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Politique climatique: on touche à l'absurde
27.02.2015

Politique climatique: on touche à l'absurde

Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui les nouveaux objectifs de la politique climatique. Ainsi, la Suisse est censée réduire d'ici à 2030 de 50% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Au moins 30% de ces réductions devraient être obtenues par des mesures prises à l'intérieur du pays. Totalement irréaliste, cet objectif causerait des dommages énormes à l'industrie suisse et affecterait notre prospérité.

Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui les nouveaux objectifs de la politique climatique. Ainsi, la Suisse est censée réduire d'ici à 2030 de 50% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Au moins 30% de ces réductions devraient être obtenues par des mesures prises à l'intérieur du pays. Totalement irréaliste, cet objectif causerait des dommages énormes à l'industrie suisse et affecterait notre prospérité.

Compte tenu de la cherté du franc suisse et de la concurrence internationale dans une économie globalisée, la décision prise par le Conseil fédéral est un coup sévère porté à l'économie suisse. La majeure partie de la réduction des émissions devant être obtenue au niveau national, la compétitivité de la Suisse sera encore une fois compromise, car les coûts de ces interventions sont beaucoup plus élevés que si elles avaient lieu à l'étranger. Le procédé du Conseil fédéral est même douteux du point de vue de la protection de l'environnement. Le climat et les émissions sont globaux et ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Si effectivement on veut réduire les émissions, alors qu'on intervienne là où on obtient une réduction maximale par franc engagé.

La Suisse a déjà beaucoup fait
Il n'est absolument pas nécessaire que la Suisse prenne une fois de plus les devants en politique climatique. Malgré ses désavantages géographiques, la Suisse est aujourd'hui déjà le pays industrialisé émettant le moins de CO2 par habitant et, contrairement à d'autres pays, elle a atteint les objectifs du protocole de Kyoto. Aujourd'hui, la balle est avant tout dans le camp des grands producteurs de gaz à effet de serre comme les Etats-Unis, la Chine, l'Australie, l'Inde ou le Canada. Voilà un fait que la Suisse devrait plus souvent faire valoir dans les négociations internationales.

Le principal motif de cette précipitation du Conseil fédéral repose toutefois sur d'autres intentions politiques. Avec cet objectif climatique, le Conseil fédéral veut soutenir sa Stratégie énergétique 2050 qui, dans sa deuxième phase, prévoit une réforme fiscale écologique. L'objectif climatique servirait ainsi de justification à l'introduction de nouveaux impôts, taxes et redevances. Sur le fond cependant, force est de constater que tant la stratégie énergétique que la réforme fiscale écologique sont truffées de contradictions du point de vue de l'objectif climatique. L'abandon du nucléaire est totalement déplacé si on vise une réduction des émissions. L'énergie nucléaire et la force hydraulique sont les agents énergétiques générant le moins de CO2 dans la production électrique.

L'UDC combat cette stratégie énergétique insensée, tout comme les objectifs climatiques irréalistes et nuisibles pour l'économie.

 

27.02.2015

Politique climatique: on touche à l'absurde

Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui les nouveaux objectifs de la politique climatique. Ainsi, la Suisse est censée réduire d'ici à 2030 de 50% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Au moins 30% de ces réductions devraient être obtenues par des mesures prises à l'intérieur du pays. Totalement irréaliste, cet objectif causerait des dommages énormes à l'industrie suisse et affecterait notre prospérité.

Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui les nouveaux objectifs de la politique climatique. Ainsi, la Suisse est censée réduire d'ici à 2030 de 50% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Au moins 30% de ces réductions devraient être obtenues par des mesures prises à l'intérieur du pays. Totalement irréaliste, cet objectif causerait des dommages énormes à l'industrie suisse et affecterait notre prospérité.

Compte tenu de la cherté du franc suisse et de la concurrence internationale dans une économie globalisée, la décision prise par le Conseil fédéral est un coup sévère porté à l'économie suisse. La majeure partie de la réduction des émissions devant être obtenue au niveau national, la compétitivité de la Suisse sera encore une fois compromise, car les coûts de ces interventions sont beaucoup plus élevés que si elles avaient lieu à l'étranger. Le procédé du Conseil fédéral est même douteux du point de vue de la protection de l'environnement. Le climat et les émissions sont globaux et ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Si effectivement on veut réduire les émissions, alors qu'on intervienne là où on obtient une réduction maximale par franc engagé.

La Suisse a déjà beaucoup fait
Il n'est absolument pas nécessaire que la Suisse prenne une fois de plus les devants en politique climatique. Malgré ses désavantages géographiques, la Suisse est aujourd'hui déjà le pays industrialisé émettant le moins de CO2 par habitant et, contrairement à d'autres pays, elle a atteint les objectifs du protocole de Kyoto. Aujourd'hui, la balle est avant tout dans le camp des grands producteurs de gaz à effet de serre comme les Etats-Unis, la Chine, l'Australie, l'Inde ou le Canada. Voilà un fait que la Suisse devrait plus souvent faire valoir dans les négociations internationales.

Le principal motif de cette précipitation du Conseil fédéral repose toutefois sur d'autres intentions politiques. Avec cet objectif climatique, le Conseil fédéral veut soutenir sa Stratégie énergétique 2050 qui, dans sa deuxième phase, prévoit une réforme fiscale écologique. L'objectif climatique servirait ainsi de justification à l'introduction de nouveaux impôts, taxes et redevances. Sur le fond cependant, force est de constater que tant la stratégie énergétique que la réforme fiscale écologique sont truffées de contradictions du point de vue de l'objectif climatique. L'abandon du nucléaire est totalement déplacé si on vise une réduction des émissions. L'énergie nucléaire et la force hydraulique sont les agents énergétiques générant le moins de CO2 dans la production électrique.

L'UDC combat cette stratégie énergétique insensée, tout comme les objectifs climatiques irréalistes et nuisibles pour l'économie.