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On se bat aussi en Suisse romande contre l'accord de Schengen
14.03.2005

On se bat aussi en Suisse romande contre l'accord de Schengen

L'accord de Schengen signifie pour la Suisse la suppression des contrôles aux frontières et la reprise de la politique UE des visas. Or, le scandale allemand des visas illustre les graves lacunes...

Conférence de presse, 14 mars 2005
Comité romand d'action contre l'adhésion à Schengen/UE

L'accord de Schengen signifie pour la Suisse la suppression des contrôles aux frontières et la reprise de la politique UE des visas. Or, le scandale allemand des visas illustre les graves lacunes de l'accord de Schengen qui ouvre les portes aux criminels et travailleurs au noir. De plus, Schengen est un pas important vers l'adhésion à l'UE. Pour toutes ces raisons, un Comité romand se bat vigoureusement contre l'adhésion de la Suisse à l'accord de Schengen.


Il faut rejeter l'accord de Schengen pour permettre à la Suisse de poursuivre les contrôles aux frontières qui constituent un moyen de dissuasion efficace contre des personnes indésirables. Dire non à Schengen, c'est aussi ouvrir la voie à de nouvelles négociations entre la Suisse et l'UE sur l'échange de données concernant les criminels recherchés et sur la participation de la Suisse à la banque de données Schengen SIS. Les deux partenaires y ont intérêt. Il est par contre inutile et même nuisible pour la Suisse de reprendre les quelque 500 pages du droit Schengen et d'ouvrir complètement ses frontières.

Si le Conseil fédéral s'était contenté de négocier une participation de la Suisse à la banque de données criminelles SIS et à l'échange d'informations policières avec l'UE, personne sans doute ne s'y serait sans opposé. Or, bien que l'UE n'ait rien demandé, la Suisse a voulu ouvrir des négociations sur l'adhésion à Schengen, et ce uniquement parce que le Conseil fédéral veut à tout prix pousser la Suisse dans l'UE. L'objectif fondamental de l'accord est en effet l'ouverture des frontières, donc l'intégration européenne, et nullement la sécurité. C'est donc une évidence: Schengen apporte beaucoup de choses, mais en aucun cas un surcroît de sécurité.

Sur le plan de la criminalité, la Suisse est encore un des pays les plus sûrs d'Europe. Les succès considérables du Corps suisse des gardes-frontière confirment l'utilité de la surveillance des frontières pour la sécurité intérieure du pays: l'an passé, les gardes-frontière ont refoulé ou remis à la police 140'000 personnes qui tentaient de pénétrer illégalement en Suisse. L'accord de Schengen interdirait cette surveillance, car selon l'article 2 alinéa 1 de la Convention d'application de l'accord de Schengen "Les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu'un contrôle des personnes soit effectué." C'est dire que la Suisse ouvrirait toutes grandes ses portes aux criminels et travailleurs au noir.

De plus en plus de Suisses romands rejoignent les rangs du Comité romand d'action contre l'adhésion à Schengen/UE et se battent contre ce projet nuisible pour la Suisse. Pour plus d'informations, cliquer www.schengen-non.ch .

Berne, 14 mars 2005

14.03.2005

On se bat aussi en Suisse romande contre l'accord de Schengen

L'accord de Schengen signifie pour la Suisse la suppression des contrôles aux frontières et la reprise de la politique UE des visas. Or, le scandale allemand des visas illustre les graves lacunes...

Conférence de presse, 14 mars 2005
Comité romand d'action contre l'adhésion à Schengen/UE

L'accord de Schengen signifie pour la Suisse la suppression des contrôles aux frontières et la reprise de la politique UE des visas. Or, le scandale allemand des visas illustre les graves lacunes de l'accord de Schengen qui ouvre les portes aux criminels et travailleurs au noir. De plus, Schengen est un pas important vers l'adhésion à l'UE. Pour toutes ces raisons, un Comité romand se bat vigoureusement contre l'adhésion de la Suisse à l'accord de Schengen.


Il faut rejeter l'accord de Schengen pour permettre à la Suisse de poursuivre les contrôles aux frontières qui constituent un moyen de dissuasion efficace contre des personnes indésirables. Dire non à Schengen, c'est aussi ouvrir la voie à de nouvelles négociations entre la Suisse et l'UE sur l'échange de données concernant les criminels recherchés et sur la participation de la Suisse à la banque de données Schengen SIS. Les deux partenaires y ont intérêt. Il est par contre inutile et même nuisible pour la Suisse de reprendre les quelque 500 pages du droit Schengen et d'ouvrir complètement ses frontières.

Si le Conseil fédéral s'était contenté de négocier une participation de la Suisse à la banque de données criminelles SIS et à l'échange d'informations policières avec l'UE, personne sans doute ne s'y serait sans opposé. Or, bien que l'UE n'ait rien demandé, la Suisse a voulu ouvrir des négociations sur l'adhésion à Schengen, et ce uniquement parce que le Conseil fédéral veut à tout prix pousser la Suisse dans l'UE. L'objectif fondamental de l'accord est en effet l'ouverture des frontières, donc l'intégration européenne, et nullement la sécurité. C'est donc une évidence: Schengen apporte beaucoup de choses, mais en aucun cas un surcroît de sécurité.

Sur le plan de la criminalité, la Suisse est encore un des pays les plus sûrs d'Europe. Les succès considérables du Corps suisse des gardes-frontière confirment l'utilité de la surveillance des frontières pour la sécurité intérieure du pays: l'an passé, les gardes-frontière ont refoulé ou remis à la police 140'000 personnes qui tentaient de pénétrer illégalement en Suisse. L'accord de Schengen interdirait cette surveillance, car selon l'article 2 alinéa 1 de la Convention d'application de l'accord de Schengen "Les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu'un contrôle des personnes soit effectué." C'est dire que la Suisse ouvrirait toutes grandes ses portes aux criminels et travailleurs au noir.

De plus en plus de Suisses romands rejoignent les rangs du Comité romand d'action contre l'adhésion à Schengen/UE et se battent contre ce projet nuisible pour la Suisse. Pour plus d'informations, cliquer www.schengen-non.ch .

Berne, 14 mars 2005