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Pourquoi le conseil des états a-t-il peur du peuple?
02.06.2008

Pourquoi le conseil des états a-t-il peur du peuple?

Le Conseil des Etats a maintenu aujourd'hui son procédé antidémocratique de lier la poursuite de l'accord de libre circulation des personnes à l'extension de celui-ci à la Roumanie et à la Bulgarie...

(UDC) Le Conseil des Etats a maintenu aujourd'hui son procédé antidémocratique de lier la poursuite de l'accord de libre circulation des personnes à l'extension de celui-ci à la Roumanie et à la Bulgarie, bien que le Conseil national et le Conseil fédéral aient choisi de présenter deux arrêtés séparés. Cette attitude trahit un manque de respect pour le peuple et rompt avec des promesses faites antérieurement. L'UDC maintient en tout cas sa décision de lancer un référendum également contre un paquet global.

La poursuite de l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE, d'une part, son extension à la Roumanie et à la Bulgarie, d'autre part, sont deux questions différentes, qui se présentent par hasard au même moment, mais auxquelles il faut pouvoir donner des réponses distinctes. Confronté à deux questions, le peuple doit avoir la possibilité de donner deux réponses, c'est là un élément central de notre système politique.

En insistant sur la fusion des deux objets, le Conseil des Etats s'oppose non seulement au Conseil national et au Conseil fédéral, mais il brusque surtout le peuple en restreignant massivement sa liberté de choix. Dans une attitude d'obéissance anticipée à l'UE, le Conseil des Etats recourt à des manipulations de bas étage pour contourner les règles de la démocratie au lieu de tenter de convaincre les citoyens par des arguments objectifs. Il faut avoir peur du peuple et manquer d'arguments pertinents pour tenter de tromper les citoyens par des combines aussi antidémocratiques.

La fusion de ces deux objets est un procédé profondément antidémocratique, car elle refuse au peuple le droit de se prononcer de manière différenciée sur deux objets distincts, comme cela a toujours été promis lors de votations passées. Cette décision contraint l'UDC de lancer un référendum contre la totalité du projet de libre circulation des personnes. En cas de séparation des deux objets, l'UDC se contenterait de combattre l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie, tout en soutenant en majorité la poursuite de la libre circulation avec les autres pays membres de l'UE. Ce foul politique du Conseil des Etats, qui tente ainsi de mettre hors jeu l'UDC, pourrait facilement se transformer en auto-goal. Il semble que le Conseil des Etats ait un urgent besoin de leçons de rattrapage en fair-play, faute de quoi il appartiendra au peuple de lui montrer la carte rouge.

Berne, 2 juin 2008

02.06.2008

Pourquoi le conseil des états a-t-il peur du peuple?

Le Conseil des Etats a maintenu aujourd'hui son procédé antidémocratique de lier la poursuite de l'accord de libre circulation des personnes à l'extension de celui-ci à la Roumanie et à la Bulgarie...

(UDC) Le Conseil des Etats a maintenu aujourd'hui son procédé antidémocratique de lier la poursuite de l'accord de libre circulation des personnes à l'extension de celui-ci à la Roumanie et à la Bulgarie, bien que le Conseil national et le Conseil fédéral aient choisi de présenter deux arrêtés séparés. Cette attitude trahit un manque de respect pour le peuple et rompt avec des promesses faites antérieurement. L'UDC maintient en tout cas sa décision de lancer un référendum également contre un paquet global.

La poursuite de l'accord de libre circulation des personnes avec l'UE, d'une part, son extension à la Roumanie et à la Bulgarie, d'autre part, sont deux questions différentes, qui se présentent par hasard au même moment, mais auxquelles il faut pouvoir donner des réponses distinctes. Confronté à deux questions, le peuple doit avoir la possibilité de donner deux réponses, c'est là un élément central de notre système politique.

En insistant sur la fusion des deux objets, le Conseil des Etats s'oppose non seulement au Conseil national et au Conseil fédéral, mais il brusque surtout le peuple en restreignant massivement sa liberté de choix. Dans une attitude d'obéissance anticipée à l'UE, le Conseil des Etats recourt à des manipulations de bas étage pour contourner les règles de la démocratie au lieu de tenter de convaincre les citoyens par des arguments objectifs. Il faut avoir peur du peuple et manquer d'arguments pertinents pour tenter de tromper les citoyens par des combines aussi antidémocratiques.

La fusion de ces deux objets est un procédé profondément antidémocratique, car elle refuse au peuple le droit de se prononcer de manière différenciée sur deux objets distincts, comme cela a toujours été promis lors de votations passées. Cette décision contraint l'UDC de lancer un référendum contre la totalité du projet de libre circulation des personnes. En cas de séparation des deux objets, l'UDC se contenterait de combattre l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie, tout en soutenant en majorité la poursuite de la libre circulation avec les autres pays membres de l'UE. Ce foul politique du Conseil des Etats, qui tente ainsi de mettre hors jeu l'UDC, pourrait facilement se transformer en auto-goal. Il semble que le Conseil des Etats ait un urgent besoin de leçons de rattrapage en fair-play, faute de quoi il appartiendra au peuple de lui montrer la carte rouge.

Berne, 2 juin 2008