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Non à de nouveaux fonds publics pour Swiss
23.09.2003

Non à de nouveaux fonds publics pour Swiss

Malgré la décision d'aujourd'hui de Swiss d'adhérer à l'alliance Oneworld, l'avenir de cette compagnie aérienne, produit politique du PS, du PRD et du PDC, reste largement incertain. Les...

(UDC) Malgré la décision d'aujourd'hui de Swiss d'adhérer à l'alliance Oneworld, l'avenir de cette compagnie aérienne, produit politique du PS, du PRD et du PDC, reste largement incertain. Les principales questions, notamment concernant la liquidité et le rendement de la compagnie, sont toujours sans réponse. L'UDC invite instamment le Conseil fédéral et les autres partis à ne pas prendre de nouvelles mesures de soutien financier en faveur de Swiss. Cette compagnie souffre toujours du fait qu'elle est issue d'un choix politique et non pas d'une décision fondée sur des critères d'économie d'entreprise.

Avec un retard considérable sur l'agenda initialement fixé, Swiss a annoncé aujourd'hui son adhésion à une grande alliance. L'UDC prend acte de cette décision. En tant que parti politique, il ne lui revient pas de prendre position sur la question stratégique de savoir si l'entreprise a fait le bon choix entre Lufthansa et British Airways. Il faut cependant se garder de surévaluer les avantages économiques de la nouvelle alliance.

Pour l'UDC, il est évident que la décision d'aujourd'hui ne répond pas aux questions fondamentales pour l'avenir de Swiss. La liquidité de l'entreprise n'est toujours assurée que pour quelques mois, voire quelques semaines. Le crédit de 500 millions de francs, dont la compagnie affirmait avoir besoin il y a quelque mois, n'a pas encore été accordé. L'UDC craint dès lors que la pression sur la Confédération d'injecter des fonds supplémentaires n'augmente. Le bien-fondé de cette inquiétude est confirmé par des déclarations de dirigeants de Swiss qui demandent indirectement de nouvelles subventions fédérales. Il y a donc tout lieu de craindre que les partis du centre, le PRD et le PDC, dont on connaît la versatilité, ne cèdent à ces pressions après les élections fédérales et, l'échéance du 19 octobre passée, ne se prononcent pour une nouvelle aide fédérale à Swiss. L'UDC, de son côté, exclut aussi bien des nouveaux crédits fédéraux à Swiss que des engagements écrits de quelle que nature soient-ils. Si la décision prise aujourd'hui est jugée utile et fructueuse par le marché, le financement de Swiss par l'économie privée est de toute manière garanti. Si tel n'est pas le cas, on ne saurait une fois de plus faire passer les contribuables à la caisse.

La décision d'aujourd'hui accentue le problème de l'aéroport de Zurich. Le trafic aérien y augmentera sans doute. Une collaboration avec Lufthansa ayant été refusée, il faut s'attendre à des pressions supplémentaires de la part de l'Allemagne. L'UDC demande donc le développement d'un concept permettant l'absorption du trafic supplémentaire, répondant aux normes de sécurité maximales et recevant l'aval - également à long terme - de la population touchée.

Berne, le 23 septembre 2003

23.09.2003

Non à de nouveaux fonds publics pour Swiss

Malgré la décision d'aujourd'hui de Swiss d'adhérer à l'alliance Oneworld, l'avenir de cette compagnie aérienne, produit politique du PS, du PRD et du PDC, reste largement incertain. Les...

(UDC) Malgré la décision d'aujourd'hui de Swiss d'adhérer à l'alliance Oneworld, l'avenir de cette compagnie aérienne, produit politique du PS, du PRD et du PDC, reste largement incertain. Les principales questions, notamment concernant la liquidité et le rendement de la compagnie, sont toujours sans réponse. L'UDC invite instamment le Conseil fédéral et les autres partis à ne pas prendre de nouvelles mesures de soutien financier en faveur de Swiss. Cette compagnie souffre toujours du fait qu'elle est issue d'un choix politique et non pas d'une décision fondée sur des critères d'économie d'entreprise.

Avec un retard considérable sur l'agenda initialement fixé, Swiss a annoncé aujourd'hui son adhésion à une grande alliance. L'UDC prend acte de cette décision. En tant que parti politique, il ne lui revient pas de prendre position sur la question stratégique de savoir si l'entreprise a fait le bon choix entre Lufthansa et British Airways. Il faut cependant se garder de surévaluer les avantages économiques de la nouvelle alliance.

Pour l'UDC, il est évident que la décision d'aujourd'hui ne répond pas aux questions fondamentales pour l'avenir de Swiss. La liquidité de l'entreprise n'est toujours assurée que pour quelques mois, voire quelques semaines. Le crédit de 500 millions de francs, dont la compagnie affirmait avoir besoin il y a quelque mois, n'a pas encore été accordé. L'UDC craint dès lors que la pression sur la Confédération d'injecter des fonds supplémentaires n'augmente. Le bien-fondé de cette inquiétude est confirmé par des déclarations de dirigeants de Swiss qui demandent indirectement de nouvelles subventions fédérales. Il y a donc tout lieu de craindre que les partis du centre, le PRD et le PDC, dont on connaît la versatilité, ne cèdent à ces pressions après les élections fédérales et, l'échéance du 19 octobre passée, ne se prononcent pour une nouvelle aide fédérale à Swiss. L'UDC, de son côté, exclut aussi bien des nouveaux crédits fédéraux à Swiss que des engagements écrits de quelle que nature soient-ils. Si la décision prise aujourd'hui est jugée utile et fructueuse par le marché, le financement de Swiss par l'économie privée est de toute manière garanti. Si tel n'est pas le cas, on ne saurait une fois de plus faire passer les contribuables à la caisse.

La décision d'aujourd'hui accentue le problème de l'aéroport de Zurich. Le trafic aérien y augmentera sans doute. Une collaboration avec Lufthansa ayant été refusée, il faut s'attendre à des pressions supplémentaires de la part de l'Allemagne. L'UDC demande donc le développement d'un concept permettant l'absorption du trafic supplémentaire, répondant aux normes de sécurité maximales et recevant l'aval - également à long terme - de la population touchée.

Berne, le 23 septembre 2003