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Manoevre de diversion facile du conseil fédéral
16.02.2005

Manoevre de diversion facile du conseil fédéral

Alors que l'année 2004 n'était pas vraiment défavorable sur le plan économique, le Conseil fédéral a tout de même réussi à produire un déficit de 1,7 milliard de francs. La dette de la...

(UDC) Alors que l'année 2004 n'était pas vraiment défavorable sur le plan économique, le Conseil fédéral a tout de même réussi à produire un déficit de 1,7 milliard de francs. La dette de la Confédération dépasse aujourd'hui 130 milliards. Durant la dernière session de décembre, l'UDC était pourtant seule à proposer des économies. Sans le soutien des autres forces bourgeoises, l'Etat continuera de dépenser l'argent sans compter. L'UDC demande donc au Conseil fédéral de présenter rapidement un programme d'abandon de certaines tâches.


Des douzaines de propositions d'économies lancées par l'UDC durant la session parlementaire de décembre ont été rejetées par la coalition du PS, du PDC et du PRD. Et pour l'année en cours, la majorité du parlement a donné son feu vert à un déficit de 1,8 milliard de francs. Mais il y a plus grave: l'endettement de la Confédération n'est pas déterminé par le déficit inscrit au compte financier, mais par le découvert dans le compte des résultats qui, en 2005, atteindra quelque 4 milliards de francs. De plus, cet endettement massif de l'Etat se produit à une période de faibles taux d'intérêt. Si ces taux devaient augmenter, la Confédération serait dans une situation encore bien plus grave.

Le Département fédéral des finances annonce aujourd'hui triomphalement des recettes supplémentaires de plus de 700 millions de francs. Il s'agit là d'une manœuvre de diversion facile, car jusqu'en 2008 la Confédération a l'intention, conformément à son plan financier, d'encaisser environ 9 milliards de francs de plus, donc de priver l'économie et les contribuables de 9'000'000'000 francs supplémentaires. Malgré cette hausse énorme des recettes de l'Etat, les comptes des résultats, qui incluent aussi les amortissements et provisions, comme par exemple les contributions non versées à la caisse de pension des employés de la Confédération, continueront de générer des déficits cumulés de l'ordre de 14 milliards de francs. Ces découverts feront passer la dette fédérale à quelque 145 milliards de francs d'ici à la fin 2008 (soit presque 80'000 francs par famille). Ce sont là des perspectives désolantes.

La coutume veut que les partis politiques annoncent au début de l'année des mesures permettant de réduire le déficit fédéral. On sait d'expérience qu'il ne reste généralement pas grand-chose de ces belles promesses lors des discussions budgétaires à la fin de l'année. L'UDC se retrouve alors généralement seule avec ses propositions d'économies. Elle invite donc le Conseil fédéral à présenter enfin des scénarios de réduction des dépenses et de suppression de certaines tâches. Le but doit être d'équilibrer le compte tout en réduisant les prélèvements.

Berne, 16 février 2005

16.02.2005

Manoevre de diversion facile du conseil fédéral

Alors que l'année 2004 n'était pas vraiment défavorable sur le plan économique, le Conseil fédéral a tout de même réussi à produire un déficit de 1,7 milliard de francs. La dette de la...

(UDC) Alors que l'année 2004 n'était pas vraiment défavorable sur le plan économique, le Conseil fédéral a tout de même réussi à produire un déficit de 1,7 milliard de francs. La dette de la Confédération dépasse aujourd'hui 130 milliards. Durant la dernière session de décembre, l'UDC était pourtant seule à proposer des économies. Sans le soutien des autres forces bourgeoises, l'Etat continuera de dépenser l'argent sans compter. L'UDC demande donc au Conseil fédéral de présenter rapidement un programme d'abandon de certaines tâches.


Des douzaines de propositions d'économies lancées par l'UDC durant la session parlementaire de décembre ont été rejetées par la coalition du PS, du PDC et du PRD. Et pour l'année en cours, la majorité du parlement a donné son feu vert à un déficit de 1,8 milliard de francs. Mais il y a plus grave: l'endettement de la Confédération n'est pas déterminé par le déficit inscrit au compte financier, mais par le découvert dans le compte des résultats qui, en 2005, atteindra quelque 4 milliards de francs. De plus, cet endettement massif de l'Etat se produit à une période de faibles taux d'intérêt. Si ces taux devaient augmenter, la Confédération serait dans une situation encore bien plus grave.

Le Département fédéral des finances annonce aujourd'hui triomphalement des recettes supplémentaires de plus de 700 millions de francs. Il s'agit là d'une manœuvre de diversion facile, car jusqu'en 2008 la Confédération a l'intention, conformément à son plan financier, d'encaisser environ 9 milliards de francs de plus, donc de priver l'économie et les contribuables de 9'000'000'000 francs supplémentaires. Malgré cette hausse énorme des recettes de l'Etat, les comptes des résultats, qui incluent aussi les amortissements et provisions, comme par exemple les contributions non versées à la caisse de pension des employés de la Confédération, continueront de générer des déficits cumulés de l'ordre de 14 milliards de francs. Ces découverts feront passer la dette fédérale à quelque 145 milliards de francs d'ici à la fin 2008 (soit presque 80'000 francs par famille). Ce sont là des perspectives désolantes.

La coutume veut que les partis politiques annoncent au début de l'année des mesures permettant de réduire le déficit fédéral. On sait d'expérience qu'il ne reste généralement pas grand-chose de ces belles promesses lors des discussions budgétaires à la fin de l'année. L'UDC se retrouve alors généralement seule avec ses propositions d'économies. Elle invite donc le Conseil fédéral à présenter enfin des scénarios de réduction des dépenses et de suppression de certaines tâches. Le but doit être d'équilibrer le compte tout en réduisant les prélèvements.

Berne, 16 février 2005