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L'USAM vise la mauvaise cible
07.04.2011

L'USAM vise la mauvaise cible

LUDC a pris connaissance avec étonnement des déclarations de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) lors d'une conférence de presse sur la politique agricole. L'USAM se plaint en effet "des...

L'UDC a pris connaissance avec étonnement des déclarations de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) lors d'une conférence de presse sur la politique agricole. L'USAM se plaint en effet "des avantages accordés à l'agriculture qui provoquent des distorsions sur le marché". De l'avis de l'UDC, l'USAM a choisi la mauvaise cible. Les responsables des conditions-cadres restrictives dont pâtissent les arts et métiers ne sont pas les paysans, mais le législateur et les autorités qui formulent et imposent ces règlementations contraignantes. Aussi, la revendication correcte à formuler est: plus de liberté pour tous, pour les arts et métiers comme pour les paysans! L'UDC se bat systématiquement pour une liberté maximale et pour un minimum de règles restreignant les arts et métiers ainsi que l'agriculture.

Comme leur nom l'indique, les activités lucratives annexes sont un deuxième pilier nécessaire qui permet à bon nombre d'exploitations agricoles tout simplement d'exister. Les "activités proches des arts et métiers", qui gênent l'USAM, se limitent en règle générale à des activités qui non seulement se combinent de manière idéale avec l'occupation principale, mais qui le plus souvent se basent même sur celle-ci. L'activité-clé des paysans est l'agriculture productrice. Si un paysan d'une région périphérique exploite un magasin dans sa ferme, les arts et métiers n'en sont guère touchés. En fait ces commerces répondent à des demandes que personne d'autre ne satisfait. Souvent les agriculteurs acceptent donc des activités accessoires qui personne d'autre ne veut exercer. Il va de soi, par exemple, qu'un maréchal-ferrant ne peut pas vivre uniquement du ferrage de chevaux. L'interprétation, selon laquelle ces éventuels revenus annexes apportent des privilèges aux paysans, est difficilement compréhensible. Il est en revanche exact que les arts et métiers sont excessivement réglementés aujourd'hui aussi bien au niveau des employeurs qu'en matière d'environnement, de politique de la santé, etc. Ces conditions-cadres doivent effectivement être améliorées.

L'UDC invite donc l'USAM à se battre pour une libéralisation générale de la législation et d'encourager les innovations. Ce combat doit être mené non pas contre, mais avec l'agriculture et d'autres branches.

07.04.2011

L'USAM vise la mauvaise cible

LUDC a pris connaissance avec étonnement des déclarations de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) lors d'une conférence de presse sur la politique agricole. L'USAM se plaint en effet "des...

L'UDC a pris connaissance avec étonnement des déclarations de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) lors d'une conférence de presse sur la politique agricole. L'USAM se plaint en effet "des avantages accordés à l'agriculture qui provoquent des distorsions sur le marché". De l'avis de l'UDC, l'USAM a choisi la mauvaise cible. Les responsables des conditions-cadres restrictives dont pâtissent les arts et métiers ne sont pas les paysans, mais le législateur et les autorités qui formulent et imposent ces règlementations contraignantes. Aussi, la revendication correcte à formuler est: plus de liberté pour tous, pour les arts et métiers comme pour les paysans! L'UDC se bat systématiquement pour une liberté maximale et pour un minimum de règles restreignant les arts et métiers ainsi que l'agriculture.

Comme leur nom l'indique, les activités lucratives annexes sont un deuxième pilier nécessaire qui permet à bon nombre d'exploitations agricoles tout simplement d'exister. Les "activités proches des arts et métiers", qui gênent l'USAM, se limitent en règle générale à des activités qui non seulement se combinent de manière idéale avec l'occupation principale, mais qui le plus souvent se basent même sur celle-ci. L'activité-clé des paysans est l'agriculture productrice. Si un paysan d'une région périphérique exploite un magasin dans sa ferme, les arts et métiers n'en sont guère touchés. En fait ces commerces répondent à des demandes que personne d'autre ne satisfait. Souvent les agriculteurs acceptent donc des activités accessoires qui personne d'autre ne veut exercer. Il va de soi, par exemple, qu'un maréchal-ferrant ne peut pas vivre uniquement du ferrage de chevaux. L'interprétation, selon laquelle ces éventuels revenus annexes apportent des privilèges aux paysans, est difficilement compréhensible. Il est en revanche exact que les arts et métiers sont excessivement réglementés aujourd'hui aussi bien au niveau des employeurs qu'en matière d'environnement, de politique de la santé, etc. Ces conditions-cadres doivent effectivement être améliorées.

L'UDC invite donc l'USAM à se battre pour une libéralisation générale de la législation et d'encourager les innovations. Ce combat doit être mené non pas contre, mais avec l'agriculture et d'autres branches.