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Pas question de contribuer au fonds de cohésion UE !
12.05.2004

Pas question de contribuer au fonds de cohésion UE !

L'UDC s'oppose à la décision du Conseil fédéral d'aujourd'hui de verser 200 millions de francs par an pendant les cinq années à venir au fonds de cohésion UE. Cette dernière a mis elle-même en...

(UDC) L'UDC s'oppose à la décision du Conseil fédéral d'aujourd'hui de verser 200 millions de francs par an pendant les cinq années à venir au fonds de cohésion UE. Cette dernière a mis elle-même en place cet onéreux système et elle doit donc le financer par ses propres moyens. Il n'est pas acceptable qu'elle adresse des revendications à la Suisse sous le prétexte de son marché intérieur. La Suisse n'est pas membre de l'UE et elle a déjà fait trop de concessions dans le cadre des Accords bilatéraux I.

Compte tenu du faible niveau économique et social des dix nouveaux membres de l'UE, cette dernière devra apporter une importante aide structurelle. A cet effet, elle a besoin d'argent qu'elle n'a pas ou plutôt que ses anciens membres n'ont pas. La Commission UE a donc déjà invité la Suisse à participer à son fonds de cohésion. La Suisse, argumente l'UE, bénéficie d'impulsions économiques grâce à l'élargissement de l'UE à l'est et grâce aux accords de libre circulation si bien qu'une contribution au fonds de cohésion est justifiée.

La revendication de l'UE ne repose sur aucune base légale, mais il semble bien que Bruxelles en fasse une condition à l'aboutissement des Négociations bilatérales II. Or, avant même que l'UE adresse des exigences précises à la Suisse et sans avoir consulté la Commission de politique extérieure, le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui qu'il était prêt à payer 200 millions de francs par an. Il espère ainsi amadouer l'UE quant au dossier Schengen. Cette tactique est absurde et nuit à notre pays.

A en croire le Conseil fédéral, ce versement au fonds de cohésion est financé par des compensations dans le budget existant, mais le gouvernement reporte à plus tard la définition détaillée du financement et des mesures à prendre. C'est précisément ce manque de rigueur dans la politique financière qui a mis l'Etat dans la situation précaire qu'il connaît aujourd'hui. Même si le Conseil fédéral proposait en avril dernier de réduire le crédit destiné à l'aide au pays de l'est pour obtenir une marge de manœuvre en faveur du fonds de cohésion, il est illusoire de penser que, dans la situation actuelle, un tel montant puisse être dégagé sans toucher au budget global. Tous les autres partis se sont toujours prononcés pour une augmentation de l'aide au développement si bien que dans ce domaine aussi ils voteront des crédits supplémentaires. L'UDC se battra en tout cas au parlement avec tous les moyens à sa disposition contre cette participation au fonds de cohésion et elle envisage également un référendum contre l'extension de l'accord de libre circulation et les Accords bilatéraux II.

Berne, le 12 mai 2004

12.05.2004

Pas question de contribuer au fonds de cohésion UE !

L'UDC s'oppose à la décision du Conseil fédéral d'aujourd'hui de verser 200 millions de francs par an pendant les cinq années à venir au fonds de cohésion UE. Cette dernière a mis elle-même en...

(UDC) L'UDC s'oppose à la décision du Conseil fédéral d'aujourd'hui de verser 200 millions de francs par an pendant les cinq années à venir au fonds de cohésion UE. Cette dernière a mis elle-même en place cet onéreux système et elle doit donc le financer par ses propres moyens. Il n'est pas acceptable qu'elle adresse des revendications à la Suisse sous le prétexte de son marché intérieur. La Suisse n'est pas membre de l'UE et elle a déjà fait trop de concessions dans le cadre des Accords bilatéraux I.

Compte tenu du faible niveau économique et social des dix nouveaux membres de l'UE, cette dernière devra apporter une importante aide structurelle. A cet effet, elle a besoin d'argent qu'elle n'a pas ou plutôt que ses anciens membres n'ont pas. La Commission UE a donc déjà invité la Suisse à participer à son fonds de cohésion. La Suisse, argumente l'UE, bénéficie d'impulsions économiques grâce à l'élargissement de l'UE à l'est et grâce aux accords de libre circulation si bien qu'une contribution au fonds de cohésion est justifiée.

La revendication de l'UE ne repose sur aucune base légale, mais il semble bien que Bruxelles en fasse une condition à l'aboutissement des Négociations bilatérales II. Or, avant même que l'UE adresse des exigences précises à la Suisse et sans avoir consulté la Commission de politique extérieure, le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui qu'il était prêt à payer 200 millions de francs par an. Il espère ainsi amadouer l'UE quant au dossier Schengen. Cette tactique est absurde et nuit à notre pays.

A en croire le Conseil fédéral, ce versement au fonds de cohésion est financé par des compensations dans le budget existant, mais le gouvernement reporte à plus tard la définition détaillée du financement et des mesures à prendre. C'est précisément ce manque de rigueur dans la politique financière qui a mis l'Etat dans la situation précaire qu'il connaît aujourd'hui. Même si le Conseil fédéral proposait en avril dernier de réduire le crédit destiné à l'aide au pays de l'est pour obtenir une marge de manœuvre en faveur du fonds de cohésion, il est illusoire de penser que, dans la situation actuelle, un tel montant puisse être dégagé sans toucher au budget global. Tous les autres partis se sont toujours prononcés pour une augmentation de l'aide au développement si bien que dans ce domaine aussi ils voteront des crédits supplémentaires. L'UDC se battra en tout cas au parlement avec tous les moyens à sa disposition contre cette participation au fonds de cohésion et elle envisage également un référendum contre l'extension de l'accord de libre circulation et les Accords bilatéraux II.

Berne, le 12 mai 2004