sont des "dérangements" dans le processus européen d'unification, est pour le moins inquiétante. Tout comme l'affirmation selon laquelle le processus de ratification de la constitution européenne va se poursuivre malgré ces refus. Ces prises de position signifient de toute évidence que l'UE attend de la France et des Pays-Bas qu'ils répètent ces consultations jusqu'à obtenir un oui. Est-ce ainsi que l'on conçoit la démocratie à Bruxelles?

Ces événements sont autant de leçons pour la Confédération. C'est en effet ainsi que Bruxelles traiterait la Suisse si un jour notre peuple n'acceptait plus le développement du droit Schengen. Le week-end prochain, la souveraineté de notre pays est en jeu, ni plus, ni moins. Les deux scrutins français et néerlandais indiquent aux Suisses la bonne voie et la bonne réponse: seul un refus de l'accord de Schengen renforce la Suisse dans sa position d'Etat de droit souverain et démocratique.

Berne, 2 juin 2005

02.06.2005

L'UE n'est pas un partenaire contractuel fiable

Bien que les partisans de Schengen tentent ces jours désespérément de minimiser le fort rejet de la constitution UE par les citoyens français et néerlandais, le fait est patent: il y a un lien...

(UDC) Bien que les partisans de Schengen tentent ces jours désespérément de minimiser le fort rejet de la constitution UE par les citoyens français et néerlandais, le fait est patent: il y a un lien direct entre les trois votations populaires. L'évolution de l'UE vers un "super-Etat" est problématique et mine la souveraineté et l'indépendance des pays membres. Ce développement conduit vers des processus qui ne sont plus guère contrôlables.

Le dicton "grands pays, grands problèmes; petits pays, petits problèmes" gagne en actualité ces derniers jours. Le NON français et le NEE hollandais à la constitution UE sont des signaux politiques on ne peut plus clairs. Ils montrent que les Etats nationaux se sentent de plus en plus ignorés au sein de l'UE et qu'ils estiment que leur souveraineté n'est plus respectée. Ces réactions révèlent aussi un rejet croissant à l'égard de l'élite des fonctionnaires et de la "classe politique". Dans nombre de pays membres de l'UE, on semble estimer que ces corporations s'enrichissent au dépens des citoyens. De plus, les anciens pays membres de l'UE doivent verser des sommes considérables au financement des nouveaux membres d'Europe de l'Est. Ces aspects, mais aussi la situation économique difficile et le fort chômage, ont contribué à ces deux décisions populaires négatives.

La réaction de l'UE face à ces votes montre à l'évidence que celle-ci n'est plus un partenaire contractuel fiable. La déclaration du président du Conseil de l'UE, Jean-Claude Juncker, selon lequel la France et les Pays-Bas sont des "dérangements" dans le processus européen d'unification, est pour le moins inquiétante. Tout comme l'affirmation selon laquelle le processus de ratification de la constitution européenne va se poursuivre malgré ces refus. Ces prises de position signifient de toute évidence que l'UE attend de la France et des Pays-Bas qu'ils répètent ces consultations jusqu'à obtenir un oui. Est-ce ainsi que l'on conçoit la démocratie à Bruxelles?

Ces événements sont autant de leçons pour la Confédération. C'est en effet ainsi que Bruxelles traiterait la Suisse si un jour notre peuple n'acceptait plus le développement du droit Schengen. Le week-end prochain, la souveraineté de notre pays est en jeu, ni plus, ni moins. Les deux scrutins français et néerlandais indiquent aux Suisses la bonne voie et la bonne réponse: seul un refus de l'accord de Schengen renforce la Suisse dans sa position d'Etat de droit souverain et démocratique.

Berne, 2 juin 2005