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NLFA: un tonneau sans fond
30.03.2004

NLFA: un tonneau sans fond

Tous les deux ou trois mois, le public apprend un morceau de vérité de plus sur les NLFA. Après avoir demandé dans le passé à plusieurs reprises des rallonges dépassant le milliard de francs, les...

(UDC) Tous les deux ou trois mois, le public apprend un morceau de vérité de plus sur les NLFA. Après avoir demandé dans le passé à plusieurs reprises des rallonges dépassant le milliard de francs, les responsables des NLFA perdent définitivement tout crédit avec leur annonce d'aujourd'hui. La confiance dans les NLFA est à tel point ébranlée que le crédit additionnel pour les NLFA doit être soumis au peuple.

Cette affaire ravive des souvenirs désagréables concernant Expo.02: à quelques mois d'intervalles, les responsables des NLFA présentent au public inquiet des chiffres en constante augmentation. Ils ne manquent jamais de raisons pour expliquer les dépassements et pour bien faire comprendre que le parlement n'a d'autre choix que d'avaler cette couleuvre supplémentaire.

En 1999, le parlement a approuvé un crédit NLFA de 12,6 milliards de francs. Ce montant ne comprenant ni le renchérissement, ni la TVA, il a fallu en 2001 déjà le porter à 14,7 milliards. Aujourd'hui, l'Office fédéral des transports évoque des coûts finaux de l'ordre de 15,5 à 17,2 milliards de francs, si bien que les prévisions de février 2004 doivent déjà être corrigées à la hausse. Les mauvaises expériences faites avec des constructions de ce genre (par exemple, le tunnel de la Furka) nous apprennent qu'il faut toujours s'attendre au pire.

L'UDC s'opposera à ces crédits additionnels. Elle refuse de se laisser placer devant un fait accompli pour accepter des dépenses supplémentaires. Si ces demandes de crédit devaient réunir une majorité au parlement, il faudra les soumettre au peuple. Le souverain a en effet approuvé les NLFA dans des conditions totalement différentes. Pour l'UDC, il est extrêmement douteux que ce projet retrouve une majorité dans le contexte financier difficile que nous connaissons aujourd'hui. La demande de l'UDC d'instituer une CEP pour vérifier la gestion du DETEC est plus justifiée que jamais.

Berne, le 30 mars 2004

30.03.2004

NLFA: un tonneau sans fond

Tous les deux ou trois mois, le public apprend un morceau de vérité de plus sur les NLFA. Après avoir demandé dans le passé à plusieurs reprises des rallonges dépassant le milliard de francs, les...

(UDC) Tous les deux ou trois mois, le public apprend un morceau de vérité de plus sur les NLFA. Après avoir demandé dans le passé à plusieurs reprises des rallonges dépassant le milliard de francs, les responsables des NLFA perdent définitivement tout crédit avec leur annonce d'aujourd'hui. La confiance dans les NLFA est à tel point ébranlée que le crédit additionnel pour les NLFA doit être soumis au peuple.

Cette affaire ravive des souvenirs désagréables concernant Expo.02: à quelques mois d'intervalles, les responsables des NLFA présentent au public inquiet des chiffres en constante augmentation. Ils ne manquent jamais de raisons pour expliquer les dépassements et pour bien faire comprendre que le parlement n'a d'autre choix que d'avaler cette couleuvre supplémentaire.

En 1999, le parlement a approuvé un crédit NLFA de 12,6 milliards de francs. Ce montant ne comprenant ni le renchérissement, ni la TVA, il a fallu en 2001 déjà le porter à 14,7 milliards. Aujourd'hui, l'Office fédéral des transports évoque des coûts finaux de l'ordre de 15,5 à 17,2 milliards de francs, si bien que les prévisions de février 2004 doivent déjà être corrigées à la hausse. Les mauvaises expériences faites avec des constructions de ce genre (par exemple, le tunnel de la Furka) nous apprennent qu'il faut toujours s'attendre au pire.

L'UDC s'opposera à ces crédits additionnels. Elle refuse de se laisser placer devant un fait accompli pour accepter des dépenses supplémentaires. Si ces demandes de crédit devaient réunir une majorité au parlement, il faudra les soumettre au peuple. Le souverain a en effet approuvé les NLFA dans des conditions totalement différentes. Pour l'UDC, il est extrêmement douteux que ce projet retrouve une majorité dans le contexte financier difficile que nous connaissons aujourd'hui. La demande de l'UDC d'instituer une CEP pour vérifier la gestion du DETEC est plus justifiée que jamais.

Berne, le 30 mars 2004