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Ne pas sacrifier l'agriculture sur l'autel de l'UE
14.05.2014

Ne pas sacrifier l'agriculture sur l'autel de l'UE

Le Conseil fédéral s'est prononcé aujourd'hui, dans le cadre d'un rapport, pour l'ouverture complète du marché des produits laitiers avec l'UE.

Le Conseil fédéral s'est prononcé aujourd'hui, dans le cadre d'un rapport, pour l'ouverture complète du marché des produits laitiers avec l'UE. L'UDC s'oppose avec détermination à ce projet qui aurait des conséquences désastreuses pour l'agriculture suisse. La production indigène et le revenu agricole baisseraient une fois de plus massivement en raison de l'importation de produits bon marché.

L'UDC s'est toujours prononcée contre l'ouverture complète du marché laitier: la rupture de la "ligne blanche" aurait des conséquences extrêmement graves pour la production indigène. Le rapport présenté aujourd'hui par le Conseil fédéral confirme ces craintes par des chiffres. Les conclusions à en tirer sont inquiétantes. Si la Suisse participait au libre-échange laitier avec l'UE, le rendement des producteurs suisses baisserait de 25%. Un prix durable du lait de moins de 50 centimes par litre pousserait de nombreuses exploitations familiales à la ruine, car les frais de production en Suisse sont plus élevés qu'à l'étranger. La conséquence serait que la production se déplacerait encore davantage à l'étranger. Ce développement n'est dans l'intérêt ni de l'agriculture, ni des consommateurs suisses qui souhaitent des produits de qualité élevée. L'UDC combattra donc par tous les moyens à sa disposition le libre-échange laitier avec l'UE.

Aucun avantage pour les agriculteurs suisses

L'ouverture complète du marché pour tous les produits laitiers réduirait le rendement non seulement de l'agriculture, mais aussi de l'industrie laitière suisse. L'Etat aurait des charges supplémentaires pour réduire le coût des matières premières. La branche deviendrait encore plus dépendante de l'Etat. Or, ce soutien ne serait pas garanti à long terme en raison des difficultés prévisibles des finances publiques. De plus, les chances des producteurs suisses en termes d'exportation doivent être fortement relativisées. L'ouverture du marché du fromage n'a en tout cas pas apporté les résultats escomptés. Les exportations stagnent alors que les importations ont massivement augmenté. C'est pour cette raison d'ailleurs que le Parlement fédéral a approuvé la motion 10.3818 (Stopper les négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange dans les domaines agricole et alimentaire). Il n'y a donc ni une légitimation, ni une nécessité de forcer l'ouverture du marché pour les produits laitiers.

Pour des produits de qualité élevée – pour la sécurité alimentaire

Des accords de libre-échange agricole avec d'autres pays ou l'ouverture de la "ligne blanche" avec l'UE entraînent inévitablement de nouvelles pressions sur les prix et, partant, un déplacement de la production alimentaire à l'étranger. Ce développement a déjà été encouragé, contre la volonté de l'UDC, par la Politique agricole 2014-2017 qui prend une mauvaise direction en encourageant l'extensification de la production. Nous avons besoin d'une agriculture indigène productrice qui est capable de produire un maximum de denrées alimentaires saines et de bonne qualité pour la population suisse. L'UDC apporte donc son soutien à l'initiative populaire pour la sécurité alimentaire.

14.05.2014

Ne pas sacrifier l'agriculture sur l'autel de l'UE

Le Conseil fédéral s'est prononcé aujourd'hui, dans le cadre d'un rapport, pour l'ouverture complète du marché des produits laitiers avec l'UE.

Le Conseil fédéral s'est prononcé aujourd'hui, dans le cadre d'un rapport, pour l'ouverture complète du marché des produits laitiers avec l'UE. L'UDC s'oppose avec détermination à ce projet qui aurait des conséquences désastreuses pour l'agriculture suisse. La production indigène et le revenu agricole baisseraient une fois de plus massivement en raison de l'importation de produits bon marché.

L'UDC s'est toujours prononcée contre l'ouverture complète du marché laitier: la rupture de la "ligne blanche" aurait des conséquences extrêmement graves pour la production indigène. Le rapport présenté aujourd'hui par le Conseil fédéral confirme ces craintes par des chiffres. Les conclusions à en tirer sont inquiétantes. Si la Suisse participait au libre-échange laitier avec l'UE, le rendement des producteurs suisses baisserait de 25%. Un prix durable du lait de moins de 50 centimes par litre pousserait de nombreuses exploitations familiales à la ruine, car les frais de production en Suisse sont plus élevés qu'à l'étranger. La conséquence serait que la production se déplacerait encore davantage à l'étranger. Ce développement n'est dans l'intérêt ni de l'agriculture, ni des consommateurs suisses qui souhaitent des produits de qualité élevée. L'UDC combattra donc par tous les moyens à sa disposition le libre-échange laitier avec l'UE.

Aucun avantage pour les agriculteurs suisses

L'ouverture complète du marché pour tous les produits laitiers réduirait le rendement non seulement de l'agriculture, mais aussi de l'industrie laitière suisse. L'Etat aurait des charges supplémentaires pour réduire le coût des matières premières. La branche deviendrait encore plus dépendante de l'Etat. Or, ce soutien ne serait pas garanti à long terme en raison des difficultés prévisibles des finances publiques. De plus, les chances des producteurs suisses en termes d'exportation doivent être fortement relativisées. L'ouverture du marché du fromage n'a en tout cas pas apporté les résultats escomptés. Les exportations stagnent alors que les importations ont massivement augmenté. C'est pour cette raison d'ailleurs que le Parlement fédéral a approuvé la motion 10.3818 (Stopper les négociations avec l'UE sur un accord de libre-échange dans les domaines agricole et alimentaire). Il n'y a donc ni une légitimation, ni une nécessité de forcer l'ouverture du marché pour les produits laitiers.

Pour des produits de qualité élevée – pour la sécurité alimentaire

Des accords de libre-échange agricole avec d'autres pays ou l'ouverture de la "ligne blanche" avec l'UE entraînent inévitablement de nouvelles pressions sur les prix et, partant, un déplacement de la production alimentaire à l'étranger. Ce développement a déjà été encouragé, contre la volonté de l'UDC, par la Politique agricole 2014-2017 qui prend une mauvaise direction en encourageant l'extensification de la production. Nous avons besoin d'une agriculture indigène productrice qui est capable de produire un maximum de denrées alimentaires saines et de bonne qualité pour la population suisse. L'UDC apporte donc son soutien à l'initiative populaire pour la sécurité alimentaire.