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Menaces et contre-vérités du Conseil fédéral
26.09.2006

Menaces et contre-vérités du Conseil fédéral

Le 26 novembre prochain, les Suisses votent sur la loi concernant l'aide aux pays de l'est qui sert de base au versement d'un milliard de francs pour ladite cohésion de l'UE ainsi qu'à d'autres...

(UDC) Le 26 novembre prochain, les Suisses votent sur la loi concernant l'aide aux pays de l'est qui sert de base au versement d'un milliard de francs pour ladite cohésion de l'UE ainsi qu'à d'autres contributions du même type sans limite supérieure. Et déjà le Conseil fédéral annonce les pires conséquences au cas où le peuple oserait refuser ce projet. Bref, le gouvernement lance sa campagne de votation en semant des contre-vérités.

La Suisse est sur la bonne voie de devenir la vache à lait de l'Europe. La nouvelle loi sur l'aide aux pays de l'est prévoit un versement d'un milliard de francs à l'UE sans contrepartie aucune. De plus, cette loi permet au Conseil fédéral de verser des contributions de cohésion supplémentaires de manière quasiment automatique par le biais du budget. Il est déjà question d'un nouveau versement de 350 millions de francs dans la perspective de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'UE.

Prétendre que le milliard promis par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey à l'UE est le "prix d'entrée" aux accords bilatéraux, c'est sciemment induire le peuple en erreur. En effet, l'exact contraire a été prétendu lors des campagnes de votation sur Schengen et sur la libre circulation des personnes. De plus, les deux brochures gouvernementales avec les explications de vote ne soufflent mot de tels engagements financiers. Il n'y a donc aucun lien avec les accords bilatéraux. Mais ce ne sont pas les seules contre-vérités que le Conseil fédéral propage au moment de lancer sa campagne de propagande.

Quelques exemples tirés du communiqué du Conseil fédéral

  • Micheline Calmy-Rey, conseillère fédérale: Le milliard pour la cohésion est important sous l'angle de la politique européenne. Faux. Il s'agit d'un projet financier de politique intérieure. Cette votation n'a aucune influence sur les accords bilatéraux.
  • Doris Leuthard, conseillère fédérale: Le travail et les efforts entrepris jusqu'ici par la coopération suisse en Europe de l'Est seraient compromis (en cas de rejet). Faux. Le milliard pour la cohésion est une prestation supplémentaire de la Suisse. S'il est refusé, l'aide actuelle aux pays de l'est peut se poursuivre.

Après les campagnes de votation sur les accords bilatéraux de l'année passée, le Conseil fédéral poursuit sur la voie des menaces et des contre-vérités pour soumettre le peuple à sa volonté. Ce projet est une erreur fondamentale sur le plan de la politique financière. Il n'est en effet pas acceptable de donner à la Confédération, via la loi sur l'aide aux pays de l'est, un chèque en blanc pour des versements de milliards à l'UE sans aucun plafonnement. L'UDC attend du Conseil fédéral un nouveau projet qui fixe définitivement ce montant à un milliard de francs et qui prévoit une pleine compensation de cette dépense dans les budgets des DFE et DFAE (comme cela avait été promis initialement).

Flims, 26 septembre 2006

26.09.2006

Menaces et contre-vérités du Conseil fédéral

Le 26 novembre prochain, les Suisses votent sur la loi concernant l'aide aux pays de l'est qui sert de base au versement d'un milliard de francs pour ladite cohésion de l'UE ainsi qu'à d'autres...

(UDC) Le 26 novembre prochain, les Suisses votent sur la loi concernant l'aide aux pays de l'est qui sert de base au versement d'un milliard de francs pour ladite cohésion de l'UE ainsi qu'à d'autres contributions du même type sans limite supérieure. Et déjà le Conseil fédéral annonce les pires conséquences au cas où le peuple oserait refuser ce projet. Bref, le gouvernement lance sa campagne de votation en semant des contre-vérités.

La Suisse est sur la bonne voie de devenir la vache à lait de l'Europe. La nouvelle loi sur l'aide aux pays de l'est prévoit un versement d'un milliard de francs à l'UE sans contrepartie aucune. De plus, cette loi permet au Conseil fédéral de verser des contributions de cohésion supplémentaires de manière quasiment automatique par le biais du budget. Il est déjà question d'un nouveau versement de 350 millions de francs dans la perspective de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'UE.

Prétendre que le milliard promis par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey à l'UE est le "prix d'entrée" aux accords bilatéraux, c'est sciemment induire le peuple en erreur. En effet, l'exact contraire a été prétendu lors des campagnes de votation sur Schengen et sur la libre circulation des personnes. De plus, les deux brochures gouvernementales avec les explications de vote ne soufflent mot de tels engagements financiers. Il n'y a donc aucun lien avec les accords bilatéraux. Mais ce ne sont pas les seules contre-vérités que le Conseil fédéral propage au moment de lancer sa campagne de propagande.

Quelques exemples tirés du communiqué du Conseil fédéral

Après les campagnes de votation sur les accords bilatéraux de l'année passée, le Conseil fédéral poursuit sur la voie des menaces et des contre-vérités pour soumettre le peuple à sa volonté. Ce projet est une erreur fondamentale sur le plan de la politique financière. Il n'est en effet pas acceptable de donner à la Confédération, via la loi sur l'aide aux pays de l'est, un chèque en blanc pour des versements de milliards à l'UE sans aucun plafonnement. L'UDC attend du Conseil fédéral un nouveau projet qui fixe définitivement ce montant à un milliard de francs et qui prévoit une pleine compensation de cette dépense dans les budgets des DFE et DFAE (comme cela avait été promis initialement).

Flims, 26 septembre 2006