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Pourquoi l'OFT a-t-il besoin d'un service de lobbying?
18.10.2006

Pourquoi l'OFT a-t-il besoin d'un service de lobbying?

De plus en plus de grandes entreprises privées ont leur propre service d'affaires publiques (chargé des relations avec le contexte politique). On voit cependant mal pourquoi l'Office fédéral des...

(UDC) De plus en plus de grandes entreprises privées ont leur propre service d'affaires publiques (chargé des relations avec le contexte politique). On voit cependant mal pourquoi l'Office fédéral des transports devrait s'offrir un service de lobbyistes professionnels. La tâche de l'administration fédérale est d'exécuter les mandats du Conseil fédéral et non pas d'influencer l'opinion du Parlement et du public. Où ce service est-il nécessaire pour justifier l'explosion des coûts de la NLFA auprès des élus et du peuple?

On vient d'apprendre que la Confédération dépense chaque année 700 millions de francs pour payer des conseillers et experts externes. Désormais, un nouvelle mode semble s'installer à la Berne fédérale: l'Office fédéral des transports est le premier office de la Confédération à se doter d'un service d'affaires publiques. La tâche d'un tel service est d'influencer les décideurs politiques, donc les parlementaires, les gouvernements cantonaux, le gouvernement fédéral et, bien sûr, le peuple. Il ne s'agit plus simplement d'informer et de faire un travail de relations publiques, mais bien de faire du lobbying ciblé, donc d'influencer directement la politique. Dans sa réponse à l'intervention du conseiller national UDC Christoph Mörgeli (no 06.3135), le Conseil fédéral nie cet aspect des choses, mais il avoue néanmoins l'existence d'un service qui doit "assurer de manière adéquate l'information et le travail de relations publiques concernant le concept NLFA".

Il semble qu'une véritable armée de spécialistes en communication soit nécessaire pour justifier la tactique du salami pratiquée par le DETEC quand il s'agit d'annoncer les hausses successives des coûts de la NLFA. On s'en est rendu compte mardi quand l'OFT a réagi à la conférence de presse de l'UDC "Halte aux bricolages politiques dans les transports publics" en réunissant à son tour à la hâte une conférence de presse. Cette agitation paraît passablement grossière et nerveuse et donne en tout cas une idée de la situation financière désastreuse dans laquelle se trouve la NLFA.

Aujourd'hui déjà, l'Office fédéral des transports dépense à lui seul plus d'argent pour des conseillers et experts externes que, par exemple, tout le Département fédéral de justice et police. Si cette manipulation ciblée des décideurs politiques par des services d'affaires publiques de l'administration fédérale fait école, l'armée actuelle de spécialistes en communication et le nombre de mandats externes augmenteront massivement. L'UDC estime que ce n'est pas la tâche de la Confédération de faire du lobbying politique aux frais des contribuables. Elle exige donc la suppression pure et simple du service d'affaires publiques à l'OFT.

Berne, 18 octobre 2006

18.10.2006

Pourquoi l'OFT a-t-il besoin d'un service de lobbying?

De plus en plus de grandes entreprises privées ont leur propre service d'affaires publiques (chargé des relations avec le contexte politique). On voit cependant mal pourquoi l'Office fédéral des...

(UDC) De plus en plus de grandes entreprises privées ont leur propre service d'affaires publiques (chargé des relations avec le contexte politique). On voit cependant mal pourquoi l'Office fédéral des transports devrait s'offrir un service de lobbyistes professionnels. La tâche de l'administration fédérale est d'exécuter les mandats du Conseil fédéral et non pas d'influencer l'opinion du Parlement et du public. Où ce service est-il nécessaire pour justifier l'explosion des coûts de la NLFA auprès des élus et du peuple?

On vient d'apprendre que la Confédération dépense chaque année 700 millions de francs pour payer des conseillers et experts externes. Désormais, un nouvelle mode semble s'installer à la Berne fédérale: l'Office fédéral des transports est le premier office de la Confédération à se doter d'un service d'affaires publiques. La tâche d'un tel service est d'influencer les décideurs politiques, donc les parlementaires, les gouvernements cantonaux, le gouvernement fédéral et, bien sûr, le peuple. Il ne s'agit plus simplement d'informer et de faire un travail de relations publiques, mais bien de faire du lobbying ciblé, donc d'influencer directement la politique. Dans sa réponse à l'intervention du conseiller national UDC Christoph Mörgeli (no 06.3135), le Conseil fédéral nie cet aspect des choses, mais il avoue néanmoins l'existence d'un service qui doit "assurer de manière adéquate l'information et le travail de relations publiques concernant le concept NLFA".

Il semble qu'une véritable armée de spécialistes en communication soit nécessaire pour justifier la tactique du salami pratiquée par le DETEC quand il s'agit d'annoncer les hausses successives des coûts de la NLFA. On s'en est rendu compte mardi quand l'OFT a réagi à la conférence de presse de l'UDC "Halte aux bricolages politiques dans les transports publics" en réunissant à son tour à la hâte une conférence de presse. Cette agitation paraît passablement grossière et nerveuse et donne en tout cas une idée de la situation financière désastreuse dans laquelle se trouve la NLFA.

Aujourd'hui déjà, l'Office fédéral des transports dépense à lui seul plus d'argent pour des conseillers et experts externes que, par exemple, tout le Département fédéral de justice et police. Si cette manipulation ciblée des décideurs politiques par des services d'affaires publiques de l'administration fédérale fait école, l'armée actuelle de spécialistes en communication et le nombre de mandats externes augmenteront massivement. L'UDC estime que ce n'est pas la tâche de la Confédération de faire du lobbying politique aux frais des contribuables. Elle exige donc la suppression pure et simple du service d'affaires publiques à l'OFT.

Berne, 18 octobre 2006