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Ordonnance sur la protection des animaux: une nouvelle mise sous tutelle des citoyens
09.07.2008

Ordonnance sur la protection des animaux: une nouvelle mise sous tutelle des citoyens

Les détenteurs d'animaux se font contrôler de plus en plus sévèrement par les fonctionnaires fédéraux. L'Etat doute du sens de la responsabilité des paysans et des amis des animaux. Encore une...

(UDC) Les détenteurs d'animaux se font contrôler de plus en plus sévèrement par les fonctionnaires fédéraux. L'Etat doute du sens de la responsabilité des paysans et des amis des animaux. Encore une manière de placer les citoyennes et les citoyens sous la tutelle des pouvoirs publics.

La nouvelle ordonnance sur la protection des animaux est le dernier produit de l'excès de zèle d'un Etat qui aime à prononcer des interdictions. Sous le prétexte fallacieux du bien-être des animaux, la liberté des détenteurs d'animaux est massivement réduite et les coûts de production des agriculteurs sont encore une fois augmentés.

Tout et n'importe quoi devra être réglé: la luminosité dans les poulaillers, le nombre de bacs à crottes et d'arbres pour permettre aux chats de se faire les griffes, la vie sociale des hamsters, etc. Les paysans aussi devront suivre des cours de conducteurs de chiens alors qu'ils ont affaire tous les jours aux animaux.

Ce qui est une désagréable mise sous tutelle des propriétaires d'animaux de loisirs devient un facteur de coût, voire un problème existentiel pour certaines exploitations agricoles. La garde des animaux est compliquée et les prescriptions architecturales plus sévères alourdissent les investissements. Les délais de transition prévus ne font que reporter ces charges supplémentaires. L'augmentation de la surface minimale pour les élevages de porcs prend des proportions absurdes. Durant les 12 ans écoulés, elle a été augmentée de 60%!

Ces prescriptions ne sont pas autre chose que des créations théoriques de fonctionnaires coupés de la réalité. On s'en rend compte aussi à certaines propositions contreproductives comme l'obligation d'évacuer le bétail à l'alpage en cas de chutes de neige. Chaque paysan sait que ces opérations sont extrêmement stressantes pour les animaux.

Les représentants agricoles de l'UDC ont examiné en détail l'ordonnance sur la protection des animaux et rejettent ce projet parce que bureaucratique et inapplicable. Cette réglementation insensée gâche le plaisir des propriétaires d'animaux, donc aussi le plaisir de la nature et d'un environnement intact. De surcroît elle impose de nouvelles charges aux agriculteurs face à la concurrence internationale - et cela précisément au moment où le même département fédéral, celui de Doris Leuthard, demande aux paysans de résister à une concurrence internationale extrêmement compétitive. C'est du cynisme pur. Les représentants agricoles de l'UDC examinent donc les possibilités de mettre fin aux agissements bureaucratiques du Département fédéral de l'économie.

Berne, 9 juillet 2008

09.07.2008

Ordonnance sur la protection des animaux: une nouvelle mise sous tutelle des citoyens

Les détenteurs d'animaux se font contrôler de plus en plus sévèrement par les fonctionnaires fédéraux. L'Etat doute du sens de la responsabilité des paysans et des amis des animaux. Encore une...

(UDC) Les détenteurs d'animaux se font contrôler de plus en plus sévèrement par les fonctionnaires fédéraux. L'Etat doute du sens de la responsabilité des paysans et des amis des animaux. Encore une manière de placer les citoyennes et les citoyens sous la tutelle des pouvoirs publics.

La nouvelle ordonnance sur la protection des animaux est le dernier produit de l'excès de zèle d'un Etat qui aime à prononcer des interdictions. Sous le prétexte fallacieux du bien-être des animaux, la liberté des détenteurs d'animaux est massivement réduite et les coûts de production des agriculteurs sont encore une fois augmentés.

Tout et n'importe quoi devra être réglé: la luminosité dans les poulaillers, le nombre de bacs à crottes et d'arbres pour permettre aux chats de se faire les griffes, la vie sociale des hamsters, etc. Les paysans aussi devront suivre des cours de conducteurs de chiens alors qu'ils ont affaire tous les jours aux animaux.

Ce qui est une désagréable mise sous tutelle des propriétaires d'animaux de loisirs devient un facteur de coût, voire un problème existentiel pour certaines exploitations agricoles. La garde des animaux est compliquée et les prescriptions architecturales plus sévères alourdissent les investissements. Les délais de transition prévus ne font que reporter ces charges supplémentaires. L'augmentation de la surface minimale pour les élevages de porcs prend des proportions absurdes. Durant les 12 ans écoulés, elle a été augmentée de 60%!

Ces prescriptions ne sont pas autre chose que des créations théoriques de fonctionnaires coupés de la réalité. On s'en rend compte aussi à certaines propositions contreproductives comme l'obligation d'évacuer le bétail à l'alpage en cas de chutes de neige. Chaque paysan sait que ces opérations sont extrêmement stressantes pour les animaux.

Les représentants agricoles de l'UDC ont examiné en détail l'ordonnance sur la protection des animaux et rejettent ce projet parce que bureaucratique et inapplicable. Cette réglementation insensée gâche le plaisir des propriétaires d'animaux, donc aussi le plaisir de la nature et d'un environnement intact. De surcroît elle impose de nouvelles charges aux agriculteurs face à la concurrence internationale - et cela précisément au moment où le même département fédéral, celui de Doris Leuthard, demande aux paysans de résister à une concurrence internationale extrêmement compétitive. C'est du cynisme pur. Les représentants agricoles de l'UDC examinent donc les possibilités de mettre fin aux agissements bureaucratiques du Département fédéral de l'économie.

Berne, 9 juillet 2008